I.APIS-LAZULl
decouverte a Hieraconpolis.
Ashmolean Museum, a Oxford.
der berl. Gesellschaft für Anthropologie, Ethnologie u?id Urgeschichte, 1898, pp. 55 61 avec fig. et pl. — D'^' Parrot, SHrl'Origi7ied'jc7iedesforines du dien Ptah, dans le Recueil de travaux relatifs ä la philologie et ä l'archeologie egyptiennes et assyriennes, II, 1880, pp. 129-133 et pl. (Reproduit d'apres les Bulletins de la Socicte d'anthropologie de Paris, 1878, p. 296). — • D"" Eifer, l'Achondroplasie, dans le Correspondant mcdical, VI, n" 120, 15 septembre 1899. — Voir ScHWRiNFURTH, Über westafrikanische Figuren aus Talkschiefer, dans les Verhandlungen der berl. Gesellschaft für Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte, 1901, PP- (329)-(33o)et fig.
^ Scharfer, 7ieue Altertümer der « 7iew race » aus Negadah, dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache, XXXIV, 1896, p. 159, et fig, 3^ p. 160.
'* QuiBELL, Hierakonpolis, I, pl. xi et xii.
^ OuiBELL, Hierali07ipolis, I, pl. xxi, 2 et 3, xxii, 3. — Petrie, Abydos, II, pl. V, 37 et p. 25.
quable, de l'University College de Londres, en calcaire compact rouge, dont les yeux sont en cristal de röche. Un aiitre fragment de cristal est incruste au sommet de la tete K
Les monuments de la P^ dynastie oü se retroiivent des scenes
Fig. 122. — Statuhttes de Nains en ivoike. Collection Mac Gregor.
representant des captifs, monuments dont nous nous occuperons plus loin, sont une preuve de l'exactitude de cette Interpretation.
Parlons, enfin, des statuettes representant des serviteurs. Serviteurs.
Dans une tombe, a Negadah (n° 271), M. Petrie decouvrit une rangee de quatre statuettes en ivoire, placees du cote Est de la tombe, debout, a quelques centimetres de distance. Ell es representent des personnages (hommes ou femmes, il est difficile de le dire) ayant sur la tete un vase. Les yeux sont indiques par une
1 Petrie, Prchistoric Egyptian Figurcs, dans Man, 1902, n° 14, p. 17, et pl. B, I.
Vascs cn forme de figurines humaines.
perle ^ (fig. 119, n° 7). L'une d'elles se trouve a l'University College de Londres, ainsi qiie la tete d'une piece analogue en albätre.
II faut rattacher egalement a cette categorie de statuettes, bien qu'elles soient d'iin style tres different, les pieces conservees au musee de Berlin et qiii proviennent, dit-on, de Negadah. Ouelques-imes d'entre elles fönt partie de l'eqiiipage d'iin bateaii (fig. 109, S. 3, 8 et 11).
La figiire la plus curieuse est celle d'une femme, debout dans un grand vase,occapee ä ecraser quelque chose sous ses pieds. La main gauche est sur la hauche, tandis qu'elle se soutient de la droite posee au bord du vase ^ (fig. 123).
J'ai reserve pour ce chapitre quelques vases de forme humaine et qui me paraissaient se rattacher plutot ä la sculpture qu'a l'art decoratif : tout d'abord deux vases en pierre dure^et un fragment d'un troisieme vase appartenant ä la riche collection de M. Mac Gregor. L'un d'eux est une femme agenouillee tenant en main un objet ressemblant a une corne. J'ai ete frappe de l'analogie que presentait cet
F~i(t. 123. — '■ Statuette
DE Fe:NDIE debout DANS U\ GRAXD VASE.
Musees royaux de Berlin,
1 Peiri.e, Naqadn, pl. Lix, 7 et p. 21; Diospolis, p. 26, oü l'on donne comme date de succession 38. — Comparez Heuzey, Altisce national du Louvre. Catalogue des aniiqiutes chaldcennes ; sculpture et gravure ä la pomte. Paris, 1902, pp. 96, 97, 105, III, 305-306, 313-318.
