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Mercure de France

L’ART DU XVIIIe SIÈCLE.

siècle, d’entrer dans le ménage, d’orner les chambres de famille avec ces images de son temps, avant les Greuze, les Baudouin, les Jeaurat, qui chassent, au grand regret des Mariette, les gravures de l’Histoire et de la Fable. Il leur dut cette réputation immense, cette mode universelle1 qui alla jusqu’à remplir l’Allemagne de mauvaises copies allemandes de ses gravures, et à faire acheter du public, sur la seule recommandation de son nom mis faussement au bas des planches, les grossières images de Dupin l’aîné et de Charpentier : la Souricière, la Ménagère, V Enfant gâté, le Chat au fromage, etc.

En 1739, Chardin exposait le Garçon cabartier (s*c) et I’Écureuse 2. Il montrait aussi à cette exposition un tableautin exquis, «le Dessinateur», où, dans un tout petit cadre, il semblait avoir voulu mettre en bouquet toutes ses fleurs de ton. Il y a là pour Chardin comme un sujet aimé. Le dessin, les premières études, les commencements du peintre qui tâtonne, le crayon en main, c’est pour lui un soutenir de jeunesse à l’évocation duquel il se plaît. L’atelier, ses fonds calmes où dort si bien l’ombre,

1. Le bon marché dut aider à cette vogue des gravures de Chardin. Nous trouvons, dans un catalogue imprimé des planches en vente chez Le Bas, les prix suivants : Le Négligé ou Toilette du matin, une livre de 10 sols : La Dame prenant son thé, une livre, étc.

2. Ces deux tableaux, ainsi que « le Dessinateur » et son pendant « l’Ouvrière en tapisserie » , étaient possédés par M. Camille Marcille, chez lequel il fallait aller étudier Chardin pour rendre toute justice au peintre. Les tableaux de l’Écureuse et du Garçon cabartier, vendus 550 livres à la vente du comte de Vence, 419 à la vente du marquis de Ménars, montèrent à la somme de 30,000 francs à la vente de M. Camille .Marcille.

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la palette pendue, l’académie à la sanguine de quelque Vanloo accrochée par quatre clous au mur, la toile ébauchée, les cartons ventrus, le plâtre estropié, tout ce pittoresque mobilier de la peinture, se prêtant si bien aux pinceaux du peintre, ce décorde sa vie revient souvent dans son Œuvre. 11 se plaît à peindre l’écolier, le polisson avec son petit tricorne et son gros catogan, l’habit troué à l’épaule d’un bel accroc de misère, assis les jambes croisées par terre, un carton sur-ses genoux , et le nez sur le carton. Et à côté de ce Dessinateur, dont il fera des répétitions, il expose, la même année, un autre ; celui-ci svelte, élancé, élégant, le tricorne bien campé, le dos battu du flot d’une grande perruque, taillant indolemment son crayon, en s’appuyant du coude sur une feuille de papier où Ton devine une tête de satyre : — c’est ainsi que nous le montre une rarissime gravure en manière noire, publiée par Faber à Londres, en 1740. Dans une dernière et plus importante composition, l’Étude du dessein, Chardin reprendra encore, quelques années plus tard, ce personnage du peintre et ce thème de l’atelier. Cette fois, par un jour du nord, dans un grand grenier froid que chauffe le brasero des ateliers d’alors, le Dessinateur assis, le carton sur ses genoux, la tête avancée, le regard tendu, dessine le Mercure de Pigalle, tandis qu’un de ses amis, un rouleau de papier sous le bras, son petit manchon d’homme à la main, regarde par-dessus sa tête.

Aux expositions qui suivent, aux Salons de 1739, de 1740, de 1741, Chardin ne fait que se continuer. Il demeure égal, mais pareil à lui-même, montrant sous le même jour et au même point un talent, qui s’est présenté tout formé au public , et dont la maturité a précédé la publicité. Car il faut prendre garde ici à une confusion qui tromperait sur la marche et le développement du peintre : ses expositions de 1737 et de 1738 sont faites avec des tableaux exécutés depuis longtemps et restés sans acquéreurs, comme le tableau de « la Raie », qui n’est exposé place Dauphine, que plusieurs années après avoir été peint. Mais par ces trois expositions, où, en se ressemblant, en se répétant presque, Chardin est plus que jamais lui-même , le peintre de mœurs s’affirme définitivement. Il dessine le plan, il étend l’intérêt de son OEuvre. Il s’établit pour toujours dans son genre; il s’y fixe et s’y assied. La signification morale se dégage de son talent : l’Art j français reconnaît et salue en lui le peintre de la Bourgeoisie.

