III
Albin pour l'Impératrice Eugénie, et finalement ils étaient brûlés dans l'incendie des Tuileries.
A ces livres il faut encore joindre les grands ouvrages à figures dont je mentionnerai quelques-uns : Voyage de la Pérouse AUTOUR DU Monde, par Millet-Mureau an V : livre où Von a lieu de croire que sur un certain nombre de planches qui ne portent pas le nom du dessinateur, les figures de ces planches ont été dessinées par Moreau. — Voyage en. Sibérie, fait en 1761 par l'abbé Chappe d'Auteroche 1768 : livre contenant 7 estampes d'après Moreau. Les 7 dessins originaux de Moreau réunis aux 32 de Leprince et aux 16 de Caresme ont été vendus 245 francs à la vente Debure, 300 francs à la vente du comte de la Bédoyère. — Voyage pittoresque delà Grèce, par le comte Choiseul-Gouffier 1782-1809. Un certain nombre de scènes, de figures grandes et petites, gravées par Halbou, Helraan, Guttenberg, etc. u Le dessin de la réception de l'auteur » chez Hassan Tchousch-Oglou, dessin in-4o en longueur, au bistre sur trait de plume, est conservé au Louvre. Onze petits dessins de cette suite au bistre, signés et datés 178o, se vendaient 720 francs chez M. Mahérault.
Maintenant les illustrations de la vieillesse de Moreau, où il ne reste plus rien, surtout sous l'Empire, du petit Maître des années 1770 à 1780.
Entretiens de Phocion... par Mably 1795, 2 estampes. Les 2 dessins originaux vendus 165 francs à la vente Gautier. Chez M. Delbergue-Cormont. — Lettres d'Héloise et d'Abailard, 8 estampes. Les 8 dessins originaux au bistre avec les figures, avec la lettre et les états d'eau-forte, se vendaient 360 francs à la vente Renouard, 440 à la vente Thibaudeau. Ils sont aujourd'hui dans la collection Rœderer. — Les Amours de Psyché et DE CuPiDON, suivi du poème d'Adonis par La Fontaine 1795. 6 estampes. Les dessins originaux renfermés dans un exemplaire imprimé sur peau vélin, adjugé à la vente Détienne 1,020 francs. — Œuvp.es complètes de La Fontaine, Lefèvre 1814. 25 estampes. Les 25 dessins originaux dans un exemplaire imprimé sur vélin, vendus 2,000 francs à la vente Chardin, 1,620 francs à la vente du comte de la Bédoyère. Ils sont aujourd'hui chez M. Rattier. — Œuvres de Corneille 1817, édition Renouard. 23 estampes. Les 23 dessins originaux vendus 580 francs à la vente Renouard. Chez M. le baron James de
Rothschild. — Œuvres de Racine, de Renoiiard, 12 estampes gravées d'après des dessins datés de Tan XIII. Les douze dessins originaux avec trois dessins : le portrait de Racine par Saint- Aubin et Chasselat et un dessin de Devosge j)Our Phèdre, provenant de hi vente llenouard, se vendaient 10,000 francs à la vente Mahérault. — Œuvuks dk Racine de Lefèbvre 1811, 12 estampes. Les 12 dessins originaux au bistre avec les dessins des portraits d'Augustin de Saint-Aubin se sont vendus 700 francs à la vente Chardin en 1823, 634 à la vente Renouard. Ils sont aujourd'hui chez le comte de Nauroy. — Molière, suite de '.10 figures in-octavo pour les œuvres de Molière publiées par Renouard avec un portrait par Saint-Aubin. Les .'JO dessins originaux, vendus 1,00'j francs à la vente Renouard, sont chez M™^ Salomon Rothschild. — Aventures de Télé- MAQUE, édition Renouard. 25 estampes. Les 25 dessins originaux au bistre de Moreau avec les figures avant lettre et G portraits, vendus 500 francs à la vente Renouard. — Œuvres deCrébillon 1818. Edition de Renouard. 9 estampes. Les dessins originaux au bistre de Moreau avec le dessin du portrait par Saint-Aubin et avec les figures avant la lettre et les eaux-fortes, vendus 260 francs à la vente Renouard, 405 francs à la vente La Bédoyère. Aujourd'hui ils sont chez M. deMarsac. — Œuvres DE Gresset 1810-1814. Edition Renouard. 