2 SiHAEFER, 7icue Altertümer der « 7iezv race » ans Negadah, dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache, XXXIV, 1896, pp. 160-16 i. Un fragment d'une figurine analogue a ete trouve h Negadah. Voir Petkie, Naqada, pl. xxxvi, 95 et p. 41 ; Idem, pl. XXXVI, 96, une autre piece de provenance inconnue (fig. 109) ; une piece inedite ä l'Ashmolean Museum, ä Oxford, et une tete ä l'University College de Londres.
II semble que la femire, debout dans le vase, soit occupee ä la preparation de la biere faite au moyen de pain. — Voir Borchardt, die Dienerstatuen aus den Gräbern des alten Reiches, dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache und Alterthumskunde, XXXV, 1897, pp. 128 et s. et fig. p. 129 ; Kat. 1895, n>^ 91.
objet avec Tattribut qui apparait sur un grand nombre de sculptures prehistoriques europeennes '. L'autre est un type de nain dejä
Fig. 124. — Vases en fokme de Femmes.
connii, tandis que le fragment devait appartenir a une figure de femme 2.
1 Reinach, S., la Sculpture en Europe avant Ics infliwnces grcco-romaines. Angers, 1896, pp. 13, 18-20 et fig. 26, 28, 44, 46, 47, 48, 49.
■^ Naville, Figurines egyptiennes de l'epoquc archaiqtie, II, dans le Recueil de
Dans la premiere de ces pieces, les cheveux, reiinis en iine grosse tresse, avaient ete attaches au moyen d'un lien formant, avec l'extremite, une terminaison en fleurs de lotus. Ce detail pourrait donner quelques doutes au sujet de la date de ces monuments. Ce
Fig. 125. — Figurines d'Hippopotames en terre^ en terre emaili.ee et en pierre.
Universit}- College de Londres et Ashmolean Museum, ii Oxford.
n'est qu'avec beaucoup d'hesitation que je les publie ici comme appartenant a la periode primitive.
J'ai les memes doutes pour les deux figurines en terre cuite du
travaux relatijs ä la philologie et ä l'archeologie cgypiiennes et assjrienneSj XXll, 1900, pp. 65-66 et pl. I, II et III.
musee d'Athenes. MM. Erman et Petrie les attribuent ä la XVIIP dynastie \
Quant ä la figiire de femme debout, achetee a Louxor par M. Naville et publiee dans le meme travail que les deux precedentes, je puls difficilement y voir une ceuvre egyptienne, et je serais tente de la rattacher ä l'atelier de ceramique qui a produit la poterie noire incisee, a enduit blanchätre, dont nous avons parle plus haut (fig. 124).
Les statuettes d'animaux sont extremement nombreuses. Remarque curieuse, les artistes primitifs ont, en general, mieux compris et interprete les formes animales que la forme humaine. Ils ont sculpte les animaux les plus divers, parfois en matieres dures et precieuses.
Nous signalerons les specimens les plus interessants en les classant par espece.
On a decouvert desrepresentations d'hippopotames dans presque toutes les fouilles: aHieraconpolis,äAbydos,aDiospolis et a Gebelein. Tantot, ils sont en terre -, tantot, en terre emaillee -^ parfois encore, en pierre * (fig. 125). Une statue d'hippopotame merite une mention speciale : eile appartient au musee d'Athenes, oü eile fait partie de la collection di Demetrio. Elle est sculptee dans un granit noir et blanc extremement poli. La bete est ä peine degagee du bloc; seule la tete a ete traitee avec quelques details; l'ensemble
Statuettes d'animaux.
Hippopotames.
' Naville, Figurines cgyptie?ines de l'cpoque archaique, I, dans le Recueil de travarcx relatifs ä la philologie et ä l' archeologie egyptieimes et assyricJineSj XXI, 1899, pp. 212-216 et pl. II et III. Ces vases sont ä rapprocher de ceux qui ont ete decourertsä Abydos. Voir Garstang, El Arabab, pl. xix, E, 178; Mac Iver and Mace, El Amrah and Abydos, pl. xlviii et L. et notice de J. L. Myres, ibidem, pp. 72-75.
