‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 284 sur 343 · Sânchez Arjona, op. vit., p. \l · texte numérisé non relu

Sânchez Arjona, op. vit., p. \l

bien que mal d'une lég-ère averse, mais si I'arrosa|^e était trop copieux, point d'autres ressources que de renvoyer j les amateurs. Ceux-ci, malg"ré des nuay,es inquiétants, étaient-ils en nombre suffisant? les comédiens se trouvaient-ils à court d'argent? on passait outre aux menaces du ciel, et on dépêchait en hâte une repi'ésentation qui arrivait cahin-caha à son terme : ainsi fit-on le 5 octobre (584 à la Olivera, où la fête se déroula conformément au prog^ramme, tandis qu'aux Santets, distants de quelques centaines de mètres, on faisait relâche per molta ploja., parce qu'il pleuvait trop. Affaire d'appréciation! S'il y avait des accommodements avec le ciel, il n'y en avait point avec l'Eglise. Elle faisait peser sur les comédiens deux lourdes obligations : celle de ne pas jouer pendant toute la durée du carême, depuis le lundi gras jusqu'au « second jour de la Fête de Pâques », et celle, presqu'aussi onéreuse, de respecter chaque samedi par une fermeture hebdomadaire la vigile dominicale. La trêve du samedi ne fut pas observée à Valencia avec rigueur. On dérogea même quelquefois à l'interdiction relative au Carême : par exemple, en iBSy' et surtout en 1699. Le mariage de Philippe III et de Marguerite d'Autriche, qu'on devait célébrer dans la Seii valencienne à la fin d'avril, avait provoqué dès le mois de février, sur les rives du Turia, un rassemblement de l'aristocratie espagnole. Pour divertir tous ces grands seigneurs, le cortège de leurs serviteurs, la longue suite de leurs fournisseurs, le théâtre n'était point de trop. L'Eglise le laissa jouer même en ten)ps prohibé. Rien d'étonnant, a[)rès cela, à ce que des saltimbanques aient pu, vingt

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