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FEMME COUCHÉE

M. P. CARRIER-BELLEUSE ( Salon du Champ-de-Mars)

Elève de Cabanel et de Galland, âgé de quaranle-quatre ans, fils du sculpteur bien connu enlevé trop jeune à son art; M. Pierre Carrier-Bellcuse, auteur d’une foule de portraits et de scènes de gem’c, parmi lesquelles toute une série d’études de danseuses peintes à l’école de danse de notre Opéra; semble bien désormais avoh' choisi le pastel comme son moyen d’expression le plus habituel.

Ici le sujet est simple, une jeune femme au repos confie ses secrets à l'oreiller; le peintre s’est proposé de donner à la chair toutes les délicatesses et tout le velouté que le pastel seul peut rendre. Il est certain en effet que ce crayon léger, poussière délicate qui se fond sous le pouce du peintre est bien fait pour rendre ce que les Italiens appellent la morbidezza des chairs.

Diane se croyait seule, comme elle sortait du bain dans sa chaste nudité ; elle entend un bruit de feuillage, et, surprise, s’arrête aux écoutes. C’est encore là un de ces sujets empruntés à l’antiquité que cent lois les artistes ont

et des toiles ; et le but idéal est la beauté de la forme, la transparence, la lumière, la noblesse du type. La chaste Diane est avec Minerve l’idéal de beauté, elle a ses flèches à côté d’elle, et garde encore quelques traits, Actéon n’est pas loin, elle va punir l’imprudent et le changera en cerf.

Elève de Léon Cogniet, de Delaunay et de Gérôme, M. Albert Edouard est âgé de cinquante ans, on lui doit une Briséïs pleurant Patrocle, Lamartine et la Muse, et quelques bons portraits. En somme l’artiste reste fidèle a l’antiquité et aux sujets élevés.

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