QUATRIÈME PARTIE
DU COLLODION SEC
Considérations préliminaires.
L’idée de se servir du collodion sec a dû naître en même temps que l’usage du collodion humide ; mais la réalisation de cette idée offrait des difficultés imprévues qui n’ont pu être levées que les unes après les autres, et à la suite d’essais nombreux, d’études diverses où chaque opérateur et chaque pays ont peu à peu fourni leur apport. Ces expériences, qui ont appris à connaître les faits particuliers à la couche du collodion et les exigences auxquelles elle doit répondre, ont imprimé aux expérimentateurs en général deux marches
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distinctes. La première en date et la plus simple, était
l’appropriation à l’obtention d’une épreuve de la couche seule et unique du collodion desséché ; cette méthode, que l’on peut appeler simple, a été longtemps abandonnée pour étudier la seconde dont nous parlerons tout à l’heure; c’est cependant la seule réellement praticable et celle que nous avons réussi à dégager de ses imperfections et à rendre sûre, complète et d’un usage facile.
La seconde méthode, que les opérateurs anglais étudient encore et que nous appellerons double ou composée, consiste à recouvrir la couche de collodion d’un corps quelconque, destiné à lui conserver une demihumidité, sans laquelle on ne croyait pas pouvoir garder la sensibilité exquise des sels d’argent contenus dans la couche de pyroxile. Examiner et discuter les embarras de cette manière de procéder n’est pas une mince besogne, car ils sont de toute nature, et le moindre inconvénient, outre le poissement de la surface, est la présence de nouveaux liquides et la complication des manipulations.
À cette branche d’étude se rapporte, mais déjà comme un progrès très-sensible et qui donne de magnifiques résultats, la superposition de l’albumine au collodion, que nous devons à M. Taupenot qui lui a laissé son nom. Je ne puis entrer dans la discussion de cette méthode, qui ne saurait trouver place dans un manuel succinct comme celui-ci et qui trouvera sa place tout natu-
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Tellement dans notre Monographie du stéréoscope en ce moment sous presse. Je dois cependant faire remarquer en passant que le caractère des épreuves obtenues ainsi est plutôt propre à l’albumine qu’au collodion, et que la lenteur de l’impression est, dans beaucoup de cas, un obstacle. Avec notre collodion, la rapidité est semblable à celle que donne la méthode humide ordinaire. Pour certains genres d’épreuves, comme les vues stéréoscopiques, je crois que la méthode Taupenot est une des plus parfaites, parce qu’elle remplace l’albumine seule et qu’elle offre beaucoup plus de facilité dans son application sur la glace ; mais pour les épreuves de grandes dimensions, où les soulèvements sont à craindre chaque fois, et où, en définitive, la finesse la plus outrée n’est pas de rigueur et nuit au contraire à l’effet, notre collodion sec vaudra infiniment mieux; les épreuves qu’il fournit sont moelleuses, et les lointains sont dégradés avec une finesse de tons admirable ; il ne donne pas de sécheresse, et les profondeurs peuvent être amenées à toute l’intensité désirable, tandis que le temps de pose n’est jamais long.
D’habiles opérateurs ont, avant nous, présenté des collodions secs plus ou moins constants, en se basant sur la présence de résines de différentes natures; mais tous ces collodions exigent une pose trop longue et ne peuvent pas répondre à toutes les nécessités de la photographie. Leurs travaux nous ont été utiles comme ren-
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seignemenls de manipulations ; mais nos efforts, partant d’un autre point, ont été plus heureux, puisque notre collodion a gardé à sec l’exquise sensibilité qu’il possède humide, et qui permet de l’appliquer aux portraits comme aux paysages, en un mot à toutes les exigences possibles. Le voyageur, avec lui, rapportera des costumes, des vues de cérémonies, etc., sans plus de peine qu’auparavant, des études dè paysages et des vues de monuments.
Nous n’avons pas cru devoir publier la formule de notre collodion sec rapide, par la raison que nous aurions augmenté encore la source des erreurs possibles. Il ne faut pas se dissimuler que, outre la difficulté réelle et souvent l’impossibilité de se procurer les substances nécessaires, il y a ces précautions particulières et inexplicables, en un mot, ce tour de main de l’inventeur qu’un autre ne possédera pas comme lui.
11 suffira au public photographe d’être assuré qu’aucun flacon ne lui sera livré qu’au préalable la quantité d’où il sera sorti n’ait été rigoureusement essayée, et que nous soyons en droit d’en garantir la réussite certaine, autant, cependant, qu’on peut assurer une opération qui, en définitive, tient à mille causes fortuites de lieu et de main-d’œuvre.
