‹ L'art en FranceChapitre 71 sur 92 · M” LUCAS ROBIQUET · texte numérisé non relu

M” LUCAS ROBIQUET

(Salon des Champs-Elysées)

Parmi les Orientalistes qui forment une école à part dans l’Ecole moderne, Mmo Lucas Robiquet sollicite une place et l’obtient puisque déjà plusieurs de ses scènes de mœurs de la vie arabe ont été remarquées, et l’une d’elles a mérité une médaille en 1 894 -

Le Philosophe qui a servi de type à l’artiste est un de cesDiogènes de l’Orient qu’on rencontre dans toutes les villes mahométanes au coin des ruelles ou des places publiques accroupis au soleil, objet du respect de tous malgré ses haillons, insoucieux du temps, de la fortune eL des choses d’ici-bas, vivant dans un kiej perpétuel. «Ne le dérange pas, dit le poète, il t’appellerait chien » ; le philosophe ne demande comme Diogène qu’une seule grâce: «Ote-toi de mon soleil». L’artiste a voulu reproduire un des caractères les plus frappants de la vie arabe, et en mémo temps, elle a fait œuvre de peintre en luttant avec la lumière, en enveloppant sa figure dans la lumière et s'essayant à détacher le grossier burnous clair qui revêt son philosophe sur le fond blanc de la muraille pi'ès de laquelle il passe de longues heures accroupi.

Madame Lucas Robiquet est une élève de Barrias, elle ne néglige aucune occasion d’exposer ; et nous avions déjà remarqué son œuvre, en dehors des Expositions annuelles, dans les salons de la rue de Sèze.

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