AZINES ANGLAIS ET AMERICAINS
IL y a un demi-siècle environ, de grands journaux hebdomadaires, illluslration, le Monde illustré, VUnivers illustré, elc, se fondèrent en France à l'imitation des journaux anglais, comme the Ilhislration, Ihe Graphie, dont ils reproduisaient autant que possible le ton et la physionomie. L'essai réussit et nos anciens recueils, dont l'histoire serait curieuse à faire, le Magasin pittoresque et le Musée des familles, par exemple, en reçurent un coup dont ils ne se sont pas encore vraiment relevés.
On aurait pu croire que le mouvemeiil ne s'arrêterait pas là, ol que nous aurions bientôt, comme les Américains et les Anglais, de grosses revues mensuelles ou bi-mensuclles, bourrées de romans, de nouvelles, de poésies, d'études historiques, d'essais critiques, d'articles d'actualité, de (( plais du jour », si je puis dire, le tout abondamment illustré dans le texte et hors texte par
tous les procédés de gravure et de reproduction.
11 n'en a rien été. De limides tentatives ont été faites. Des publications d'un vrai luxe ou d'une conception ingénieuse, mais qui sont aux magazines anglo-saxons ce cjue nos journaux quotidiens sont à leurs gigantesques newspapers, ont été lancées, et quelques-unes se soutiennent grâce à vin petit nombre d'amis fidèles, vivant d'espérances et d'efforts au milieu de l'indifférence du grand public de ce pays. — En fait de périodiques illustrés, la majorité des lecteurs français se contente encore des Illustrations de la Revue des Deux Momies.
Ce n'est pas de quoi les rendre fiers. Aussi avons-nous pensé qu'il serait utile d'appeler l'attention sur ce qui se fait ailleurs en ce genre de publications ; car en beaucoup de pays, y compris l'Allemagne, ce qui se fait est mieux que chez nous ; et, si c'est en se regardant exclusivement le nombril qu'on arrive au Nirvana, ce n'est cj[u'en voyant tout autour de soi, en rivalisant et en luttant, que les nations, comme les individus, jouissent pleinement de l'activité de la vie.
Les Anglo-Saxons des États-Unis sont véritablement les ini-
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"The Quiver." — Revue mensuelle illustrée de famille, particulièrement destinée aux lectures du dimanche. La livraison de 80 pages, . . 60c. Un an franco par poste . . . 9 frs. 50. TAe Times (Londres) dit :—'" The Quiver ' contient une grande variété de sujets tant religieux que séculiers. Il est incontestable qu'au point de vue de ses illustrations il surpasse tous ses contemporains."
"Cassell's Family Magazime." — Revue mensuelle illustrée. Li livraison de 64 pages et frontispice . . . 70c. Un an franco par poste ... 11 frs. TAe Tiin^s (Londres) dit de " Cassell's Family Magazine " : — " Les romans en sont excellents, les illustrations très fines, les sujets bien variés : il renferme beaucoup de renseignements utiles, et l'ensemble en est très attrayant "
"LiPTLE Folks." — Revue mensuelle illustrée pour les enfants. La livraison de 72 pages. . . . 60c. . Un an franco par poste. ... 9 frs. 50. T/ie Graphie dit :— "Tout le monde reconnaît que ' Little Folks' est la meilleure publication pour les enfants."
" Tme MA(iA'/.iNE OK Art." — Revue mensuelle des Beaux-Arts. La livraison de 40 pages et fronti.spice (eau-forte, acier, photogravure ou chromotypogravure) . . . i fr. 25. Un an franco par poste, 18 frs. 50.
7'/:^ .S')'rt«rf(i/-.i'(Londres> dit :—" Le charme de ses gravures et l'excellence de son texte imposent le 'Magazine of Art ' à tout admirateur de l'Art."
Cassell's Saturday Journal. —Publication populaire illustrée. Le numéro hebdomadaire de 24 pages . . . toc. ; livraison mensuelle. . .60c. Un an franco par poste. . . 8 frs. The Times (Londres) dit :—" C'est le journal le mieux traité et le meilleur marché de tout ce qui s'est produit en littérature populaire."
'• \V'>RK." —Revue illustrée théorique et pratique pour les travaux de profession ou d'amateur.
Le numéro heb lomadaire de 16 pages. . . loc, livraison mensuelle . . . 60c. Un an
franco par poste ... 8 frs.
The Saiurdav A'^/<7t/ dit : — " C'est une réflexion curieuse mais néanmoins véridique qu'il n'existe personne
d'une intelligence et d'une force tout ordinaires qui ne puisse tirer en peu de temps du ' Work ' les
connaissances nécessaires pour gagner sa vie."
C.ASSELL & COMPANY, Limited, Rue Bleue, 12, Paris ; Londres et Melbourne.
tiatcurs de ces fortes revues, bien imprimées, sur beau papier, qui sont dévorées tous les quinze jours ou tous les mois par des centaines de mille de lecteurs, et dont les illuslrations sont telles qu'elles servent ensuite à enrichir des éditions de luxe.
Aujourd'hui, les principales se publient à New \ork. ou à Philadelphie, ou à Boston, et simultanément à Londres. Le Harper's Monthlv Mnfjnzine est dans ce cas, ainsi que le Scribner's et le Cenlury Jlhislralcd Moidlily Miujazine, dont les bureaux sont à
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.\ew-\ork, l nion Square, et ({ui a pour représentant et éditeur, à Londres. AI. T. Fisher Unvin ; le LippinnolCsMontlily Magazine, de Philadelphie, qu'éditent, a Londres, MM. Ward, Lock, Bowdcn et C'". Inversement des publications anglaises comme the English Illustraled Magazine, de la maison Macmillan, et les nombreuses revues de la maison Cassell, qui a des succursales à Paris et à Melbourne, n'appartiennent guère plus à l'Angleterre qu'aux Etats-Unis.
Toutes ces revues, et d'autres encore, — car je n'ai pas la vaine prétention d'être complet et ceci n'est qu'un aperçu, — forment chaque mois un gros fascicule du type in-8" jésus, de cent vingt à cent soixante pages, à deux colonnes, le plus souvent. L'exécution typographique en est remarquable. Quant au texte, Henry James, Robert L. Stevenson. ^^ illiam Black, Rider Haggard, y publient leurs romans ; Swinburne, Austin Dobson, H. S. Morris. Whittier, Alfred Austin, Buchanan, Oliver W. Holmes y donnent ou y ont donné leurs vers; Sainlsbury, Edmund Gosse, Hawthorne, Andrew Lang, Max O'Rell, Mark
•■The Nnubhka," 'Zl!
LIPPINCOTT'S^