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XIV. Epreuves faibles, renforcements divers

Si un négatif est trop faible et ne marche plus sous l’action du renforcement à l’azotate d’argent mêlé plusieurs fois au liquide révélateur, il faut avoir recours à des moyens plus énergiques.

+ Prenez une solution de bichlorure de mercure à 1 pour 100 d’eau, plongez-y la glace sans temps d’arrêt, retirez rapidement et lavez à grande eau. Si vous la laissiez quelques minutes, elle blanchirait partout, et ne serait plus capable de donner une épreuve. En faisant cette opération , ayez soin que l’envers de la glace et la couche du collodion soient bien débarrassés d’hyposulfite.

^ Si le négatif demande un renforcement plus vigoureux, laissez-le blanchir complètement même en transparence, lavez-le à grande eau : plongez-le alors d’un

seul coup et rapidement dans une solution d’hypusulfite

de soude à 10 pour cent. L’épreuve vire rapidement au noir intense parce qu’il se forme un abondant sulfure d’argent; retirez, lavez, vernissez et conservez à l’abri de l’air, car ces négatifs doivent s’altérer nécessairement par suite de la matière qui les forme. Ils s’altéreront même au bout d’un tirage peu nombreux.

On peut encore plonger l’épreuve blanchie dans une solution d’iodure de potassium à 1 pour 100 d’eau : l’image devient jaune intense, mais dans ce cas, elle gagne à peine en vigueur sur ce qu’elle eût donné avant son virage au blanc. Et d’autre part, nous ne pensons pas qu’elle soit plus solide que noircie par l’hyposulfite.

Quand le développement à l’acide pyrogallique ne fait plus avancer une épreuve et qu’elle est encore trop faible, il faut laver, puis mettre la glace de niveau, et la couvrir d’une solution saturée d’acide gallique additionnée de nitrate d’argent faible. Laissez agir, le renforcement marche lentement mais progressivement, et en le surveillant on peut l’arrêter en temps utile. Il est bon de débarrasser de temps en temps la glace de la couche de liquide qui la couvre pour laisser à l’oxygène de l’air la liberté de son action ; on étend de nouveau le liquide renforçant et on surveille. Quand l’épreuve est au point où elle est complète, lavez et fixez comme d’habitude.

Ce mode de renforcement agit également sur les épreuves développées au protosulfate de fer, mais avant

d’appliquer le renforcement à l’acide gallique, il faut couvrir l’épreuve pendant une ou deux minutes d’une solution d’azotate d’argent à 1 ou 2! pour 100.

On peut encore verser à la surface de l’épreuve trop faible, mais bien lavée au sortir de l’hyposulfite, une couche d’eau saturée d’iode, laisser agir quelques minutes, exposer la glace à la lumière quelques instants, afin que l’iodure d’argent produit étant impressionné par la lumière devienne réductible. Lavez à grande eau pour enlever l’excès d’iode et versez à la surface, mise » de niveau, une solution d’acide gallique additionnée d’azotate d’argent comme il est dit plus haut. Lorsque l’épreuve aura la vigueur qu’elle doit avoir, lavez et passez à une eau légèrement chargée de cyanure, 1/2 pour 100. L’action de l’acide gallique a eu lieu bien entendu dans l’obscurité, ou au moins à l’abri des rayons photogéniques.

On peut encore, au lieu de fixer à l’hyposulfite ou au cyanure un négatif trop faible, le couvrir une minute de chlorure d’or destiné à virer les positions sur papier après leur fixage, ou d’une solution de sel d’or Fordos et Gélis. La teinte opaline reste, puisque l’iodure d’argent n’est pas enlevé, mais il demeure inattaquable, et les épreuves que donnent de tels négatifs sont souvent passables.

On peut également après le développement et avant le fixage couvrir l’épreuve de chlorure d’or acidulé d’a-

eide acétique, on laisse agir, le renforcement est assez rapide, on lave et on fixe. Si cette première opération ne suffît pas, on peut avant le fixage faire agir l’acide pyrogallique additionné d’azotate d’argent, ou l’acide gallique, ou l’eau iodée.

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