De plus, et afin que le succès soit toujours possible et certain, nous tiendrons à la disposition des photographes des glaces sensibilisées et l’une d’elles essayée,
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de manière qu’à un moment donné, et en prévenant la veille, ils soient toujours en mesure d’opérer sans embarras et à coup sûr.
Avec de telles précautions, il sera impossible de ne pas reconnaître, non-seulement la rapidité exceptionnelle de ce collodion sec, mais encore sa constance et la facilité de son emploi. Nous le répétons à dessein, c’est sa rapidité exceptionnelle qui en fait un produit nouveau et vraiment utile : les positifs sur collodion au moyen de clichés de toute nature se font instantanément à la lumière diffuse, en quelques secondes à la lampe, etc. ; tous ces délassements donnant au photographe de vraies jouissances et produisant des objets variés d’ornementation, deviennent avec ce collodion de la plus grande facilité.
Manières d’opérer. — Extension du collodion. — Immersion.
Elle n’offre pas de difficultés particulières; seulement, comme la couche doit avoir la plus grande solidité possible, on fera bien de soutenir la glace par-dessous au centre, soit sur une poignée (page 86), soit par tout autre moyen , pour arriver à couvrir exactement les quatre coins de la glace; le collodion, en se doublant au bord sur la tranche du verre, augmente beaucoup la solidité générale.
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Laissez prendre fortement la couche avant de la mettre au bain; servez-vous d’une cuvette horizontale, d’un bain abondant, et immergez la glace, le collodion en dessus, sans temps d’arrêt ni bulles à sa surface (page 89).
Bain d’argent. — Lavages successifs. — Précautions à prendre pour
le séchage.
Bain d’argent :
Eau distillée . 100 grammes.
Azotate d’argent crist . 6 —
Acide acétique cristallisable . 8 —
Collodion . 2 —
Agitez; laissez reposer une heure et filtrez au papier.
La glace y séjournera cinq minutes.
Avant tout, on place à sa portée trois cuvettes pleines d’eau ordinaire filtrée, ou mieux d’eau de pluie ou distillée ; en un mot, la meilleure est celle que l’azotate d’argent emporté par la glace troublera le moins. Laissez cinq minutes la glace dans chaque cuvette successivement; ces opérations, se faisant de façon qu’une glace faite en chasse une autre, ne prennent pas de temps. Au sortir de la troisième eau, lavez abondamment au flacon laveur (page 122), couvrez enfin d’une nappe d’eau distillée; dressez sur un angle, contre un
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mur, sur du papier buvard, et laissez sécher naturellement à l’obscurité absolue.
On voit, par ce qui précède, qu’il importe beaucoup que la couche de sels sensibles soit complètement débarrassée de nitrate d’argent libre : nous le lui restituerons plus tard.
On ne se rend pas bien compte du rôle que peut jouer l’acide acétique dans ce bain, et cependant des expériences comparatives et réitérées nous ont convaincu qu’il y est indispensable. Les lavages si longs et si répétés de la couche de collodion doivent enlever les dernières traces de cet acide; il est probable qu’il agit par une action de présence sur la forme cristalline de l’iodure d’argent. Il est très-important de ne se servir pour ce bain que d’acide acétique cristallisable; celui pyroligneux contient des huiles essentielles qui voilent la couche en noir intense lors du développement.
Les glaces ainsi préparées sont sèches au bout de quelques heures, suivant la température; il est cependant préférable de les préparer la veille pour le lendemain; si on les laissait sécher à plat, une partie de l’eau, en se retirant par places, produirait des cernes ou différences d’opacités dans la couche qu’une dessiccation extrême au feu ne ferait pas disparaître.
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Du temps de pose.
Le temps de pose peut difficilement être précisé d’une manière absolue; cependant, avec un objectif simple de 45 centimètres de foyer, diaphragmé assez fortement pour avoir toute la finesse possible, sur plaque normale, quarante-cinq secondes suffisent le lendemain de la préparation par un temps éclairé de soleil, et sur toutes surfaces, excepté des massifs d’arbres en premier pian pour lesquels deux minutes seront nécessaires. La première vue dont nous avons parlé exigerait soixante secondes au bout de trois ou quatre jours, et deux minutes du treizième au quinzième; passé ce temps, et jusqu’à soixante jours, la sensibilité ne semble plus s’altérer davantage.
Ces détails et un très-petit nombre d’expériences mettront de suite l’opérateur au courant. Nous devons prévenir cependant que la justesse du temps* de pose importe beaucoup, et qu’il vaut mieux rester au-dessous que de dépasser ; l’épreuve, dans ce dernier cas, ne présentant plus de ressources, tandis que, dans le premier, elle se laisse parfaitement continuer.