9 estampes. Les 9 dessins originaux dans un exemplaire imprimé sur vélin, 905 francs à la vente Renouard. Chez M. Dutuit. — Œuvres de Florian 1820. Edition de Renouard. Les dessins de Moreau joints à ceux de Desenne vendus 271 francs à la vente Renouard, 410 francs à la vente du comte de La Bédoyère. — Fables de Florian 1820. Edition Renouard. 12 estampes. Les 12 dessins originaux vendus 62 francs à la vente Renouard, revendus 1,700 francs à la vente Mahérault. — L'Enéide de Virgile traduite par Jacques DeliUe, 4 estampes in-4o. — Les Trois Règnes de la Nature, par Delille 1808. 2 estampes. Les 2 dessins originaux dans un exemplaire imprimé sur vélin, vendus 455 à la vente du comte de La Bédoyère. Aujourd'hui chez M. Binder. — Œuvres de Salomon Gesner an VIL Édition Renouard, 48 estampes. Les 48 dessins originaux vendus 495 à la vente Renouard. Acquis par M. Cigongne, ils sont aujourd'hui chez le duc d'Aumale. — Tom Jones... par B^ielding 1833. 12 estampes. Les 12 dessins originaux, vendus 560 francs à la
vente du comte de La Bédoyère, sont aujourd'hui chez M. Rattier. — Le Comte de Valmont, par l'abbé Gérard 1807. 6 estampes. Les six dessins originaux signés et datés de 1807 se vendaient 2,950 francs. — Le Mérite des Femmes par Legouvé 4813, édition Renouard. 2 estampes. Les 2 dessins de Moreau réunis à deux autres, vendus 60 francs à la vente Renouard. — Lettres a Emilie sur. la Mythologie, par Demoustier. Edition Renouard. 29 estampes de Moreau. 36 dessins originaux de Moreau pour cette édition, plus 21 autres plus petits, joints à 14 dessins de Le Barbier et au dessin du portrait par Gaucher, se vendaient 520 francs à la vente Renouard. Ils sont aujourd'hui chez M. de Villeneuve. — Les Souffrances du JEUNE Werther (traduction du comte de La Bédoyère) 1809. 3 estampes. Les 3 dessins originaux de Moreau au bistre vendus 500 francs à la vente du comte de La Bédoyère. Ils sont aujourd'hui chez M. Rattier.
Parmi les illustrations non gravées :
« P^ables de La Fontaine, » 45 dessins au bistre qui n'ont pas été gravés, provenant du cabinet Renouard, vendus 3,500 francs à la vente Mahérault.
(( La Pucelle d'Orléans, » 30 croquis au bistre in-folio pour les cinq premiers chants, dans un volume portant imprimé sur les plats: Moreau le Jeune 1785. Adjugés 16,100 francs à la vente Mahérault.
Décorations d'appartements.
Éventails. Écrans. Adresses. Répertoire des spectacles
de la Gonr. Cartes d'entrée de Bal, de Concert
d'Enceinte aérostatique. Ex-Libris. Dessus de bonbonnières.
1er Cahier d'arabesques propres a la décoration des appartements, DESSINÉES PAR J.-M. MOREAU ET PAR M. LaVALLÉE
a Rome. Titre au bas duquel se lit: J.-M. Moreau, inv. del.^ gravé à l'aquatinte. C'est la seule pièce de Moreau dans le recueil qui devait être primitivement dessiné presque entièrement par Moreau. — Eventail. « Siège et bombardement de Gibraltar », sans nom d'auteur. L'eau- forte a été reproduite dans une mauvaise imagerie de Basset. — Ecran, face avec bordure faite d'ailes de chauves-souris et d'oiseaux, surmontée d'une couronne d'étoiles; revers branches de peuplier et guirlandes
de feuillage. Estampes sans nom de dessinateur ni de graveur. — Ecran pour la reine Marie-Antoinette. Face et revers. Face : en haut le sceptre et la main de justice posés sur un coussin, en bas, dans un cartouche, les armes de France. Revers : guirlande de roses autour des armes de France et d'Autriche. Estampes sans nom de dessinateur ni de graveur.