2 Petrie, Diospolis, pl. v, B loi (Ashmolean Museum, ä Oxford) ; Abydos, I, pl. Liii, 35 (Musees royaux de Bruxelles), et p. 26; II, pl. ix, 188, et p. 27, X, 225. — VON Bissing, altägyptische Gefässe im Museum zu Gise, dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache, XXXVI, 1898, p. 124 et fig. — Mac Iver and Mace, El Amrah and Abydos, pl. ix, 5.
3 Quibell, Hierakonpolis, I, pl. xviii, 18 (voir XLViii b) (Ashmolean Museum, ä Oxford). — Petrie, Abydos, II, pl. vi, 70, 71, 73 et p. 25.
* Calcaire : Petrie, Diospolis, pl. v, B loi et p. 33 (Ashmolean Museum, ä Oxford); Naqada, pl. LX, 22 et p. 46 (achetes ä Gebelein, University College de Londres) ; Calcrte : Quibell and Green, Hierakonpolis, II, pl. lxiv, 5, et p. 50, tombe 153 (Ethnographical Museum, ä Cambridge) ; Albätre : Petrie, Abydos, II, pl. x, 226 et p. 27.
est loiird et trapii, sans manquer cependant de caractere. M. le professenr Wiedemann, qui attira l'attention sur cette piece curieiise, n'a pas hesite ä Tattribuer alaperiode de Negadah (fig.126)*. Cette impression.se confirme encore par la comparaison avec les
Fig. 126. — HipPOPOTAME en granit xNoir kt blanc. Musee d'Athenes.
statues de lions decouvertes par M. Petrie ä Coptos ^ et qui appartiennent a la periode primitive.
Lions- Le type du Hon est surtout interessant. Les plus anciennes
pieces ont ete decouvertes dans une tombe a Bailas par M. Ouibell. Elles sont en ivoire et representent l'animal couche, la tete basse, la queue relevee sur le dos. On les considere comme ayant fait partie d'un jeu ^. D'autres specimens, a peu pres contemporains, ont ete achetes par M. Petrie et sont actuellement k- l'University College de Londres. La provenance probable en est Gebelein, oü se trouve une vaste necropole prehistorique qui n'a, malheureuse-
' Wiedemann, zu NagaJa Periode, dans la Orientalistische Liticratitrzeitintg, III, 1900, colonne 86.
^ Pfc-TRiE, Koptos, pl. V, 5, et p. 7 (une d'elles a l'Ashmolean Museum, ä Oxford).
^ Petrie, Naqada, pl. vii, Q 711, etpl. LX, 12, 16, 17, et pp. 14, 35 et 46.
ment, pas encore ete l'objet de foiiilles regulieres et seien tifiqiies. Ces lions, en calcaire, sont d'iin type analogue aux lions de Dallas ; mais on remarque deja, sur deux d'entre eiix, un mouvement de la tete qiii se retrouve sur presque tous les specimens posterieiirs * (flg. 127). Un autre exemplaire, de provenance incertaine, est plus massif,et c'est kpeine si Ton en a degage la forme du bloc de
FlG, 127. FlGUKINES DE LlüNS.
Universitv College de Londres.
calcaire -. Le tombeau royal de Negadah, vraisemblablement contemporain de Menes, a donne deux figurines de lion : l'une en cristal de roche^ d'un travail brut rappelant les pieces plus anciennes '^ ; l'autre en ivoire, oü le sculpteur s'est efforce de
' Petrie, N'ciqaJa, pl. i.x, 24, 25 et 26.
2 Petrie, Naqada^ pl. i x, 23.
■^ DE Morgan, Recherchcs sur ks Origmcs, II, fig. 700 et pp. 193-194.
rendre le detail^ indiqiiant soigneusement les oreilles et la criniere '.
