XXXI1] VOCABULAIRE
CHarsoN DE ERRE. Voyez Charbon de pierre.
CHarson FossiLe. Voyez Charbon de pierre.
Cnarce Du cuArireau. On appelle ainsi un mélange d’étain et de zinc dont on se sert pour souder le bec avec la tête du chapiteau.
Cuaunière. Chez les bouilleurs d’eau-de-vie ; on nommait autrefois chaudière la cucurbite de l’alambic. Quelques distillateurs ont encore conservé ce nom. Voyez Cucurbite. |
CHauDièrRes DE Bots. Quelques distillateurs, pour se procurer avec économie des chaudières très-grandes, ont imaginé de se servir de grandes cuves faites avec des douves et des cercles de fer, comme des barriques, dans lesquelles ils ont même pratiqué les fourneaux. Ils en ont tré de grands avantages et ont économisé la matière et le combustible.
CuauDière PERDUE. Les distillateurs connaissent à certains signes quand Ja chaudière ne fournit plus d'esprit fort, ou qu’elle ne fournit plus d’esprit. Ils disent alors qu’elle est à sa perte, ou qu’elle commence à perdre, où qu’elle est perdue. Ces signes sont manifestés par l’aréomètre, par l’éprouveite, par l'épreuve au chapeau, par le tuyau d'épreuve. Voyez ces mots.
Cuaurre. On appelle chauffe le nombre d’opératons que l’on est obligé de faire pour distiller les eaux-de-vie ou les esprits, de manière que, si par la première distillation on obtenait, par exemple, de la blanquette , et qu’on füt obligé de distiller cette blanquette une seconde fois pour obtenir de l’eau-de-vie preuve de Hollande ,on dirait qu'on n'obtient l’eaude-vie preuvé de Hollande que par deux chauffes;
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par trois chauffes. pour l’esprit trois-cinq; par quatre pour l'esprit trois-six, etc. On ne se sert plus de cette expression dans les ateliers où l’on emploie les nouveaux procédés, parce qu’on retire les eaux-de-vie par une seule chauffe. |
Lever à toutes les chauffes. C’est mettre à part, à chaque distillation, la bonne eau-de-vie.
Cimie. La chimie est la science qui a pour objet la connaissance de l’action moléculaire et réciproque de tous les corps les uns sur les autres.
Cire. Le cidre est une liqueur faite de jus de pommes sauvages pressurées. Cette boisson est trèsancienne ; elle était connue des Hébreux, d’où elle passa chez les Grecs et les Romains.
Il y a deux espèces de cidre, le doux ,et le paré. Le premier est celui qui n’a point cuvé, ou qui est nouvellement fait. Le second, celui qui a été gardé et qui a acquis par la fermentation une force et un goût qui le fait ressembler à certains vins blancs. Le meilleur est celui qui a la couleur d’ambre.
On fait de cette liqueur une véritable eau-de-vie.
Cinç-weur. C’est une espèce d’alcohol qu’on retirait autrefois par la dixième chauffe. foyez ce mot. Il a 50 degrés 3/4 à l’aréomètre de Cartier. Le mot cing-neuf exprime qu’il faut ajouter quatre cinquièmes de son poids d’eau pour le ramener à l’état | d'eau-de-vie à 18 degrés.
CinQ=s1x. C’est une espèce d’alcohol que, d’après les anciens procédés , l’on obtenait de la troisième chauffe. Il a 22 degrés 1/2.1l faut ajouter un cinquième de son poids d’eau pour en faire de l’eau-de-vie à 18 degrés. Voyez Cing-neuf.