‹ L'art et l'enfantChapitre 5 sur 114 · I.NTUODI'CTION. Ib · texte numérisé non relu

I.NTUODI'CTION. Ib

rie » oïl juin 1904 et dont nous aurons à reparler l(»iii;uement, ainsi que les deux Congrès pour VEnso'njnement du Dessin qui se sont tenus à Paris, l'un le Congrès in((Miialiniial en 1900, l'autre le Coulures national en 190G, attestent clairement ([ue la question de l'éducation esthéli([ue de reniant a fini tout de même par passer en France au [premier plan des préoccupations pédagogiques contemporaines.

Aucune tache plus attirante ne peut solliciter à cette heure la pensée des éducateurs. Mais aucune, il faut l)ien le dire, ne réclame plus impérieusement, pour être menée à bien, l'étroite collaboration des maîtres et des parents. Car on s'efforcerait en vain de former à l'école le goût de l'enfant, si les parents n'avaient soin de continuer eux-mêmes la leçon du maître. Et vainement aussi on créerait à la maison comme une atmosphère artistique, si des douces visions du milieu familial l'enfant passait dans la nudité morne du milieu scolaire. Que les parents et les maîtres, mettant en commun leur amour de l'enfance et leur science du jeune âge, s'entendent donc pour réaliser cette œuvre charmante de l'éducation esthétique, qui consiste à placer la beauté de l'enfant en présence de la beauté des choses !

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