Les lions en ivoire, decouverts dans iine des tombes privees entourant le tombeaii du roi Zer, montrent encore iine forme moins
Fig. 128. — FiGUKiNES dk Lions.
imparfaite, et M. Petrie note, sur un des exemplaires, deux mouchetures indiqiiees au dessus des yeux. Cette particularite ne se rencontre pas sur les monuments eg3'ptiens, mais est frequente sur ceux de la Mesopotamie. II constate aussi que la position de la queue, placee sur le dos et recourbee ä Textremite, est identique
1 DE Morgan, Rechcrches sur les Origincs, II, fig. 699 a et h, et pp. 192-194. — DE Bissing, les Origines de l'Egvpte, dans V Anthropologie, IX, 1898, pl. in, 8 et p. 249. Un specimen analogue se trouve dans la collection de M. Hilton Price, ä Londres. Voir Price, Hilton, Notes lipon some Predynastic and Early Dynastie Afitiqiiities from Egypt iti the Writer's Collection, dans V Archaeologia, LVi, 1899 (tirage ä part, p. 5, fig. 5, h, et p. 10).
pour cette Statuette et Celles des necropoles prehistoriqiies '. Derniere particularite : deux lignes en relief accusent iiettement le contoiirdu mufle (%. 128).
Les fouilles d'Amelineau, dans les memes tombeaux d'Abydos,
Fig. 129. — Statue de Lion, decouverte a Coptos. Ashmolean Museum, h Oxford.
avaient deja donne un Hon en ivoire -, ainsi qu'une tete siir laquelle les deux lignes du mufle ^ sontplus accusees. Cette particularite est
1 Petrie, Royal Tombs ofthe earliest dyjiasties, II, pl. vi, 3 et 4, et p. 23.
^ Amelineau, les Nouvelles fouilles d'Ahydos, 1 895-1 896. Compte rendu in extenso. Paris, 1899, pl. xxxi.
''• Amelineai;, les Nouvelles foiälles d'Ahydos, pl. xlh et p. 307, oü on le decrit comme se trouvant sur la planche xli.
surtout interessante dans ime statue de taille plus grande. II s'agit d'une sculpture en calcaire decouverte par M. Petrie ä Coptos et qni reproduit les principales caracteristiques des petites figurines. On la reporterait volontiers a l'epoque du roi Zer, et cette date conviendrait alors egalement a l'hippopotame du musee d'Athenes. Les documents sont trop peu abondants, cependant. pour pouvoir fixer avec precision l'apparition d'un type ' (fig. 129).
Les fouilles executees pendant l'hiver 1902-1903 dans le temple d'Osiris, a Abydos, ont donne toute une serie de figurines de lions en ivoire, d'un excellent travail. M. Petrie, d'apres leur style, les attribue ä une date posterieure au regne de Zer ou de Menes. Deux d'entre elles sont des lionnes et, chose curieuse, elles portent des colliers. Le sculpteur a-t-il voulu indiquer par lä des animaux dornest! ques ? Une autre a les yeux incrustes en chalcedoine -.
Les fouilles d'Hieraconpolis ont amene la decouverte d'une remarquable statue de Hon, en terre cuite, dont nous aurons l'occasion de nous occuper ä propos des premiers monuments egyptiens.
Signaions enfin, pour terminer l'examen des figurines de lion^ un exemplaire en terre emaillee provenant egalement d' Abydos -^ Chiens. Les figurines de chiens sont moins nombreuses ; nous les divi-
serons en deux groupes principaux : le type, plus archaique, represente par des statuettes en terre emaillee decouvertes ä Hieraconpolis et ä Abydos '* ; l'autre, plus recent, par des figurines en ivoire^ rappelant davantage les statuettes de lions de l'epoque des premiers souverains de la P'^ dynastie ^. Ces chiens portent autour du cou un Collier (fig. 130).
On peut distinguer egalement deux races differentes : une race
^ Petrie, Koptos, pl v, 5, et p. 7.
^ Petrie, Abydos, II, pl. 111, 23-29, et p. 24. Lionnes : 26 et 28. CEil en chalcedoine : 29.
3 Petrie, Abydos, II, pl. xi, 246 et p. 28.
^ OuiBELi,, Hierako7ipolis, I, pl. xx, 13, et p. 13 (singe); II, p. 38 (singe.''). — Petrie, Abydos, II, pl. vi, 67 et 68 .^ et p. 25.
