PREFACE
Afin de rendre ces connaissances esthétiques plus fructueuses , j' ai pris soin de les grouper sous trois titres spéciaux : 1° le Paysage; 2° la Figure; 3° les Moyens d'art.
Dans le Paysage, après avoir considéré les jeux de la lumière, je me suis attaché, d'une façon générale , à faire saillir les principaux caractères de la beauté, et à montrer que tous sont applicables à la photographie. J'indique au photographe quelles sont les différentes manières de faire son tableau, quelle en est la composition, quelles en sont les lois, tout en m 'efforçant de lui prouver que le 'photographe peut les suivre avec une grande facilité relative.
J'aurais voulu, pour mieux lui montrer la véracité de ce que j'avance, lui faire passer sous les yeux mes épreuves personnelles. Malheureusement, Fauteur ne peut rester à la merci de tous ses lecteurs, ni faire accompagner son livre d'un barnum chargé d'une exhibition de ce genre. Pour réparer cette lacune, dans la mesure du possible, tout en satisfaisant aux exigences de la typographie, j'ai demandé à un procédé purement mécanique de rendre quelques-unes de mes épreuves, quoique je regrettasse que le procédé employé ne pût approcher davantage des modèles originaux.
Suivant pour la Figure la même marche que pour le Paysage, j'ai esquissé, à l'usage du photographe, l'esthétique particulière de celle-ci, traitant à part la construction de l'atelier, T éclairage du sujet, V ostèologie et' la myologie de la face, le portrait, le groupe, le sujet de genre et les animaux.
Dans les Moyens d'art, je comprends tout ce qui a trait aux manipulations spéciales du développement artistique
des instantanées et des posées pouvant très nettement conduire à l'art, à certains tirages, à V agrandissement , aux projections et à la photostèrèographie.
En un épilogue, j'indique ce moyen d'art suprême, la Couleur. Partant de la superbe découverte de M. G. Lippmann, qui nous donne absolument, sinon encore tout à fait pratiquement , la photographie des objets avec leurs couleurs naturelles, je réunis tout ce qui a été fait dans cette voie, de façon que V artiste, désireux de V aborder et d'y progresser, puisse le faire en toute connaissance de cause.
L'Art en Photographie se trouve donc ainsi, bien et dûment, je l'espère, une syntaxe compréhensible applicable, et par cela même utile, de cette grammaire qui a nom La Pratique en Photographie. S'ils forment deux ouvrages indépendants , ils constituent mieux encore deux ouvrages qui se complètent Vun Vautre.
Je crois avoir, de la sorte, rempli le programme que je m'étais proposé : être utile ci tous ceux qui se sentent la louable ambition de tenter L'Art photographique et de réussir dans leur entreprise.
FREDERIC DILLAYE.