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FIG. 55. — LA FEMME POSSÉDÉE

(Détail du groupe ci-dessus, fig. i>4.)

leux que l’artiste ait eu plus d’une fois l’occasion de voir la variété démoniaque de l’attaque d’hvstérie. La bouche ouverte, contournée, la langue tirée de côté, les gdobes oculaires convulsivement relevés en haut, les muscles sourciliers énergiquement contractés, tous ces détails si caractéristiques sont rendus avec une vérité saisissante. Le renversement du corps et de la tête en arrière, la saillie du cou et de la poitrine viennent compléter la ressemblance. Le mouvement des bras est fort heureusement disposé pour ajouter encore à l’impression de convulsion violente. Les cheveux, longs et abondants, sont tiraillés en deux directions opposées, en haut par la main gauche, en bas par la main

droite, et l’on sait qu’il est fréquent de voir les hystériques en attaque saisir à pleines mains leur chevelure, souvent même s’arracher des poignées de cheveux.

L’attitude des jambes est moins typique; on sent que l’artiste a été obligé de sacrifier à certaines exigences de métier pour équilibrer son sujet. Le mouvement en est d’ailleurs bien choisi, et s’harmonise heureusement avec celui du torse et des bras.

Cette statue qui, de l’avis des critiques., doit être considérée comme une œuvre de premier ordre au point de vue sculptural, mérite également une des premières places parmi les monuments figurés qui reproduisent, avec le plus grand souci de la vérité, un désordre pathologique.

Elle est le pendant en sculpture des possédés de Rubens, dont nous avons indiqué la surprenante exactitude. La figure, . en . particulier, offre de grandes analogies avec

FIG. 56. — l’image du délire, statue

EN marbre de HENDRicK de KijESER. celle de la Possédée guérie imr saint

(Musée de l’État, A Amsterdam.) Ignace, au musée de vienne.

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