Chamot, Maître et Marchand Tailleur, demeure rue de la Harpe, vis-à-vis de la rue Percée à Paris. Petite adresse signée : M. M. R., 1765. — Fagaud, Horloger, da?is l'abbaye de Saint-Germain. Adresse signée : J. M. M. f. — De La Ville, Entrepreneur de bftiimens, rue Bassc-du-Rcmpart, Porte Saint-Denis. Adresse, sans nom d'auteur. — Adresse de pharmacien: Guerrier blessé pi'ès duquel est un pharmacien, la main de la Science posée sur son épaule. Petite pièce sans indication du sujet et sans nom du dessinateur et du graveur.
Répertoire de Fontainebleau. Grand cartouche dans l'intérieur duquel étaient inscrites les pièces qu'on devait jouer à la cour. Aux deux côtés du cadre, la figure de la Tragédie et de la Comédie; en haut, le médaillon de Louis XV. Gravé par Ponce. Il est des épreuves qui portent imprimée la date de 1770. — Répertoire de Fontainebleau. Second cartouche entouré de figures allégoriques avec le médaillon de Louis XV dans le haut. Gravé par Lempereur. Une épreuve de la collection Hennin, portant imprimée la date 1773, contient l'indication des tragédies, comédies et opéras comiques devant être joués à. la cour depuis le 7 octobre jusqu'au 6 novembre. — Répertoire de Fontainebleau. Troisième cartouche surmonté du médaillon de Louis XVI et au bas duquel on lit : Par J.-M. Moreau, dessinât, et grav, du cabinet (lu Roi, 1779.
Billet de Bal. Pour la fête de M. l'Ambassadeur, de France
qui se donnera le Petite pièce avec au bas : J.-M. Moreau le
j.,inv. et sculp. — Billet de Concert. Société Académique des Enfants d'Apollon. Concert, Hôtel de Lubert, rue de Cléri, 710 96, le jeudi 17 octobre. Pour une personne. Au bas de la tablette : J.-M. Moreau le jeune, inv. sculpt., 1788. — Billet de concert. Encadrement rectangulaire dans le blanc duquel s'élève une lyre entourée d'un rameau de myrte. Sans indication ni inscription. En bas à la pointe : J.-M. Moreau le jeune, inv. scidp. — Cadre de lettre pour convocation artistique. Cartouche entre deux branches de laurier auxquelles se rattache
un rideau à franges. Au bas du cadre uu buste posé sur le coté des rouleaux de papier, une molette, une palette. Dans le bas du cadre, le chiffre de Moreau et la date 1766 écrite à rebours. — Carte d'entrée de l'enceinte pour les Expériences DU GLOBE AÉROSTATIQUE de M. Cliurles et Robert, 1783. Au bas de l'eau-forte, à droite, sur une marge : J.-M. A/., à la pointe. — Carte de membre de l'Assemblée nationale. Sur la face : Assemblée NATIONALE avcc au dessous : La i^'ation, la Loi, le Roi. Au revers : Député du département dans une couronne de chêne. Face et revers, sans nom de dessinateur ni de graveur. — Carte de membre de la Commune des Arts. On lit en exergue : Constituée le 18 juillet 1793 , en vertu du décret du 4 juillet 1793, l'an 11 de la Rép. franc. Le revers porte : Commune des Arts, (le Pei7itîire, Sculpture, Arcldtecture et r/ravure. Gravé par Choffard.
Ex LiBRis du cuhinet de livres de M. A. P. de Fontenay, ec-cr, de Sommant, Noiro7i, Présida et lieutenant gCm^^ au bailliage et siège présidial d' Autun. Au-dessous du cartouche : J.-M. Moreau le jeune inv. et seul p. 1770. — Exlibhis Marquis de Rogues. Gravé par Le Mire. — Ex libris Boucherot du Feg, sans nom de dessinateur ni de graveur. — Ex-libris anonyme que M. Mahérault affirme être l'ex-libris d'Hemery, portant en bas Moreau i. et se.
