CHARLES LE TEMERAIRE
Com mines a dit de lui qu'il étaii « de très petit c<cur ». « Richement atourné », sa couronne en forme de miire sied étonnamment à son visage long et osseux, agrémenté d'un nez puissant. Il porte sur ses épaules le manteau du sacre.
Le margrave Léopold le Saint précède Rodolphe, comte de Habsbourg, seigneur d'Argovie, esprit pratique, plus inquiet de ses propres affaires que des intérêts généraux. L'empereur Léopold III et Frédéric IV, comte de Tyrol. .\lbert I'', empereur. Saluons le héros des guerres saintes, Godefroy de Bouillon. L'ne croix ciselée à même la cuirasse et une couronne d'épines posée autour du casque indiquent quelle cause il servit, et s'il ne porte point d'armes c'est cjuc sa vaillante épée dut se briser en Palestine. Son visage massif, carré, s'illumine d'une flamme extatique, luisante en ses yeux. Sa moustache et
sa barbe semblent couler sur la cuirasse comme un beau fljuve aux vagues régulières. Il donne l'impression de la force : il est un hercule aux membres trapus et aux muscles nerveux.
Près de ce noble et pieux chevalier, Fllisabeth, femme d'.\lbert I'', et Marie de Bourgogne, hlle unique de Charles le Téméraire, première femme de Maximilien. Elle tient, comme ses royales compagnes, entre les doigts de sa main gauche, un missel cntr'ouvert; on devine que son bras droit, en se repliant, soulèvera les épaisses draperies de son manteau, désorganisant ainsi l'harmonie savante et un peu lourde des plis multiples. Un étrange monument la coilfe d'un bourrelet et d'un dôme pointu, de l'ombre nage sur son front, et les nattes qui encadrent son visage le font paraître moins rond. Son cou est mince et court; il s'attache sur des épaules
ARTHUR, ROI d'aNGLETI.RRE
grasses. Sa chair devait être éclatante, parsemée de frissons, sa chair, — de teintes blondes, ombrée et lumineuse. La dignité qui sied à une impératrice n'est pas exclue de sa laideur charmante. Et, malgré ces atours pesants, malgré le corset dont sa taille est durement emprisonnée, l'héritière des Pays-Bas et de la Franche-Comté a de la grâce à défaut de beauté. La reine Éléonore, mère de l'empereur, et Cunégonde, sœur de Maximilien, précèdent Ferdinand le Catholique et Jeanne la Folle qui épousa Philippe le Beau, donnant ainsi à ce dernier l'Espagne, Naples et le Nouveau Monde.
A droite du cénotaphe, Clovis, roi des Francs. Sa barbe est broussailleuse comme d'ailleurs sa chevelure serrée par une couronne de lames pointues qu'une croix domine triomphalement. 11 est ceint d'une merveilleuse épée, son armure est fleurdelvsée, une tête de lion orne sa braconnière. Il est le svmbole de Grandeur et de Force comme son voisin Philippe le Beau symbolise la Majesté. .\h '. il ne perd pas un pouce de sa taille le fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne, qui régna sur l'Espagne l'espace d'un matin ! Devant la gloire du père le fils baisse à terre les yeux et se recueille. Sa main gantée où brille une pierre repose, élégante, sur la garde de son épée en croix, — épée'que ce roi éphémère ne devait soulever qu'à deux mains.... Prêt à enfourcher son cheval de bataille, le kaiser Rudolf est armé de pied en cap; son armure est curieusement compliquée; elle retiendrait l'attention si la grande douleur exprimée par ce visage sévère n'en détournait les regards. On s'attend à ce que, vaincu, ce personna£;e bardé de fer se prenne à pleurer. Le duc Albert le Sage; le roi des Ostrogoths, Théodoric; Théodebert, roi de Bourgogne, le visage couvert par la visière de son bassinet; Arthur, roi d'Angleterre, superbe d'allure; l'archiduc Sigismond qui entraîna dans son tombeau la maison de Luxembourg, permettant ainsi à Maximilien d'hériter de ses possessions d'Autriche. En « triumphant arroy », nous apprend la Chronique, Maria Bianca Sforza, sœurdeGaléas,ducdeMilan,fut couronnée reine. Seconde femme de Maximilien, elle préside à cette assemblée de reines en face de Marie de Bourgogne. Ainsi la mort efface les susceptibilités. L'archiduchesse Marguerite, fille de Maximilien, et Cymburgis de Marsovie, femme du duc Ernest de Fer. Puis, Charles le Téméraire au beau visage tourmenté, de tournure agréable, l'homme qui a le plus ennuyé
GODEFROY DE BOIMLLON