En général, pour les vues mixtes, si l’on peut ainsi nommer celles qui comprennent des massifs de verdure et des roches blanches, ou des édifices, le temps de pose
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varie d’une minute et demie à deux minutes, pour l’objectif dont nous avons parlé ci-dessus.
L’épreuve étant commencée par l’impression de la lumière sur la couche sensible, on obtient les meilleurs résultats possibles en la développant dans les vingtquatre heures; cependant, ce temps peut être doublé sans grands inconvénients, mais, dans ce cas, l’épreuve est moins fine et moins vigoureuse : on dirait que l’action de la lumière se continue à la surface de la couche sur les molécules qu'elle a ébranlées par sa puissance.
Bain de retour. — Développement à l’acide pyrogallique. — Formule.
— Manière de l’appliquer. — Développement au protosulfate de fer.
Plongez la glace impressionnée dans de l’eau ordinaire, dans une cuvette, pendant cinq minutes au moins, plus de temps n’a pas d’inconvénients ; lavez à l’eau distillée ; filtrez pendant ce temps votre bain d’argent, et plongez-y de nouveau cette même glace cinq minutes encore.
Préparez l’un des développements ci-après. Suivant que la température hausse ou baisse, variez l'acide en plus ou en moins entre les limites indiquées :
Acide pyrogallique . 0sr, 50
Acide acétique crist . . . 4 à 8 — »
Eau distillée . 150 —
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Ou bien :
Eau distillée saturée de protosulfate de fer. . . 20 grammes.
Eau distillée . . 100
Acide acétique crist . 4
Choisissez une cuvette horizontale d’une dimension de très-peu plus grande que la glace, et versez-y assez de cette solution récente pour être sûr de couvrir la glace d’un seul coup; pour une glace normale, 100 à 120 centimètres cubes suffisent dans une cuvette juste.
Retirez, sans la laver, la glace du bain d’argent; laissez-la égoutter parfaitement par un angle; sans cette précaution, la couche de nitrate d’argent produirait des moirures métalliques qui s’attacheraient au collodion et gâteraient l’épreuve. Il faut que la couche soit imbibée de nitrate d’argent, mais qu’il n’en coule que le moins possible à sa surface ; plus tard on pourra en introduire en renforcement sans inconvénient. Soulevez la cuvette de développement par un bout, appuyez la glace à la même extrémité soulevée, et laissez retomber doucement le tout ensemble, le collodion étant en dessus, bien entendu (page 89). Le liquide développateur baignera immédiatement la surface du collodion imbibée de nitrate d’argent, et l’épreuve apparaîtra à l’instant même.
Promenez doucement la solution à sa surface en inclinant faiblement la cuvette dans tous les sens. Les cuvettes les plus commodes sont celles de porcelaine,
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parce que l’image noire se découpe parfaitement sur le fond blanc; si vous en avez en verre, doublez-les d’un papier blanc par-dessous , vous obtiendrez le même
Renforcement. — Manière de le conduire.
Lorsqu’au bout de quelques minutes, l’épreuve ne marchant plus, vous ne la trouvez pas assez intense, ce dont vous vous assurez en la regardant par transparence, il faut la renforcer.
Inclinez de nouveau la cuvette de façon à ramasser le liquide à une extrémité : ce liquide doit être à peine troublé et légèrement jaunâtre, si vous avez opéré dans de bonnes conditions ; projetez-y, au moyen d’un flacon à bouchon traversé d’un petit tube de verre, quelques gouttes seulement d’une solution faible d’azotate d’argent à 4 p. 100, et ramenez de suite le liquide sur la surface de l’épreuve, le renforcement commencera, et vous pourrez, en répétant cette manœuvre, le conduire jusqu’au point ou le bain se troublera tout à fait et se couvrira de réductions moirées.
Si, par suite d’une pose trop courte, votre épreuve n’est pas encore arrivée à un point suffisant, lavez pour chasser le dépôt pulvérulent d’argent réduit à sa surface, lavez sous un jet un peu roide, car ce dépôt est
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adhérent ; rincez la cuvette qui contient un dépôt semblable, et recommencez la série des opérations du § 5, en ayant soin de mêler, dès la première portion du liquide réducteur, une plus grande quantité de nitrate, puisque la surface de la glace n’en retient plus de libre.
On peut amener ainsi très-facilement et sans accident l’épreuve au point d’intensité le plus fort.
Fixage et vernis.
Lavez fortement, ne craignez rien, le collodion ne se détachera pas si votre glace a été bien préparée et surtout parfaitement sèche, au § 2, avant l’application du collodion. Plongez au bain d’hyposulfite à saturation et neuf , et, au bout de quelques minutes, lavez abondamment ; gommez avec une solution filtrée de gomme arabique à 10 pour 100 dans l’eau distillée; mettez debout, sur un angle, à sécher sur du buvard en double.