•"' DE Morgan, Rechcrchcs sur les Origincs, II, fig. 698, a et b, et p. 192. — de Bissing, les Origines de l'Egypte, dans V Anthropologie. IX, 1898, pl. in, fig. 7, 9 et II, et p. 249 — Petrie, Royal Tonibs of tlie ecirliest dy7iasties, II, pl. vi a et xxxiv, 21 et 22, et p. 37 : Abydos, II, pl 11, 13, et in, 22 (Musees royaux de Bruxelles), et p. 24.
de dogiie, forte et puissante, qu'on employait a la chasse au lion \ et ime race de grand chien courant de haute taille, aux formes elancees, aux oreilles pendantes, a la tete semblable ä celle du fox hound anglais, ä la robe variee de blanc et de noir ou de blanc et de brun rouge -. C'est ä cette espece qu'il faut rattacher le chien
Fig. 130. — Statuettes de Chiens.
represente par une Statuette en ivoire decouverte ä Hieraconpolis et actuellement a TAshmolean Museum, a Oxford -* (fig. 131)- Encore deux fragments grossiers, en terre, dans lesquels M. Qui-
^ Petrie, Ahydos, II, pl. 11, 13. — Ouibell, Hierakonpolis, I, pl. xix, 6, et, plus haut, fig. 63.
^ Voir Lenormant, Fr., siir les Animaux employcs par les aticiem, Egyptiens ä la chasse et ä la gitcrre, dans les Comptes rendtis des seances de l' Academie des Sciences de Paris, 31 octobre, 7, 14 et 28 novembre 1870, reimprime dans Notes sur un voyage en Egypte. Paris, Gauthier-Villars, 1870.
3 Les pattes etaient rapportees. C'est le chien dont un fragment seulement avait ete publie dans Quibell, Hierakonpolis, I, pl. xii, 7. La meme race se retrouve, notamment, ä Beni Hasan, sous la XII" dynastie. Voir New- I5ERRY, P. E., Bcni Hasan, I, pl. xxx. — Voir, sur les chiens en Hgypte, outre l'article de Lenormant cite ä la note precedente, Birch, the Tablei of AnteJaa II, dans les Iransactions of ilie Society of Hhlical arcJia-ology, IV, 1875, pp. 172-195, pl. et fig.
bell reconnait des chiens i et qui sont surtout interessants par leur analogie avec des figurines europeennes ' (fig. 130), et c'est a peu pres tout ce qu'on a retrouve de ce genre.
Dans le temple de Hieraconpolis, comme dans celui d'Abydos, on decouvrit des quantites enormes de statuettes de singes, en pierre, en ivoire et en terre emaillee, blanche et brune, vert clair et bleue ou pourpre.
Les pieces les plus curieuses sont des blocs en pierre, a peine
Fig. 131. — Fragment de Statuette dk Chien, en ivoire. Ashniolean Museum, h Oxford.
degrossis, provenant d'Abydos, oü, seule, la tete est indiquee avec precision (fig. 132). A cote se trouvait un silex naturel qui presentait une saillie ayant une vague ressemblance avec la tete d'un singe. On l'a conserve, remarque M. Petrie, precisement ä cause de cette analogie. « Le grand silex naturel semble avoir ete pris, dit-il, ä cause de sa ressemblance avec un singe. Aucun autre grand silex n'a ete trouve dans l'aire du temple, et ceux-ci ont du etre apportes du desert d'une distance d'un mille ou davantage. Puisqu'on les
' QuiBELL and Green^ Hierakonpolis, II, pl, lxiii, 7 et 10, et p. 50.
