‹ L'art en FranceChapitre 14 sur 92 · II. -J. CHARTIER · texte numérisé non relu

II. -J. CHARTIER

Bon nat; rès avoir

Murat, maréchal de France, plus tard roi de Naples, époux de Caroline, la propre sœur de Napoléon, après une carrière militaire pleine de gloire qui entourait son nom d’un réel prestige, est mort fusillé à Pizzo (royaume de Naples) le 1 3 octobre 1 8 1 5, après avoir tenté un débarquement dans le but de soulever ses anciens sujets contre le Bourbon que la Restauration avait ramené sur le trône que lui avait ravi l’empereur Napoléon pour le donner à son beau-frère.

Le peintre a représenté Murat à Iéna au moment où, entouré d’un brillant état major, tète nue, le sabre au poing, il s’élance à la charge, entraînant après lui les escadrons qu’il enflamme par son ardeur. Avec Lasalle, c’était le général le mieux lait pour entamer l’ennemi. Un jour où l’Empereur, Sainte-Hélène, revenait sur le désastre de Waterloo, il a porté sur Murat ce jugement qui restera celui de la postérité : « Ce jour-la, Murat nous eût valu peut-être la v ictoire, car que nous fallut-il

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dans certains moments de la journée? Enfoncer trois ou quatre carrés anglais. Or Murat était admirable pour une pareille besogne. Il était précisément l’homme de la chose; jamais, à la tête d une cavalerie, on ne vit quelqu’un de plus déterminé, de plus brave et de plus brillant. »

Le peintre M. Chartier est jeune : il est né à Château-Chinon en 18G0 ; son tableau de cette année le classera définitivement. Elève de Cabanel, il a déjà eu du succès avec la Destruction de la brigade Ponsonby à Waterloo , — le Passage du gué , le Retour des manœuvres , — et Bien reçu.

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