Tête de lettre pour « le Lycée des Arts. » On lit sur une banderole : Aux Arts utiles. Dans le bas sur un nuage : J.-M. Moreau le jeune. Gravure sur bois. — Tête de lettre. La tête de Phebus entourée de rayons au-dessus d'un buste, d'un maillet, de rouleaux de dessins. Gravé par Beugnet. — Titre d'action pour la Compagnie 'pour le desséchenienl des marais de Bourgoin... Ordonné par arrêt du Conseil du Roi^ de son propre mouvement, du 7 août 1778. Gravé par De Launay. Le dessin original au bistre (H. 9 c., L. 17 c), passait, sous le n» 141, à la vente du 28 février 1877.
Armoiries. Deux sirènes soutenant un écu, au-dessus duquel court une banderole portant : Prxfecti Vigilantia mortem illudit. Au-dessous du filet inférieur : J.-M. Moreau lej^^. — Armoiries. Deux figures ailées soutenant une couronne de France audessus d'un écusson portant trois fieurs de lys sur champ d'azur. Gravé par Martini, — Armoiries. Écusson près duquel sont assises deux figures de femmes allégoriques : l'une tenant uu coffret sur ses genoux, l'autre s'appuyant sur un globe fleur-
(lelysé. Gravé par Martini. — Armoiries. Ecussoii près duquel sont assises deux figures de femmes allégoriques : l'une tenant une colonne, l'autre une lance et une couronne. Gravé par Martini. — Armoiries. Sur des nuages au milieu de raj^ons de soleil un écusson, derrière lequel se croise une branche de laurier autour d'vm caducée. Gravé par Gaucher,
ToMUEAU DE J.-J. Rousseau. Réduction de la gravure comme en un médaillon pour l'ornement du couvercle d'une bonbonnière avec de grandes modifications, mais qui respectent la vieille femme agenouillée. Entre les deux filets de la gravure, au simple trait, se lit : J.-M. Morea (sic) le J^*^, 1779. — Mahomet Il ou LES Trois Sultanes. Gravé par Guyot. Scène des Trois Sultanes de Favart, petite pièce très rare qui semble avoir été faite pour un dessus de boite.
Parmi les compositions de cette série non gravées : Projet de billet de bal de la Cour. Un soleil rayonnant audessous duquel on lit : Bal Paré à Versailles pour le Mariage de Mo}isei(jneur le Dauphin. Au bas les Armes du Dauphin, PAmour et l'Hymen entourés d'amours et de génies voltigeant. Dessin lavé au bistre sur trait de plume (H. 9 c, L. 14 c). Ce dessin, vendu 70 francs à la vente Thibaudeau, se revendait à la vente Mahérault 1,556 francs.
Principes de dessin, Têtes d'études, Vues de monuments, Paysages, Livres de croquis.
« Principes de Dessin au Trait. » Tête de face et tète de profil avec une échelle de proportion de 8 modules. Gravé par Michelinot. — Principes de dessin. Trois planches de mains, d'yeux, de*nez, de bouches, d'oreilles. Sans nom de dessinateur ni de graveur.— Principes de dessin à la sanguine, en manière de crayon. Planches d'yeux, d'oreilles, de nez, de têtes de jeunes hommes dans différentes positions^ portant chacune la griffe de Moreau en noir. — Eléments de dessin jD«r Moreau le jeune, depuis les premiers principes jusqu'à l'Académie avec l'échelle des proportions du corps^ un cahier grand in-folio composé de 30 feuilles gravées à la manière du crayon par M™c Lingée, 15 fr. (Titre copié par M. Mahérault dans le Catalogue des Estampes de Bance aîné, 1815). Le cabinet des
estampes possède trois académies d'hommes où Fostéologie est imprimée en rouge dans la musculature noire. Sans nom de graveur. — Tète de femme vue de face avec un ruban et des fleurs dans les cheveux. Gravé par Roubillac, en manière de sanguine.
