ÉMILE FAIVRE
Emile Faivre1 naquit à Metz, en 1821, dans une famille dénuée de toutes ressources. Six mois après sa naissance, il perdait son père, garde d’artillerie attaché à l’arsenal de la citadelle, qui laissait en mourant six enfants en bas âge. Le dernier, Émile Faivre, fut élevé comme enfant de troupe, et obtint plus tard un petit emploi. Il consacrait ses loisirs à apprendre le dessin sans se douter qu’il serait un jour artiste. Ce jour vint pourtant, et il acquit, comme peintre de fleurs, une très-grande notoriété qui s’étendit jusqu’à Paris, où il s’est plusieurs fois fait remarquer au Salon. Émile Faivre est mort en 1868, âgé de quarante- sept ans.
FEYEN
Eugène Feyen, né à Bey-sur-Seille (Meurthe-et-Mosellle), fut d’abord élève de Léon Cogniet. Puis il entra à l’atelier de Paul Delaroche et suivit assidûment les cours de l’École des Beaux-Arts.
1. Ses principaux ouvrages sont : 1855. Fleurs et Fruits d’automne; Roses trèmieres; Pavots et Coquelicots. — 1857. Lauriers-roses et Pavots dans un parc; un Terme orné de roses et de pampres; Roses trèmieres; Fruits d’automne. — 1859. Paon et Roses trémie res; Chevreau broutant une vigne (panneaux décoratifs); Chrysanthème dans un vase. — 1861. Jeune Fille cueillant des Jleurs ; Chevreuil apprivoisé broutant des Jleurs (panneaux décoratifs); Combat d’un héron et d’un milan. — 1863. Fleurs et Fruits ; Héron blanc et Chevreuil. — 1864. Nature morte. — 1865. Maraîchère du pays messin; Paon et Pigeon autour d’un bassin (acquis par l’État). — 1866. Fruits et Légumes; Cygne mort.
En 1841, il exposa pour la première fois et pendant plusieurs années envoya régulièrement des ouvrages à l’Exposition. Mais en 1849, ^ fut atteint d’une affection des yeux qui dura de longues années et l’obligea à cesser complètement de faire de la peinture.
Ce ne fut qu’en 1861 que Feyen recommença à exposer. Il a fait des petits sujets de genre très-spirituellement composés, notamment le Dîner che\ un pêcheur et Une Maladresse . Dans ces dernières années Eugène Feyen a fait des tableaux avec d’innombrables petites figures bien groupées et très-finement faites, bien que dans un mode d’exé¬
cution un peu uniforme. Ces petites foules, où chaque figure pourrait être regardée à la loupe, ont été fort appréciées du public qui se presse autour des toiles de l’artiste. On a particulièrement remarqué, en 1874, la Foire du mont Dol de Bretagne (Ille-et-Vilaine), et en 1875, la Caravane de Cancale. La grande pêche aux huîtres, dans cette partie de la Bretagne, prend le nom de caravane.