Qu’est Chardin, en effet? Le peintre bourgeois de la bourgeoisie. C’est à la petite bourgeoisie qu’il demande ses sujets; c’est dans la petite bourgeoisie qu’il trouve ses inspirations. Il enferme sa peinture dans cet humble monde dont il est, et où sont ses

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habitudes, ses pensées, ses affections, ses entrailles. Il ne cherche point au-delà de lui-même, ni plus haut que son regard : il s’en tient au spectacle et à la représentation des scènes qui l’avoisinent et le touchent. L’accessoire même chez lui est pour ainsi dire de sa familiarité et de son intimité : il mettra dans ses tableaux sa fontaine, son doguin, les êtres et les choses accoutumées de son intérieur personnel. Il peindra de même les personnages à sa main, les visages d’habitude journalière, non point les types de cette bourgeoisie déjà ambitieuse et si loin du peuple qui commence à prendre au xvme siècle l’orgueil, l’apparat, le luxe, l’air de fortune d’une noblesse en sous-ordre, mais les simples et pures figures de la bourgeoisie de peine et de travail, heureuse dans sa paix, son labeur et son obscurité. Le génie du peintre sera le génie du foyer.

Peinte de si près, et par un homme ayant son âme, cette petite bourgeoisie du temps, la forte mère du Tiers état, est là vraiment vivante, immortelle, dans ces toiles , dans ces planches de Chardin. Qu’on feuillette les livres, les histoires de la vie privée, qu’on aille, pour connaître les mœurs bourgeoises du temps, des nouvelles de Challes aux romans de Rétif, et de ceux-ci aux mémoires de Mme Rolland, on n’aura point cette lumière que donne un seul tableau du peintre. On ne verra point si bien la bourgeoisie que dans ce fidèle et sincère miroir, vers lequel accourait la Parisienne du temps pour se regarder, et dans lequel elle était tout éton-

née de se reconnaître, des pieds à la tête, et de la robe jusqu’au cœur. « Il ne vient pas là une femme du tiers état, dit une curieuse brochure du temps, en parlant des tableaux de Chardin, qui ne croie que c’est une idée de sa figure, qui n’y voie son train domestique, ses manières, ses occupations journalières, sa morale, l’humeur de ses enfants, son ameublement, sa garde-robe 1. »

Et comment la femme du tiers état ne se fût-elle pas reconnue dans ces tableaux tout pleins d’elle? Ses manches relevées à la saignée du bras, son ta blier à bavette, sa guimpe, sa croix à la Jeannette, sa jupe de calemande rayée, le peintre n’oublie rien de son costume. Il l’habille de ses habits, de ses couleurs; il la montre dans sa tenue austère, presque évangélique , selon le mot d’une femme du temps. Il la fait se mouvoir dans le décor et les actes de sa vie ordinaire et quotidienne. Il la représente dans le travail domestique, dans ces occupations ouvrières que la petite bourgeoise garde du peuple. Il la peint à la cuisine, épluchant les gros herbages de la soupe. Il la surprend au retour du marché avec le gigot dans la serviette. 11 la fait voir lessivant, savonnant. La ménagère revient sans cesse dans son œuvre. Elle se détache de ses fonds à la Pierre de Hooch où le peintre met le balayage ou le séchoir du ménage. Elle sort lumineusement de ces fournils où il y a une resserre de bois, des viandes accrochées, des chan-

1. Lettre à M. de Poiresson-Chamarande, lieutenant-général , au sujei . des tableaux exposés au Salon du Louvre, 1741

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déliés des six au mur, de vieux tonneaux exhalant comme une odeur de vinée. Puis, la voici dans les travaux d’aiguille, penchée sur le panier plein de pelotons où elle raccorde sa laine, ou bien reprenant en grondant la tapisserie d’une petite fille, ou vergetant le tricorne du petit garçon qui part pour l’école, ses livres ficelés sous le bras. C’est toute la vie de la bourgeoisie que Chardin déroule ainsi, son activité, ses fatigues, l’ordre de son ménage, la règle de ses heures, sa tranquillité de désirs, le contentement de sa dure existence, ses voluptés modestes, les joies et les devoirs de sa maternité, une MmePhlipon les retrouve là, dans ces tableaux qui lui en rapportent le souvenir, l’expression, l’émotion vive.

