Id., ibid., 18 novembre i
par les comédiens afin de régler leurs comptes avec l'Hôpital : tant il est vrai que celui-ci ne tolérait aucun arriéré I
Dans les premières années du dix-septième siècle, très peu après le moment où l'on imagina la combinaison des journées de bénéfice, en même temps que les dettes des comédiens prennent plus d'importance, on voit l'Hôpital devenir leur pourvoyeur'. Il prêle des sommes plus ou moins élevées, selon l'importance du voyage (jui devait conduire la troupe à Valencia, selon les ressources dont elle disposait par ailleurs; mais dans tous les cas, il édicté des dispositions minutieuses en vue du remboursement. Alonso Riquolme est un comédien d'importance; le public accourt en foule à ses représentations. Il suffit donc qu'on lui laisse la disposition de la recette pendant dix jours, et il aura de quoi éteindre le prêt de 5.00O réaux qu'on lui a consenti le 17 mars 16 17, d'autant plus qu'il est engagé par la cité de Valencia pour jouer les autos sacramentales du Corpus et que l'Hôpital se substituera à lui pour toucher les i.ooo réaux promis à cette occasion'. D'autres comédiens inspirent moins de confiance, par exemple Pedro Cerezo de Guevara et Francisco Hernândez Galindo; pour recouvrer
1 . Par exemple, prêt de 2.600 réaux castillans à Tomâs Fernândez, le 25 août 1609; — prêt de i.ioo réaux castillans à Maria de Rojas, épouse de Alonso de Heredia, le 4 avril 1610; — prêt de 8.000 réaux castillans à Antonio de Granados, le 2 décembre i6i3; — prêt de 2.000 réaux castillans à Jerônimo Lôpez, le i5 novembre 1621; — prêt de 100 livres, le ler mars 1624, à Roque de Kigueroa; — prêt de 7.000 réaux castillans, le i3 août 1624, à Antonio de Prado; — prêt de 3. 000 réaux, le 12 mai 1627, à Francisco Lôpez; — prêt de 35o livres, le 12 août 1627, à Tomâs Fernândez de Cabredo, etc.