le roi de P'rancc, Louis XL Enfin, IMiiiippc le Bon, duc de Bourgoj^nc, « droict comme un jonc, — dit Georges Chastellain, — fort d'eschineet de bras, et de bonne croisure; avoit le col à la proportion du corps; maigre main et sec pied; et avoit plus en os qu'en charnure... nez non aquilin, mais long; plein front et ample, non calus... portoit bouche en Juste compas... estoit grave en son marcher.... >■
Tels sont les personnages de cette apothéose superbe. Maxiniilien I" a décrète- son immortalité du jour où il conçut le vaste projet de s'entourer pour toujours de ses ancêtres, de ses parents et de ses contemporains illustres. Morts, ils se survivent par le bronze qui rixe leurs traits, et notre admiration est acquise à l'œuvre de ces artistes sincères et consciencieux qui sculptèrent et fondi-
rent ces vingt-huit statues. Quels sont ces artistes? Nous sommes incertains sur leur nombre si nous connaissons en revanche la plupart d'entre eux. On attribue à Peter Vischcr, de Nuremberg, les statues de Théodoric et d'Arthur V; Stephan et Melchior Godel, de Nuremberg; Gilg Sesselschreiber,d'Augsbourg; Gregor LœfHer, tyrolien, et Hans Lendenstrauch, également du Tyrol, de Mulhau, seraient les auteurs des autres. Mais quelles mains ignorées travaillèrent dans les ateliers de ces maîtres, quels furent leurs collaborateurs, voilà ce que nous ne savons pas. Toujours est-il que l'exécution en est inspirée au début par la renaissance italienne et que, peu à peu — nous le remarquons dans le détail des armures — l'art allemand y marqua son empreinte. Maxiniilien étant mort en i5io, l'église des Franciscains fut érigée de i533 à 1 563, sous le règne de l'empereur Ferdinand I'■^ et tandis que les sculpteurs allemands se mettaient à l'œuvre en i5(33 pour ne terminer qu'en i583 leurs vingt-huit statues, le Sicilien Ludovic Scalza ou Ludovico delDuca? livrait en i582 la statue de Maxiniilien l".Vers la même époque, on mettait en place les vingtquatre bas-reliefs en marbre dont les trois premiers sont des frères Bernhard et Arnold Abel de Cologne, et les autres du statuaire Alexandre Colins, — artiste néerlandais, né à Malines, venu à Innsbruck, où il se Hxa, puis 'élevé à la dignité de statuaire de la cour de Ferdinand I'''. Ces basreliefs représentent des épisodes de la vie de Maximilien; ils sont remarquables par la finesse de leur exécution. Alexandre Colins semble s'être surpassé, car nous sommes loin d'admirer sans réserve ses décors plastiques du château de Heidilherg.
Le cénotaphe de Maxiniilien est entouré d'une grille en fer forgé d'une délicatesse extrême et d'un art très pur. Aux quatre coins, quatre figures allégoriques :1a Justice, la Prudence, la Force et la Sagesse, symbolisent les qualités de l'empereur, qui est agenouillé, couvert du long manteau du sacre, couronne en tète et les mains jointes, dans l'attitude du recueillement.
Ainsi cet empereur, ami des lettres, des arts et des sciences, celui dont la dépouille mortelle repose à Wiener-Neustadt, domine du haut de son cénotaphe la double rangée des statues de bronze placées là comme pour veiller sa gloire impérissable. Leurs mains droites esquissent le geste de tenir un cierge, et je regretterais ce spectacledes lumières tremblotantes parmi des fumées d'encens, et celui de l'or qu'en sa munificence Maximilien voulait prodiguer au bronze, si je n'avais trop profondément ressenti qu'ils grandissent encore sans ors ni lumières, lavés de la
LES REINES (dÉTAIlI
LES ROIS détail)
boue de graphite et de cire qui les recouvrit un instant, avec, comme unique patine, celle des temps.
Il n'était donc pas besoin de ce revêtement dore, ni de patine artificielle. On dit que seules les guerres empêchèrent les artisans de mettre à exécution le projet de Maximilien I''. Je prélVrerais deviner qu'un homme de goût sut mettre un frein à cette fureur du somptueux ou que Peter Wischer se refusa à dorer sa statue du roi Arthur \'.
Maximilien I''^ qui attectionnait le » théâtral " jusqu'à promener derrière lui son cercueil, serait bien surpris s'il pouvait visiter son cénotaphe. Les chantres de sa gloire lui apprendraient que l'expression exacte de la réalité et les moyens les plus simples produisent les effets les plus grandioses et les plus impressionnants. C'est parce que les statuaires de Nuremberg, d'Augsbourg et du Tyrol se sont contentés de copier, — j'entends « copier » dans le sens noble du mot, — qu'ils ont obtenu une intensité aussi considérable, par la vérité absolue, dans les figures et la majesté des attitudes.