Images riantes et familièrement pieuses qui, des murs, où on les accroche, semblent laisser tomber une bénédiction sur la famille! Ici, c’est une mère qui d’une main prenant une assiette, de l’autre plongeant la cuiller dans la soupière d’étain, d’où s’envole la fumée chaude de la soupe, fait dire le bénédicité à une petite fille qui, les yeux sur ses yeux, les mains jointes, dépêche en marmottant sa petite prière. Là, une autre mère fait réciter son évangile à une petite fille un peu plus grande, debout, toute embarrassée, les mains sottes, et cherchant sa réponse au parquet. Voici la Toilette du matin dans ce petit cadre, où cette mère, à laquelle revient toujours Chardin, donne le dernier accommodage à sa petite fille. L’ombre de la nuit commence à s’en aller de la pièce. Sur la toilette, çncombrée de dés-

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ordre, la chandelle qui a éclairé le lever et le commencement de l’habillement brûle encore, décrivant dans l’air des ronds de fumée. Un peu de jour tombant delà fenêtre, glisse sur le parquet entre-croisé, et va mettre une lueur argentine, là-bas, sur l’encoignure où pose une pendule marquant sept heures. Au-devant de la ventrue bouilloire d’eau chaude, du tabouret portant le gros livre de messe de la maman, la mère en coqueluchon noir, la jupe au retroussis, arrange des deux mains sur la tête de sa fille le nœud de sa fanchon, tandis que la petite, impatiente de sortir, et déjà le manchon à une main, coule de côté les yeux vers la glace, en retournant la tête et en se souriant à demi. Le Dimanche, tout le Dimanche bourgeois, tient dans cette toile.

Et que d’autres scènes l’on pourrait encore rappeler de Chardin, ayant ce rayonnement dans la douceur, cette naïveté dans la coquetterie , ce naturel dans le décor, cette pénétrante impression de vérité! Toutes vous attachent, vous retiennent, vous charment avec je ne sais quel agrément sain, personnel à Chardin, unique dans ce temps de peinture libre, voluptueuse , friponne par la touche même. Comme l’Ordre même qu’elle représente, on dirait que sa peinture a échappé aux corruptions du xvme siècle, et qu’elle a gardé quelque chose de la santé et de la sincérité des vertus bourgeoises. Chardin aime, il fait plus, il respecte, on le sent, ce qu’il peint. De là cette atmosphère de pureté qui entoure ses personnages, ce parfum d’honnêteté qu’on res-

pire dans ses intérieurs et qui semble sortir de tous les coins de ses toiles , des arrangements de ses meubles, de la sobriété de leurs formes, delà rusticité de ses chaises, de la nudité de ses murs, de la tranquillité des lignes autour de la tranquillité des personnes.

Chardin est le seul qui, dans son genre, donne cette impression d’intime vérité. Allez à son meilleur émule, prenez les compositions- de Jeaurat; comme elles sont loin de l’accent, du style de son maître! Tout, chez le concurrent, s’amaigrit en s’enjolivant. Jeaurat a beau prendre la garde-robe des femmes de Chardin : ses costumes ne sentent plus le tiers état; ses gestes rappellent les poupées du faiseur de mannequins du temps, Perrault. Les fonds se troublent, les intérieurs s’encombrent, les accessoires s’amincissent, les poses s’arrangent, le croquis pris sur nature se contourne, le caractère s’en va : le peintre n’est plus chez lui. Entre une planche de l’un et une planche de l’autre, gravées par les mêmes graveurs, quelle différence d’aspect et de profondeur! On regarde celle de Jeaurat, on entre dans celle de Chardin.

Paix des choses, accord, harmonie, lumière calme, c’est le secret et la force de Chardin, sa grâce, sa familière et rare poésie. Par là il s’élève comme à un idéal de son genre, à l’exquis sentiment des Amusements de la vie privée, à l’expression de cette femme au front souriant, et voilée de pensées aussi légères que l’ombre de sa coiffe blanche. Elle est là, dans

un fauteuil garni, le corps un peu abandonné et penché sur un coussin, les pieds croisés l’un sur l’autre à la mode du temps. A côté d’elle, sur une petite table, son rouet est immobile près de sa quenouille chargée. Ses mains ont laissé à demi glisser une brochure dans le creux de sa jupe, et elle réfléchit mollement, bercée par sa lecture comme par un bruit qui s’éteint. Sérénité; — c’est le vrai titre de cette toile, où Chardin a fait tenir à la fois le rêve d’une femme et la philosophie de ses quarante ans.

