‹ L'art en Alsace-LorraineChapitre 59 sur 179 · HELLER · texte numérisé non relu

HELLER

Florent-Antoine Heller, né à Saverne (Bas-Rhin), est un graveur en pierres fines très-distingué. On sait les merveilleux chefsd’œuvre que l’antiquité nous a laissés dans ce genre, si peu cultivé

aujourd’hui. Au Salon la peinture absorbe à peu près exclusivement l’attention publique, et bien peu de personnes s’arrêtent devant ces petits cadres qui renferment les derniers efforts tentés dans un art oublié.

En récompensant Heller en 1870, le jury n’a pas voulu seulement donner un encouragement à la gravure en pierres fines, mais constater le mérite réel du jeune artiste alsacien. Dans ses camées, Heller emprunte naturellement ses sujets à la mythologie : X Amour, n’est-ce pas le petit enfant potelé ou l’adolescent aux formes élégantes? Et il en est ainsi pour toutes les divinités grecques, qui, quoiqu’on fasse, fourniront toujours des types aux sculpteurs.

Cependant Heller ne s’en tient pas là et prend quelquefois pour ses camées des sujets de fantaisie. On se rappelle son Singe peignant devant un chevalet, du Salon de 1866.

Heller demeure maintenant aux Etats-Unis d’Amérique. C’est de là qu’il a envoyé cette année (1875) son Alsace esclave, modèle exécuté pour la société d’Alsace-Lorraine de New- York. On a beau habiter au delà de l’Océan, on n’oublie jamais la patrie.

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