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LE PALANQUIN DE LA MARIÉE

M. EUGÈNE GIRARDET ( Salon du Champ-dc-Mars)

On constate comme suite de l’idée de l’expansion coloniale en faveur dans tous les États de l’Europe, une singulière recrudescence de sujets empruntés par nos peintres à la vie des colonies. C’est ainsi que depuis trois ans s’est constituée une Société clés peintres orientalistes.

M. Eugène Girardet affectionne l’Algérie, et dans ces dernières années il a dû ses succès à des scènes empruntées à cette région. Aujourd’hui il nous fait assister à l’épisode du retour de la mariée au douar de son époux; toute la tribu est en marche et les tribus environnantes conviées à la fête font cortège à la jeune épouse. La musique précède, les caïds suivent à la tête du douar, les cavaliers se répandent dans la plaine, se livrent à la « fantasia » et font parler la poudre. Cachée dans ce grand berceau qui se balance au dos du chameau conducteur de la caravane nuptiale, la jeune épouse et ses compagnes entendent 1rs hourras des cavaliers qui simulent des combats et mêlent le bruit des détonations aux accents des flûtes kabyles.

M. Girardet est un élève deM. Gérôme; il est né en 1 854 et a débuté au Salon des Champs- Elysées en i874. En 1887 il a abandonné la Société des artistes français pour passer au Cbamp-de- Mars où il a inauguré en 1890 ses sujets orientaux avec un réel succès. Ses tableaux le Simoun /es Touaregs en razzia, ont été très remarqués; il excelle à rendre l'atmosphère du désert et les types des diverses contrées de nos possessions d’Afrique. “ 1

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