Vernissez ensuite avec le vernis qui vous sert d’habitude, l’épreuve doit être complète.
En résumé, la méthode ci-dessus n’offre ni manipulations extraordinaires et absolument nouvelles, ni produits nouveaux, et cependant, dans sa marche, elle donne des résultats constants et permet à chaque instant du développement, de constater le progrès de l’é-
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preuve. Quelques épreuves viennent grises en transparence, il ne faut se prononcer sur le mérite de ces négatifs qu’après en avoir fait une épreuve positive, parce que souvent on est trompé sur leur véritable valeur. En général ce sont des épreuves qui pèchent par un excès de pose ou qui sont voilées.
Remarques et accidents.
Nous ne prétendons pas dire qu’il n’y en ait aucuns de possibles; au contraire, nous allons indiquer les plus ordinaires, et en même temps la manière d’y remédier : tous naîtront de l’usage de flacons qui auront servi, en un mot, de résidus qu’on aura mal traités. Si vous voulez conserver aux flacons de notre collodion sec ses précieuses qualités jusqu’à la fin , reversez, à chaque glace, l’excédant de collodion dans un flacon propre et séparé, le plus petit possible, afin de laisser aussi peu d’air qu’il se pourra en présence de la surface du liquide; ces résidus seront additionnés d’environ un tiers de leur volume d’éther ; agitez et reversez dans un autre flacon pour déposer; ils pourront alors être joints au flacon primitif par décantation.
Surtout que les doigts ne touchent ni l’intérieur du goulot des flacons, ni la partie du bouchon de verre qui
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s’y introduit, la graisse et les impuretés qu’ils y laissent étant très- facilement entraînées par le collodion et tachant alors l’image.
§ 9. Si, après le premier passage au bain d’argent, vous avez des portions de la glace couvertes, dans l’intérieur de la couche, de moirures plus épaisses ou de taches ressemblant aux veines claires du bois de chêne, et visibles par transparence, additionnez votre flacon de collodion non sensibilisé à 1 p. 100 de pyroxile. Ce collodion contenait trop d’iodure pour sa consistance, ne craignez pas de le rendre trop peu ioduré; il vaut toujours mieux , avec notre cododion , l’étendre et pécher par cet excès que par l’autre. Vous éviterez ces accidents en tenant les flacons soigneusement bouchés.
§ 10. Si la couche se détache au bain par l’angle qui a servi à rejeter l’excédant de collodion, c’est que vous avez plongé trop frais au bain d’argent. Laissez prendre davantage la couche de collodion, sa contexture ne s’y oppose pas, il ne perdra rien de sa rapidité.
§11. Si vous avez des taches nombreuses, plus pâles, rondes, et comme à jour dans l’épreuve développée, vous n’avez pas assez lavé, et votre couche sensible a été détruite en ces endroits par le nitrate libre qu’elle a conservé.
§ 12. Prenez garde aux chocs sur la couche, et cependant, si vous éraillez une glace dans les manipulations, eontinuez-les, le collodion ne se détachera pas
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par là, il est trop intimement uni à la glace ; cependant, évitez de toucher les bords et les coins des glaces, parce que, dans ces endroits, outre les taches que vous risquez de produire , vous pouvez soulever le collodion ; comme il est là plus épais que partout ailleurs, il est d’autant plus facile à soulever, et vous n’en seriez peutêtre plus maître. Si vous avez incorporé des poussières dans la couche, tâchez de les présenter dans lefeuillé ou dans les premiers pians ; souvent ainsi vous utiliserez cette glace et votre accident ne paraîtra pas.
§13. Surtout éloignez Thyposulfite et les cuvettes qui lui ont servi ; ne lavez pas même dans la cuvette à développement, quoique bien nettoyée, et ne touchez jamais à la couche, même sèche, du collodion.
§ 14. L’usage de crochets en fds d’argent pour toutes . ces manipulations est indispensable : un pour le bain de nitrate, un pour les cuvettes de lavage, un pour la cuvette de développement , un pour l’hyposulfite ; en tout quatre, afin de ne jamais toucher la glace que soulevée et par-dessous, jamais par les coins ou les bords; ces crochets se font facilement et leur prix est minime (page 89).
§ 15. Si vous avez, en développant à l’acide pyrogallique de nombreuses taches noires sur votre épreuve, servez-vous du développement au protosulfate de fer ; il tend beaucoup moins à cet accident dans les mêmes circonslances.
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§ 16. Dans tous les cas, souvenez-vous que les négatifs prennent une grande vigueur en séchant et doublent presque d’intensité. Arrêtez donc le développement à temps.