Vue de la Place Neuve de Louis XV, le Bien-Aimé. Gravé par Tilliard. Une épreuve d'eau-forte, 620 francs. Vente Mahérault. Le dessin lavé de bistre, signé : Moreau, 1770, est dans la collection de M. de Saint- Albin. — Une autre vue de la place, àTaViuarelle, est chez M. le comte de la Beraudière. — Vue du Portail de l'Église Cathédrale d'Orléans. Moreau le jeune, del. sailp., 1771. Frontispice du « Breviarium Aureliense. » Le dessin au bistre, signé et daté 1771, mais dont le haut manque, est dans la collection de M. de Saint- Albin.
Parmi les études de cette série non gravées :
Tête d'étude de vieillard, grandeur naturelle, à grande barbe l)lanche, au manteau bleu; pastel signé : J.-M. Moreau, 1773. Collection Mahérault. — Composition de deux figures: vieillard et jeune femme. » Dessin à l'encre de Chine, n» 1156 de la vente Saint-Martin, en 1820. « Deux feuilles d'études, » au crayon et à l'encre, vendues sous le n° 74 de la vente au 8 avril 1843. — '< Composition de deux figures, vieillard et jeune femme. » Dessina l'encre de Chine sur trait de plume, provenant de la vente de Saint-Martin, en 1820.
« Le Grand Jet de Saint-Cloud. « Dessin lavé, vendu à la vente Brunn Neergaard avec trois autres. « Orangerie de Saint- Cloud. » Dessin au crayon rehaussé de bistre, de sanguine, d'encre de Chine, où figure au milieu un groupe de deux dames et d'un enfant. Ce dessin signé au crayon: Moreau le jeune, 1776. fait partie, d'après une note de M. Mahérault, du Dépôt des Estampes de Seine-et-Oise. a Vue d'une partie de l'Orangerie de Saint-Cloud. » Dessin lavé et rehaussé de blanc sur papier gris. Ce dessin signé: J.-M. Moreau, 1775, n» 71 du Catalogue Prault, n" 181 du Catalogue Lemoyne 1828. « Un paysage » où Ton voit sur le devant un groupe d'hommes et de femmes qui font la cuisine. Dessin à l'encre rehaussé de blanc. Vente du duc de Chabot. « Une danse pastorale. » Composition de plus de six figures. Dessin à la plume et au bistre sur papier l)lanc (H. 10 p., L. 13 p.). Vente du cabinet de M*** par Le Brun, en 1784. « La vue des ruines d'une ville. » Dessin au bistre re-
haussé de blanc sui* i)apier bleu et signé : Morean le Jeune, 1777 (H. 13 p., L. 16 p.). Vendu 28 livres à la vente du duc de Chabot. Villageois avec leurs bestiaux passant sous un pont près duquel est une fontaine. Bistre (H. 21 c, L. 28 c). Vendu 1,500 francs, sous le n«> 159, à la vente Mahéraidt. « Paysage orné de figures où l'on voit un carrosse attelé de six chevaux, autour duquel des gentilshommes prennent le plaisir de la chasse. » Dessin à la plume, coloré à l'aquarelle et signé: J.-M. Morcaii, 1778. No 31 de la vente Regnault de La Lande, en 1825. Une vue de Lucienne. Dessin au bistre (H. 9 p., L.16 p.). N» 122 de la vente du cabinet de Pescaire; Toulouse, 1787. (f Vue de la Tour de Saint-Quiriasse à Provins. » Dessin à la pierre d'Italie, rehaussé de blanc sur papier gris et signé J.-M. Moreau le jeune, 1771. Musée de Quimper. «Ruine d'un antique château prise d'une des portes qui y conduit. » Bistre rehaussé en blanc. Ce dessin, provenant des ventes du duc Chabot et de M. le comte de Bizemont, se vendait 330 francs à la vente Mahérault. « Deux ruines d'architecture et antiquit-és romaines. » Dessins à la plume lavés d'aquarelle. Vente du cabinet du sieur Roland, 1780, etc.
Livre de croquis de Moreau dans une reliure en veau sur le plat de laquelle est imprimé: Moreau le jeune, 1785. Ce recueil, contenant 27 croquis au crayon noir, la plupart rehaussés de blanc, est la propriété de M. Vernet-Lecomte, arrière-petit-fils de Moreau. Un autre livre de croquis de Moreau dans une reliure sur le plat de laquelle est imprimé: Moreau le jeune, 1785. Ce petit calepin, contenant une vingtaine de paysages et figures à la mine de plomb, plume et sépia, acheté par M. Mahérault, 65 francs à la vente Cape, en 1868, se revendait 260 francs à la vente de M. Mahérault.
