I.ARI Hl' I.HS AKTISTHS
leurs gloiivs. Il f.\isl;iit j;ii.lis liiH' Suite imrviil- Icusc, très renommée, dont vous rencontrerez de beaux carres à Bruges, la dentelle de Binclie aux fonds de neitie. Mlle de Charolais s enor<j;ueiilissait d'un iupon. d'un mantelet, d'une garniture de robe, d'un couvre-pieds en vieux Binche; la lille du Régent (1761). la duchesse de Modène en possédaient, et Victor Hugo en fait appliquer sur la robe de noces de Cosette par la muniticence du grand-père de Marius, le vieux Gillenormand. Klle est transformée et oubliée aujourd'hui.
Les colporteurs ayant introduit chez nous les passements italiens, points noués, coupés, points
à la rose, gros points, points di.- Biir.inu. de .Milan, de Gènes, de Venise, qui, malgré les plus parfaites imitations, conservaient leur vogue, tout I argent passait les frontières. Colhert appela sur notre sol les industries tentaculaires. Leurs modèles furent alors imaginés par Béraiii, Le Brun, Bailly, Bonnemer. Elles devinrent, sous les règles excessives qui les enveloppèrent, une véritable mine dor pour le pays.
Le créateur de la dentelle française est donc Jean-Baptiste Colhert. imposant une fabrique gontlée de richesses à un peuple qui courait à l'étranger en acquérir les produits. Il amena les dentellières à prix d'or, en grand secret, établit les centres textiles, lutta vingt ans contre leur dispersion. La Déclaration de ihh^ les enumcre. Le s août, une compagnie, reunie à Paris." hôtel de Beaufoit.
(ibticnt le privilège exclusif pour neuf ans, et ib.oco livres poui' fiais de premier établissement.
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I. r.'.SSRMF.NT AUX HfKALX I I AKAND ( I (;C0- 1640) ; 2 . PAESFMKNT AUX FUSKAUX FLAMAND (162O 167OI ; 3. l'ASSK.MRNT AUX FUSEAUX DK HIÎABANT (1640-1700'! ; 4. PASSEMKNT AUX FUSFAUX FAÇON ANGLETERRE {1(150-1700).
e s qui ne réussirent guère : enlin à Aurillac. au Puy. à Arras, au Qiiesnoy. Les unes liessaient les ornements à appliquer sur le reseau, d'autres le réseau luimême, d'autres encore les ajourés. On les nommait pointeuses ou piqueuses, dentellières, plateuses. brocheteuses, jointeuses, formeuses, striqueuses. Un Nv chef de pièce ^^ les dirigeait.
De leurs mains sortirent les points de France, dont les plus célèbres furent ceux d'Alençon à l'aiguille.
M. Lefebure dit qu'Alençon faisait alors le plus beau réseau, tandis qu'Argentan excellait dans la bride. La spécialité d'Alençon, ou point de velin.
se fabriquait par morceaux longs d'une main, soudés par le point de raccroc.
On les marqu.iit ; jaidinière ou campagne, chicorée, quadrille, guirlande et collier. Elle comportait : dessin, liiquage, traçage, entoilage, remplis, bridage, réseau, brode, eboutage, réglage et assemblage, et fut promue il la majesté de « dentelle royale *>.
Bientôt des modilications se produisent d'une contrée à l'autre, le style se perd, le point de Fi'ance prend des appellations locales.
11 v eut, par la suite, la oiiipiirr
i.'Airr i-r i.rs artisths
1 1 10 p II- nie ni dilL- nwc de la soie loidue, de la r<irlisj//t' ,• les dentellières piixlLiisaient avec le lin, les régions de Bayeux, d'Anas et en Auvergne, la blonde de l'il ou migiioiinelte, la giirii<.t' pour le populaire: à Saint-Denis. Montniorenev, Gisors, \'illiers-le-Bel. la list'/lc'. au fuseau, ti'és cjidinaiie. la caiiipaiw, bordure à festons, le point doublé de Paris, \eii.hvi/i/ly perfectionné, dans les villages qui avoisinent cette ville, au l'uv. le point de campagne ou point des champs, eiilin la valcnciciiiiis. au QLiesnoy. puis .'i Ypies Cette dernière occupait 4.000 ouvrières au di.v-huitieme siècle, dans des caves humides et sans clarté, dit-on. à quinze
de dimensions telles qu'ils ne peuvent tourner la tète. A l'avènement de Louis XIII. les manchettes des dames, leiu's cols, leuis coiffui'es, leurs tabliers sont surchargés des précieux entrelacs. Les hommes en garnissent leur col. leurs manches, l'embouchure de leurs bottes. Tout en est couvert, et le drap propice aux ébats de l'amour, et le linceul mortuaire. Le grand ecuver Cinq-.Mars. décapite a l.von dont on voit aux en\'irons de Tours le manoii' i.ise à hauteur d inf.imic, possédait trois cents parures de dentelles Le (V)./(' Micl.hnid est établi pour refienei' ce déchaînement, en vain. Vers ihfto. les Précieuses de l'Hôtel de Kamboul-
heures pour un franc. Le soin. I,i lenteui' de ces let publient ime satire rimee, /.û ri'cVî/Zi' ■/es pnssct'useaux augmentaient manil'estement les prix. ()ii cite une année ent:ère de travail pour une p.iii'e de manchettes, et aussi — sans doute poui' étonner notre smpioduction mécanique, hâtive et de faux luxe, — que des dentellieies d'Ypres ne pioduis.aient guèi'e que huit //////////rZ/i'.s par semaine. .1 douze heures par jour, et qu'un motif de cette iinilatioii de valenciennes, nécessitant jusqu'à huit cents fuseaux coûtait 2.000 francs le mètre I
La chronique raconte que déjà, en 1 ^77 le roi Henri III avait, aux Etats de Blois un pourpoint eniichi d'ime somptueuse n o u v e a u t é .
dentelle d'or de Lyon, et qu'il en portait quatre mille aunes sur ses habits ! Ce seiait peut-étie ici l'endroit de mentionner l'extraordinaire abus que la cour fusait de ces légèretés ruineuses, etque.poiu'contiecarrer les coutumes voluptuaires les imposant aux bons Français, il fallut des lois somptuaires en restreignant l'usage, et de rappeler les édits de 1620, i(-)2V ibis 1629. \b^^. 16^4, 16^6. i6^q?
Vinciolovenait d'obtenir un monopole de Vente.
Le Palais-Royal sepeupladeboutiques à son profit, les bandes et les entredeux se multiplièrent.
Les seigneurs ont désormais au coudes«fraises»