Et quel tempérament de peintre dans cet historien et ce témoin de la petite bourgeoisie ! Quelle main douée I quels jeux de palette dans ses intérieurs ! Quel régal il donne à l’œil avec ces chambres simples, ces scènes tranquilles, ces personnages modestes! comme Chardin réjouit le regard avec la gaieté de ses tons, la douceur de ses réveillons, sa belle touche beurrée, les tournants de son pinceau gras dans la pleine pâte, l’agrément de ses harmonies blondes, la chaleur de ses fonds, l’éclat de ses blancs glacés de soleil, qui semblent dans ses tableaux les reposoirs de la lumière! Et quelle originalité dans le charme de sa tonalité! Le peintre, chez Chardin, a des ancêtres : il n’a pas de maître. 11 ne s’inspire ni de Miéris, ni de Terburg, ni de Gérard

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Dow, ni de Netscher, ni de Téniers. De tous les maîtres flamands il ne rencontre guère sans le chercher, que Metzu, la touche duveteuse et moelleuse de ses fichus et de ses béguins. Dans toutes les galeries de l’Europe, je ne sache qu’un tableau dont Chardin paraît descendre : c’est, dans le cabinet de Six, l’admirable « Laitière » de ce Maître si varié et si divers, Van der Meer.

Voyez-le dans ses bonnes toiles, ce peintre, né de lui-même et qui s’est créé; allez à ces chefs-d’œuvre qui ne sont point encore au Louvre : quoi de plus prodigieusement lumineux que l’Écureuse et le Garçon cabartier? Sur des dessous de jaune, de bleu, de rose, qu’on dirait hachés de craie; le bonnet de coton, la chemise, le tablier de toile écrue, jouent, sur les trois notes du blanc blanc , du blanc gris, du blanc rouillé, une triomphante symphonie de chaude blancheur1. A ces deux tableaux qui peut-être donnent la plus haute idée du peintre, joignons la Pourvqieuse exposée dernièrement au boulevard des Italiens. Rappelons ce bonnet, ce casaquin blanc, cette serviette, ce tablier bleu montant jusqu’au cou, ce fichu moucheté de fleurettes, ces bas d’un rose violet, cette femme rayonnante, des souliers au bonnet, dans une clarté blanche, et pour ainsi dire crémeuse : tout sortait victorieusement et harmonieusement de la toile, du contour à la fois gras et

1. Le meilleur des héritiers de Chardin en ce temps-ci, Decamps, répétait avec désespoir à M. Marcille devant ces tableaux : « Les blancs de Chardin !... je ne peux pas les trouver I »

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cerné, des égrenures raboteuses du pinceau, des grumelots de la couleur, d’une sorte de cristallisation de la pâte. Des tons légers, tendres et riants, jetés partout et revenant sans cesse, jusque dans le blanc du casaquin, se levait, comme une trame de jour, une brume gorge de pigeon, une poussière de chaleur, une vapeur flottante enveloppant cette femme, tout son costume, le buffet, les miches sur le buffet, la muraille, barrière-pièce du fond. Veut-on comme une miniature de cette peinture? Voici l’Aveugle où Chardin a si bien rendu la crasse du Quinze-Vingt. Revenons maintenant aux deux toiles du Louvre, le Bénédicité et la Mère laborieuse : c’est encore la même touche, la même fonte; mais ici le fini semble avoir refroidi la main de Chardin. Le feu manque à cette peinture un peu plate et endormie qui a perdu, sous la peine du travail, la verve de ces esquisses où les amateurs vont de préférence chercher, surprendre et goûter Chardin. Je me rappelle une première ébauche de l’Économe, une femme assise près d’une fenêtre au rideau vert. Sur un fond brun où la brosse a laissé son crépi, le pinceau chargé et imbibé de blanc,, suivant le courant de plis du vêtement, tournant et s’écrasant au coude et aux revers des manches, laissant, aux pleines lumières, des traînées de pâte sèche, a fait sur la toile le travail d’un gros canevas, rien que du blanc et du gris sale; à peine un soupçon de rose sur la figure et les mains, une apparence de violet sur un ruban, un rien de rouge sur les agréments de la

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jupe ; et cependant il y a un visage, une robe, une femme, et déjà toute l’harmonie du tableau dans l’aube de sa couleur1. Une autre esquisse que j’ai vue de lui, les Tours du cartes2, pétille au contraire et flamboie ; tout y est bruit, tapage, fraîcheur vive. Les glacis ont des brillants d’émail ; les tons d’un bout à l’autre jouent dans le rayonnement de l’ambre et de la topaze brûlée. C’est un précieux petit morceau de cette manière chauffée, ardente, roussie de bitume et de terre de Sienne brûlée, qu’eut Chardin au commencement de sa carrière et dont les plus beaux échantillons, autant qu’on peut en juger à la hauteur où ils sont placés, sont malheureusement à Vienne dans la galerie du prince de Lichtenstein3.

1. Cette esquisse fait partie de la collection de M. Eudoxe Marcille.

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