DEBUGOURT
Le Palais-Royal, la capitale de Paris; le Palais- Royal, le « Salon des nations », le rendez-vous de l'Allemand, de l'Espagnol, de l'Anglais, du Portugais, du Suédois ; le Palais-Royal, « un diminutif du charmant tourbillon que Fontenelle apercevait dans la planète de Vénus » ; le Palais-Royal que l'on devait visiter au moins une fois par jour, sous peine de heurter la mode et le bon ton; le Palais-Royal où le fameux médecin Dumoulin envoyait ses malades, par ordonnance, tous les matins, jusqu'à parfaite guérison; le Palais-Royal des cafés, du café du Caveau, du café de Chartres, du café Italien, du café mécanique, du café de Foy, du café de Valois ; le Palais-Royal des hôtels, des billards, des restaurateurs, de la Taverne anglaise et de la Grotte flamande, du couvert espagnol et du salon chinois de Beauvilliers; le Palais-Royal, cet « abrégé de l'Univers pour les nouveautés » ; le Palais-Royal des brochures et des m. 16
Étrennes mignonnes, des colifichets et des bijoux, des estampes et des tableaux de Lenoir, d'Hamond, de Poixmenu, des fantoccini et de la collection Adanson, des horlogers, des fleuristes, des faiseurs de portraits en silhouette; le Palais-Royal des Ombres chinoises de Séraphin et du Cabinet de figures de Gurtius; le Palais-Royal des comédiens de Beaujolais et des Variétés amusantes; le Palais-Royal des entre-sols à sept louis par mois et des tî^ous de colombier ;\q Palais-Royal du marchand de marrons de Monseigneur le duc d'Orléans et de la bouquetière de Madame la duchesse d'Orléans ; le Palais-Royal de l'arbre de Gracovie, arbre de Dodone bourdonnant des nouvelles du monde, dont l'écrivain public du Palais-Royal, M. de Longuevillc, faisait son Hamadryade; le Palais-Royal où le vieux suisse Fribourg poursuivait les polissons jouant à la cligne-musette, et chassait parfois à coups de fouet « les ambulantes à la brune » ; ce Palais-Royal-là, le Palais-Royal du xviii^ siècle; — où le retrouver?
Dans deux planches du peintre-graveur Debucourt.
La première de ces deux planches a pour titre : Promenade de la gallerie du Palais-Royal (1787) ^
1. Cette gravure, que Debucourt n'a pas signée, porte au bas, audessus de la mention : Yicq scidpt. Imprimé par Chapuy. Tadresse suivante : Cour du Louvre, la b" porte à gauche en entrant par la Colonade, au premier. C'est l'adresse du dessinateur et graveur de la planche. Un état du Louvre, dressé vers 1794, noua donne le renseignement suivant : « Sixième département, angle de la cour à droite adossé à la colonnade : Debucourt. trente-neuf ans, peintre et graveur, trois pièces et une petite antichambre occupées par lui depuis douze ans et demi.
DKRUCOURT. 183
C'est le « promenoir ou bois » avec ses pilastres, ses arcades cintrées, ses réverbères fleurdelisés, les petits carreaux des cintres laissant passer le bleu du jour, et au-dessous, de feintes draperies rouges aux crépines dorées retombant sur des châssis de vitre. Là dedans, des boutiques de toute sorte : fripiers, libraires, marchands de jouets, de portefeuilles, de saucissons; l'escamoteur et le fruitier, le faïencier et la lingère, sans compter les spectacles forains : la Belle Zulima, et Judith tranchant la tcte d'Holopherne. Mais la gravure ne nous montre que les numéros 16;2, 163, 164, 165, 166, étalant sous la main toutes les frivolités que vendent les petites Lolo : bijouterie, clincaillerie, éventails, jarretières, houppes, pouponnes, au milieu desquels vaguement s'aperçoivent des silhouettes de petits-collets rajustant leur perruque auprès du comptoir.