Déplus, ces artistes savaient être sincères jusque dans cette minutie des détails qui agrémente leur œuvre d'un luxe infini. Leurs personnages sont grands de leur propre grandeur : ils ne font que se compléter l'un l'autre, dans un but d'unification, et nous pourrions les séparer sans nuire à leur beauté personnelle.
Ils ont cela de commun avec les Bourgeois de Calais de Rodin. Comme eux, ce sont des êtres faits de notre chair et de nos os, qui vivent et marchent sur notre terre. Ils sont vêtus de vêtements qui ne sont plus les nôtres, mais qui turent les leurs, et qui sont, en tous cas, ce qu'ils devaient être pour chacun de ces personnages immortaliséspar l'histoire. Il v a ici, comme auprès de ces Bourg^eois de Calais, cette sensation, un peu émolionnante, qu'on se trouve au milieu de gens, mêlé à une foule, et non pas qu'on se promètie dans un musée où l'on aurait rangé des statues; ils participent à l'action du moment, ils marchent presque malgré la rigidité du métal que le détail juste anime. Comme eux, ils sont autant d'individualités, qui communiquent de la beauté aux choses environnantes, mais ne subissent pas d'influence extérieure. Aussi, la très ordinaire Hofkirche des architectes Nicolas Thuring et Max délia Bolla ne joue-t-elle ici qu'un rôle absolument secondaire.
On n'en conserve en s'en allant aucun souvenir, tandis que le fantôme de ces apparitions vous poursuit et vous hante pour de longues heures.
En cette même église, dans la nef gauche, un autre héros, Andréas Hofer, dort pour toujours. Les P'rançais doivent s'incliner devant sa statue de marbre; Napoléon 1" le fit fusiller. Il eut le
L empi:ri;i'R frkdijric m
COMTE DE TVROL, PliRE DE MAXIMILIEN
L'ART ET LES ARl'ISTES
tort, ce T\i"i)licn,i.1c dcl'cndic sa patrie contrcl'cnvahisseur! Dans la iicl droite reposent ses fidèles compafîiions, le capucin Haspinger et Speckbaclier.
Avant de sortir, la cliapelle dite "d'argent » me retient. Les maust)lées de l'archiduc Ferdinand 1" et de son épouse Philippine W'elser s'y trouvent, sculptés par Alexandre Colin. Autour d'eux vingttrois statues de saints, baignées dans l'ombre du soir mourant.
Maximilien 1" peut dormir en paix. A ce qu'il
avait rêvé pour sa pi'opre glniic, d'admirables artistes ont répondu par une apothéose. Godefrov de Rouillon, .Arthur \'. Clovis. Philippe le Beau, Frédéric I\', vous tous, empereurs et rois, et vous, douces reines, vous enrichissez de votre immobilité angoissante, et de la fantasniogorie de vos armures, et de la somptuosité de vos vêtements et de vos jovaux, le souvenir de celui que les Italiens appelaient Massinu'liano pochi dauari'.
Pii;uur; Jan.
viK 1)'knsi:mhlk ui; la grille en i'er loiuii-; Qii iincadric le c:i:noi ai-he
Le Mois Artistique
l'indique encore sur la porte, — se trouve, sur In route de Saint-Raphael à Boulouris, la villa des Bruyères, qui appartenait à M. Hardon, ami d'enfance du peintre.
" Maroufle des toiles sur les panneaux de ton salon, ie veux absolument te faire quelque chose.
— Non, mon cher, quand tu viendras me dire : j'ai cent mille francs, je consentirai à ce que tu perdes ton temps. »
Le peintre, quand même, voulut exécuter son projet, et, faute de toiles, écrivit sur le bois même ses délicieuses rêveries.
Une grande porte à deux battants communiquant à la salle à manger, et deux petites, en pendant, vis-àvis des fenêtres, ont été ainsi décorées : fleurs et bijoux, fruits et moissons.
Ces peintures étant inconnues, nous en ferons une description presque de catalogue; elles devraient être du reste notifiées dans l'œuvre complet de Hamon.
Fleurs : sur une branche d'amandier, une femme, avec des fleurs sur les genoux et dans les cheveux, soutient, de ses bras levés comme les anses d'une amphore, un amour qui, le pied sur son épaule, est prêt à s'envoler. Au-des- Le iminiinicnt Hciiuon. sous, comme attribut, dans
— Un comité s'est consti- le petit panneau long du
tué, sous la présidence d'honneur de M. Dujardin- milieu, une brindille de fleurs des champs avec Beaumetz, pour élever un monument au peintre des clochettes violettes. Enfin, dans le carré du Hamon dans la commune de Plouha iCôtes-du- bas, une tête seule, au profil levé, blonde, étoile Nordi, où il naquit; l'œuvre du sculpteur Hexa- blanche sur le front, petit toquet enjolivé de mer sera inaugurée le i"' octobre. fleurs des champs, et sur l'oreille, comme des
De J.-L. Hamon, dont Jules Ciaretie parlera cerises, des marguerites jumelles; au corsage, des ici même, je veux signaler une chose ignorée : roses. Près de l'habitation où il est mort, — son nom Bijoux : Une femme assise, des joyaux sur ses
lu buste iiieJit Je MiD-ic-Aiitohicttc. — L'histoire du buste de Marie-Antoinette que nous reproduisons à cette page est des plus curieuses. Il parvint entre les mains de Mlle de Wolfe après avoir été successivement la propriété d'un jardinier de Brunov, d'un marchand de clous du quartierMoufl'etardet d'un marchand d'objets d'art connu.
