LA SOUPE AUX CHOUX
Voici ma pauvre soupe aux choux Accommodée en comédie.
Dans son écuelle de trois sous,
Avant qu’elle soit refroidie,
Ami Régnier, cher entre tous,
Souffrez que je vous la dédie.
On n’en eût pas goûté sans vous ;
On l’a, grâce à vous, applaudie.
C’est sous vos yeux, sous votre main, Qu’Alexis, Chapuy, Saint-Germain,
Thèse, ont lutté de gentillesse :
Devant moi, simple spectateur,
Ils ont fait avec vous ma pièce.
Voilà comme j’en suis l’auteur.
Marc Monnier,
L’ART
Victor Hugo écrivait encore, au lendemain des Burgraves , ce mot relatif à Gefîroy :
a M. Gelfroy qui, comme peintre et comédien, est deux fois artiste, et artiste éminent, a imprimé au personnage d’Otbert cette physionomie fatale que les poètes comme Shakespeare savent rêver, et que les acteurs comme M. Gelfroy savent réaliser. »
Un passage curieux de Dumas père, relatif à Henri 111
« Quelques reproches ont été adressés à Michelot sur la manière dont il a composé son rôle. C’est à moi que ces reproches sont dûs. J’avais en quelque sorte forcé M. Michelot à jouer ce rôle d'après des documents que la critique a trouvés faux. Depuis, il lui a donné une autre physionomie, la même qu’il lui avait fait prendre d’abord, et il y a été applaudi : le procès est jugé... j’avais tort. »
A propos de Firmin :
« Il trouve dans son rôle non seulement des nuances inaperçues de l’auteur, mais de ces mots de l’âme qui vont saisir l’âme. »
Dédicace d'Angèle :
« Aux acteurs qui ont joué dans Angèle.
« Mes amis, nous avons eu un succès de lamille : prenons et partageons. »
ET LE COMÉDIEN
(Il ne faut jurer de rien.)
« A monsieur Got, pour son abbc.
« Alfred de Musset. »
(Les Caprices de Marianne.)
« Merci pour Tibia, mon cher Got.
« Alfred de Musset. »
(Le duc Job.)
« Au duc Got.
« Léon Laya. »
(Souvent homme varie.)
« A l’auteur de Troppa,
« Son débiteur,
« Auguste Yacquerie. »
(Maître Guérin.)
« Mon vieil ami, une création, comme celle de Maître Guérin, est une collaboration ; je suis heureux de le reconnaître.
« Émile Augiér. »
Ce mot de collaboration se trouve employé dans une lettre charmante d’Ambroise Tho-