LA VISITE AU MALADE
ALEX. STRUYS
(Exposition des Champs-Élysées)
Ce simple sujet, par la façon sobre dont il est traité, le souci du caractère, les attitudes justes, les expressions vraies, la répartition heureuse de la lumière, en un mot, par tout ce qui constitue le caractère d’un tableau, et par-dessus tout cela, une matière de peinture excellente, grasse, pleine, brillante et ferme ; constitue une des meilleures œuvres du Salon des Champs-Elysées.
La scène est simple, sans viser à exprimer une idée générale, il en ressort cependant un hommage et un exemple. Le prêtre se voue au soulagement des malades. L’intérieur ne sent pas la misère, et il n’y a là ni désespoir, ni drame ; un homme meurt dans son lit, son voisin l’assiste, sa fille, une jeune mère au pied du grabat, regarde le moribond les larmes aux yeux, et porte son petit enfant dans les bras, lout cela est senti, rendu, éclairé d’une façon merveilleuse, et les moins experts ressentent une impression en face de cette œuvre.
M. Struys est né à Anvers, en i85a ; il occupe une belle place dans l’Ecole belge, nous le connaissions peu en France, encore qu’il y soit déjà venu, l’Exposition Universelle lui a rendu hommage en lui donnant la médaille d’or. En dehors d’œuvres de chevalet, telles que les Oiseaux de proie, le Mois de Marie, Confiance en Dieu, M. Struys a exécuté des peintures murales à la Wartburg où fut enfermé Luther ; et sa réputation est solidement établie.
Chez le Barbier
La première étoile
Les Halles
D, A\Ài LLÀ RM
Amatérassu, la déesse du soleil
MBORMBHBBSI
TEXTE DES GRAVURES