‹ L'art et la médecineChapitre 43 sur 191 · É LIVRANT · texte numérisé non relu

É LIVRANT

LES DÉMONIAQUES. 127

petits diablotins, qui se dirigent yarsrje; troupeau de porcs paissant(aii sommet de la falaise.

La 'Seconde gravure (Fig.- 78): du même, auteur nous offre la guérison .de l’enfant possédé. Et increpavit Jésus $pjriiii/]ti immundum et satiapit pueruni.

(Luc,. , eh. ix). La scène se passe au milieu.' d’un magnifique paysagn ou les colonnades, statues et motifs architecturaux tiennent la. plus gran'de place. L ’a$si$tance est nombreuse, agitée de sentiments divers. Au premier.plan, Je jeune garçon s’agite, maintenu par un homtne vigoureux. Au loin, la foule accourt, attirée par le bruit du miracle. Il ne faut pas demander à celte vaste

composition décorative autre chose que de belles lig'nes, du pittoresque et du mouvement.

Je terminerai cette revue des figurations populaires des possédés en signalant le curieux document céramique que M. Chamfleury avait communiqué à Charcot, en le faisant accompag’ner de la courte description suivante :

« Un évêque fait sortir du corps de deux paysans deux diables qui s’envolent effarés. Au-dessous est écrit : Mathurin Rattefons. C’est le nom du paysan pour qui le potier avait peint le sujet, en plaçant son client sous les auspices de saint Mathurin. Cette faïence, décorée en bleu avec quelques rehauts de jaune, est attribuable aux fabriques de Nevers, vers 1750.

« Je n’ai remarqué qu’une fois, dans ma carrière, un sujet semblable. Je n’en garantis pas moins l’authenticité.

« En tout cas, il fallait que le cas de possession diabolique ci-dessus fût très répandu dans le pays, pour donner naissance à une telle représentation populaire. »

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