^ Reinach, S., /a Sadpture en Europc avant les inßuences greco-romaines, fig. 366, p. 125. — HOERNES, Urgeschichte der bildenden KiDist im Europa, pl. XV, 11-14, et p. 522. La figurine Hierakonpolis LXiii, 7, me parait etre un taureau et doit etre rapprochee de Celles decouvertes ä la Station de l'Argar, en Espagne : Voir Siret, H. et L., les Premiers Ages du metal dans le sud-est de l'Espagne. A.r\v&vs, 1887, pl. xvii, 1-3, et pp. 123-124 ; ainsi que de Celles decouvertes ä Coucouteni : Voir Butzureano, G"". C, Note sur Coucoute7ii et plusieurs autres stations de la Moldavie du nord, dans le Compie rendu die Congres international d' anthropologie et d' archeologie prehistoriques, X^ Session^ ä Paris en 1889. Paris, 1891, pp. 299-307 et pl. II, 17 et 18. (Renseignements fournis par M. le baren de Loe).
avait places avec les figiires de singes les plus rudimentaires, il semble que nous ayions alors les pierres fetiches primitives, choisies ä cause de leur ressemblance avec l'animal sacre et venerees comme telles, peut-etre avant toute autre tentative de representations artificielles » \ N'insistons pas sur ce point qui touche a la destination de ces statuettes, sujet qui nous occupera plus tard.
Une autre Statuette en pierre tres grossiere provient du temple de Hieraconpolis '-. L'espece de singe representee est le cyno-
FlG. 132. — SiLEX XATURKLS RETOUCHES DE FAgOX A RESSEMBLER
A DES SiNGES.
Decouverts dans le temple d'Abydos.
cephale, accroupi sur le sol, les pattes de devant posees sur les genoux. Des figurines de ce genre sont extremement nombreuses, copiant toujours ce meme type, parfois sommairement, parfois avec un souci du detail et une Observation remarquables ^. Un groupe sculpte donne l'image de deux petits singes accroupis devant le grand ^.
Toutes ces statues sont en terre emaillee ; une seule est en ivoire ^ (fig. 133).
1 Petrie, Ahydos^ II, pl. ix, 190-196, et p. 27.
2 QuiBELL and Green, Hicrako7ipolis, II, pl. xxxii, i, et p. 43.
3 Petrie, Abydos, I, pl. liii, 7, 8, 9, 11, et p. 25 ; II, pl vi, 50-61, 64 et 65, et p. 25 ; IX, 197 et 202 et p. 27 ; x, 217-219 et p. 27 ; xi, 233, 235, 238, 247, 248 et 253, et p. 28. — QuiBELL, Hierako?2poliSj I, pl. xxi, 10 et 11 ; xxii, 11 et 12.
■* Petrie, Ahydos, II, pl. vi, 49, et p. 25. 5 Petrie, AbydoSj II, pl. 11, 12 et p. 24.
Fig. 133. — Figurines de Singes.
löl
Citons enfin, mais pour ainsi dire a titre d'exception, quelques statues representant une autre espece de singe qui a remarquablement irispire l'artiste primitif. C'est a Hieraconpolis et a Abydos qu'on a trouve ces statues de singes, tenant tendrement dans les bras leur petit ^ qui retourne la tete d'un geste effarouche ; ou encore le singe accroupi, les pattes de devant touchant le sol. Dans ce dernier exemple, le sculpteur a completement separe les pattes qui se posent, tout naturellement, sur un petit socle carre 2.
Fig. 134. — - FiGURixHS ex terre de Bestiaux et de Porcs. Ashmolean Museum, k Oxford.
Üne figurine nous montre un singe en marche, dont l'allure a ete spirituellement saisie ^ (fig. 133).
Une tete de singe, en terre cuite, actuellement a TAshmolean Museum, ä Oxford, parait avoir fait partie d'un exemplaire plus fini que les nombreuses statuettes en terre emaillee dont il vient d'etre question ^.
Les representations du taureau, de la vache et du veau etaient
Bestiaux.
1 Petrie, Adjdos, II, pl. IV et V, 41, et p, 25 (terre emaillee). Hicrnkonpolis, I, pl. xviii, i (pierre).
2 Petrie, Abydos. II, pl. in, 16 et p. 24 (ivoire).
3 Petrie, Abydos, II, pl. i et vii, 86 et p. 25 (terre emaillee). ■* Oi'iBEi.L and Green, HieraJionpolis, II, pl. i.xii, i et p. 49.