Devant les boutiques, c'est ce qu'on appelait « la bigarrure » du Palais-Royal : le chevalier de Saint- Louis à côté du jeune officier, le clerc tonsuré auprès du commis , les quadrilles de familles provinciales et les vieux libertins à lorgnon, l'homme du bel air et le tout neuf débarqué de la turgotine, tous les allants et les venants de ce grand passage de l'étranger et de la France, des personnages
obtenues à la sollicitation de M. d'Angivillers, » sans doute à la suite de son mariage avec la fille du sculpteur Mouchy. — Le Mercure de France (juin 1787) annonce ainsi la publication de la Promenade du Palais-Royal au prix de 12 livres: « Cette estampe, du genre grotesque, a du piquant et de l'originalité. Les figures en sont nombreuses, variées et divertissantes. »
ridicules, des figures hétéroclites-, de ces caricatures qu'attrape et qu'affectionne le crayon du dessinateur; l'impertinence des petits bouts d'hommes faisant jabot; les élégants à doubles breloques, le manchon sous le bras, se caressant complaisamment le menton; Vanglomane au tricorne insolent, cambré dans sa longue redingote à collet rouge, la cuisse dans une culotte de peau de daim tendue, un fouet de baleine à la main, et l'éperon d'argent à la botte ; des financiers « à col apoplectique», à grosses perruques , à cannes à pomme d'or, à souliers carrés ; des farauds campés dans leur habit de chyprxenne zébré des rayures au goût du temps, vertes et jaunes, et boutonné de ces grands boutons carrés qui portent , d'habitude, les lettres de l'alphabet.
Des femmes passent dans tout cela, à travers tous ces hommes, avec des regards quêteurs^ des provocations, des mots qu'elles jettent, la bouche entr'ouverte, aux passants, des signes de doigt qui sont une menace ou un appel, des attaques qu'elles lancent avec un coup d'éventail, des rires qu'elles étouffent dans la fourrure de leurs manchons blancs de poils de mouton de Sibérie... Tableau mouvant comme une optique que « ce Camp des Tartares » au fond duquel rôdent, au bras d'une vieille, ces jeunesses à jeun qu'on appelle des c/zerc^e-c?mer5. Mais au premier plan passent les triomphantes, celles qui marchent à côté de la Bacchante, de la Thevenin, de la Sultane. On croit voir s'avancer dans la gravure toutes les célébrités de « l'allée Cythérée», la grosso
DEBUCOURT. IBf)
Tonlon-Minctle^ Dunker que-la- H ique^ S(ùnte-Marle-la- Pauvresse, si bonne, si donnante qu'elle est réduite à emprunter des jupons à ses camarades, Manon- Gogo^ la fille de a blanchisseuse, Z«^2e?'ce, qu'on appelle la Cavale^ aux côtés de Beaujour-la-Boucaneusey Aspasie Citron^ la blonde aux yeux bleus, ainsi baptisée pour avoir ruiné le fournisseur des orangères. Celle-ci en redingote brune, coiffée d'un haut chapeau de feutre, fait son marché, une badine à la main. L'une, en grande perruque poudrée à la Conseillère et lui flottant dans le dos, s'en va, mutine et se rengorgeant dans sa pelisse bleu de ciel garnie de cygne; un laquais à la mode du temps la suit, un de ces ridicules petits jockeys, dont ne peut se passer une fille, un jockey en veste rouge,, cheveux courts et rabattus sur le front, tenant sous le bras un carton presque aussi grand que lui. Trois autres, bras dessus^ bras dessous, forment un groupe enlacé qui se balance en toutes sortes de poses agaçantes et de gracieux penchements, et d'où part l'œillade de six yeux noirs : trio charmant d'où se détache, enavant, toute la personne de la plus jolie, en demi-redingote de taffetas couleur queue de serin, le grand chapeau de taffetas noir couronné de plumes au-dessus de son échelle de rubans ; vraie figurine de la « demoiselle de bon ton» d'alors, la mouche au coin de l'œil, le décolletage voilé, le bouquet de roses au sein, le corsage coupé voluptueusement en pointe, la Vaille guêpée , les deux chaînes de montres battant la jupe^ lepetit soulier de gros-de-Naples bleu au pied.