Images inversées
LA PHOTOSTEREOGRAPHIE,
tion respectivement naturelle, il faudra donc couper la photocopie de façon à remettre D et G dans la position où les montre la figure 1.
Lorsqu'il s'agit d'une photocopie sur papier sensibilisé, rien de plus simple : on coupe l'épreuve double au calibre en prenant soin de faire passer sur les mêmes points de chaque image l'un ou l'autre des grands côtés. On plie l'épreuve par le milieu, on sépare les deux images et on colle à gauche celle de droite et à droite celle de gauche.
Mais les épreuves photostéréoscopiques sont beaucoup plus belles par transparence que par réflexion. Aussi préfère-t-on les tirer sur glace au gélatino-chlorure que sur papier sensibilisé. L'exposition et le développement se font comme pour les diapositives de projection, mais en poussant cependant à une intensité un peu plus grande la tonalité générale de l'image. Pour éviter le phénomène de la transposition, il devient donc nécessaire de couper préalablement le phototype. Méthode délicate, ennuyeuse. Résultat encombrant et susceptible dans la suite de donner naissance à des erreurs. Pourtant cette manipulation s'impose inéluctablement. Youdrait-on s'y soustraire? La photocopie obtenue sans transposition des images ne donnerait plus dans le stéréoscope la sensation du relief. L'effet stéréoscopique se trouverait donc détruit. Que dis-je? entièrement renversé. Les saillies deviendraient des creux ; les creux des saillies. Combinées suivant une résultante unique, les deux images nous présenteraient, par cette résultante, l'impression absolument contraire à l'impression cherchée. Au lieu d'une statue qu'on aurait voulu représenter, par exemple, nous verrions le moule de cette statue. Nous n'aurions plus de la stéréoscopie, mais de la pseudoscopic.
Pour obvier à ces divers inconvénients et rendre tout à fait pratiques les tirages sur verre des épreuves diapositives photostéréoscopiques, M. Ch. Monti a eu l'heureuse idée de construire un châssis spécial. Plus n'est besoin de couper le phototype ni de lutter contre les difficultés complexes d'un repérage soigneux. Avec ce petit instrument, la transposition se fait facilement, sûrement, proprement et rapidement. A l'aide d'un mécanisme fort simple, l'écartement et la hau-
IvART EN PHOTOGRAPHIE.
teur des images se règlent à l'avance et restent exactement les mêmes pour tous les tirages.
Dans le cas des images sur verre, on peut cependant éviter la transposition en employant, pour regarder les images, un stéréoscope spécial, dit inverseur, et inventé par MM. de J. Garpentier et Gaumont. Dans ce cas, au lieu de placer l'épreuve de façon que la gélatine soit en face des oculaires, on la place de telle sorte qu'elle regarde le verre dépoli.
Le montage des épreuves sur verre se fait en tous points de la même façon que celui des diapositives pour projections. Seulement on doit employer un cache à double ouverture, présentant chacune les dimensions du Gongrès ci-dessus indiquées et séparées entre elles par une bande de 0m,004.
Je ne saurais trop vous recommander ce moyen d'art pour les petites photographies, mais je vous le recommande surtout sur verre.
La photostéréographie sur papier est considérablement inférieure à la photostéréographie sur verre.