Il nous parait hors de doute que cette pièce magnifique où Marie-Antoinette nous apparaît toute jeune, dans sa beauté hautaine, dut passer, à la suite de circonstances ignorées, de la résidence luxueuse que le comte de Provence possédait à Brunoy, sous le modeste toit des parents de ce brave jardinier qui, il v a bientôt quarante ans, l'ortrait généreusement en cadeau de noces à son neveu le marchand de clous....
Assurément le jardinier ne se doutait guère de l'importance de son acte de générosité, ni le marchand de clous de la valeur de l'objet offert....
Voilà des renseignements dont la précision n'exclut pas le pittoresque.
Les historiens d'art de l'avenir en feront leur profit.
MARIi:-ANTOINF,TTE
Buste inédit du .V17//" siécic (terre cuite.)
L'ART Kl L1-;S AKIISTES
genoux et par terre, a ses pieds; un amour met dans ses cheveux des perles; l'enfant, soutenu par ses ailes ouvertes, dispose la parure. L'attribut est t'ait d'un bracelet de camées anciens et d'un collier de corail. La tète est alors un profil sévère, brune, diadème d'or au front, boucles d'oreilles.
Dans l'intervalle des panneaux en hauteur, est inscrit en caractères romains, échelonnés au-dessous les uns des autres :
.< Mai 1870, à mon ami Albert Hardon, J.-L. Hamon <•.
Les deux petites portes, datées de 1873, un an avant la mort de l'artiste, n'ont pu être terminées; les seuls panneaux carrés du haut sont finis; ils ne portent pas de titres : c'est évidemment les fruits et les moissons. Fruits: Une femme offre de ses bras nus une corbeille pleine de fruits, poires, pommes, cerises, à un bambino qui mange; arrêté de jouer, il tient dans sa main, derriéi'e son dos, une corde à sauter.
Moissons : Une femme debout en robe blanche, L-sdeux mains pleines de bleuets; devant elle, une petite fille, coitfee de boutons d'or, en veut donner de sa main droite tendue.
Tout cela est ravissant, des gestes sobres, calmes, des attitudes reposées, nobles, un coloris atténué de fresques. Sur les piliers de pierre de la grille d'entrée l'artiste avait tracé aussi, en cama'ieu blanc, deux allégories gracieuses : des femmes debout, long drapées, avec en leurs mains des fleurs; le charme des poses simples, les profils sévèrement antiques, incitaient à une évocation de Pompéi. Qu'est-ce devenu au long de cette route qui maintenant est empoussiérée par les automobiles?
La mission Charles Carpcaux. — L'exposition de la Société française de Fouilles Archéologiques attire toujours dans les sous-sols du Petit-Palais un public enthousiaste; des conférences, musicales ou autres, en sont une attraction constante; une des plus applaudies a été celle faite sur la mission de Charles Carpeaux, le fils du grand statuaire. Le conférencier, qui fut un ami du
LES DANSEUSKS SACREES Bjs-rclicf du tciiiflc d'Aiigkor.
regretté explorateur, a rendu hommage à sa vaillance, à son goût artistique, à ses recherches passionnées; il a lu des lettres de lui d'un style pittoresque, imagé, plein de poésie.
Avec des moules en pâte de papier, la mission Carpeaux et Dufour a pris sur les temples d'.Angkor des empreintes de bas-reliefs, de sculptures hiératiques, d'ornementations curieuses, qui sont du plus réel intérêt; ces effigies colossales de lîouddhas souriants ou pensifs, ces monstres à sept têtes soutenues par des cariatides à cinq bras, ces danseuses royales qui nous évoquent avec leurs mains retournées les fameuses petites poupées du Kampong à l'Exposition de 1889, ces terrasses superposées, ces dômes ceinturés d'arbres immenses qui les étreignent comme des lianes, ces escaliers et ces ponts, ces entassements et ces écroulements de pierres, les photographies de tout cela forment un ensemble de documents précieux pour l'histoire de l'art Kmer.
11 serait à souhaiter qu'avec ces très nombreux clichés, et les missives de Charles Carpeaux, soit
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