CO CO
Vert. . .
Yert de Prusse .
Noir .
Presque noir.
GQ
ed
CO
Noir. . .
Noir de fumée .
Noir. . . . .
J Presque noir.
Ainsi, du Noir absolu au Blanc pur, nous trouvons une teinte intermédiaire que nous nommons demi-noir; entre celle-ci et le Blanc, deux seulement à peu près à égale distance d’intensité, et que nous nommons Gris et Gris foncé. En tout, pour rendre les dix couleurs dérivées, cinq teintes y compris le Noir et le Blanc.
Groupement d’après i’effet produit. — Ce que nous appelons le maximum d’une teinte.
Nous sommes, d’après l’expérience ci-dessus, autorisés à grouper ainsi l’effet des substances sensibles à base de Potassium et Cadmium.
Le Blanc .
Le Bleu ciel .
Le Bleu .
Le Violet .
Le rouge dégradé ou Rose .
Le Jaune .
L’Indigo .
Le Rouge .
L’Orangé .
Le Vert .
Le Noir .
se rendent par le Blanc.
par le Gris.
I par le Gris foncé, j par le Demi-Noir.
f par le Noir.
En somme, la modification d’intensité dans les teintes, en tant que le Blanc n’y domine pas, ne change presque rien à l’effet photogénique , sinon pour le Rouge, qui, passant au Rose, devient égal en puissance photographique au Bleu et au Violet à leur maximum.
Nous devons ici faire une distinction importante sur ce que nous appelons le maximum d’une teinte. En effet, les trois couleurs simples peuvent être amenées à un état de concentration tel, qu’elles se présentent sous un aspect noir plus ou moins complet. Nul doute qu’à cet état leur pouvoir photogénique serait le même. D’un autre côté, les couleurs ordinaires qui forment l’échelle que nous avons choisie et qui ne sont que des mélanges des trois primitives, pourraient aussi être amenées par la concentration à un Gris ou à un Noir plus ou moins foncé. Nous ne nous occupons point de ce maximum, mais bien de celui que donne une teinte franchement étendue et assez intense pour n’être pas
de l’action photographique.
modifiée par le blanc du papier sur lequel elle repose et pour pouvoir l’absorber complètement.
Comment la gravure rendra la même échelle d’essai.
Nous avons fait observer que nous n’avions que deux couleurs, le blanc et le noir, et leur mélange, le gris, pour rendre nos cinq couleurs fondamentales et toutes leurs combinaisons. Certes, les moyens ordinaires du crayon, de la gravure ou de la peinture en grisaille, qui ne disposent pas d’autres ressources, arrivent à rendre l’effet delà nature d’une manière satisfaisante ; mais si nous chargeons un artiste de reproduire avec son crayon l’échelle colorée dont nous nous servons et dont nous étudions les effets, il ne rendra certainement pas le rouge, l’orangé, le jaune et le vert par un noir presque complet. Il suivra l’impression de l’œil, et nous, nous obéissons à celle mystérieuse de la lumière sur les substances sensibles.
Il reproduira les dix teintes à peu près ainsi :
Le blanc par le blanc ;
Le bleu ciel et le jaune par le gris faible ;
L’orangé par le gris ;
plus foncé à peu près de même valeur pour
L’indigo par un gris encore plus foncé ; Le vert par le demi-noir ;
Le noir par le noir.
de l’action photographique.
En somme six teintes, mais placées très-différemment de celles photographiques, et qui, par leur valeur relative, rendront beaucoup mieux à notre œil les rapports représentés, puisqu’elles sont le produit de l’intensité lumineuse sur notre organe.
Iodure et Bromure d’argent présentant des points obscurs sous l’action du spectre. — Ces points correspondent à des couleurs abondantes dans la nature. — Transparence de l’air. — Brume.
Si nous nous reportons maintenant à l’effet du spectre solaire, nous sommes obligés de reconnaître que les deux corps auxquels nous demandons la reproduction des images, savoir : l’Iodure et le Bromure d’argent présentent chacun des points obscurs dans la reproduction du spectre, c’est-à-dire que certaines nuances ne les impressionnent point, ou du moins ne produisent de l’effet que dans un temps incomparablement plus long que les autres. Heureusement ces points obscurs dans l’image de chaque spectre ne correspondent que sur une petite longueur représentant le passage du jaune au vert, par conséquent le mélange des deux corps sensibles permet de reproduire à peu près toutes les couleurs où n’entrent pas celles-ci en majorité.
Or, il se présente de suite à notre esprit que ces deux couleurs, les plus abondantes de la nature (paysage),
30 de l’action photographique.
offriront de grandes* difficultés, quand surtout elles seront en opposition avec des bleus et des blancs, et c’est en effet ce qui arrive ; car non-seulement la couleur influe sur l’intensité de la teinte qui doit la reproduire, mais elle a de l’action sur la perfection de l’épreuve. La confusion des arbres jaunes et verts tient plutôt à la couleur de leurs feuilles qu’à leur agitation. Les objets bleus, gris, violets donnent des images beaucoup plus nettes. Aussi les vues des édifices sont-elles bien plus faciles à faire, et, il faut le dire, comme perfection de lignes et de finesse, supérieures à celles du paysage (nous mettons de côté la question d’effet, qui est la même pour toutes). La transparence et la tranquillité de l’air sont des circonstances favorables , tant parce qu’elles abrègent la durée de l’exposition, que parce quelles donnent plus de finesse aux détails dans les images. Cette transparence, si heureuse pour les vues géométriques d’édifices, peut nuire à l’effet d’un paysage, et souvent une légère brume ou vapeur aidera, s’il sait s’en servir, l’artiste à faire fuir ses lointains.
Effet de la distance sur la netteté. — Gradation lumineuse ayant son action maxima au ciel. — Paysage d’été. — Son étude. — Sa traduction par la photographie. — Gomment l’obtenir exact.
En général, les objets sont ou paraissent d’autant plus nets et plus lumineux qu’ils sont plus près de nous ;