‹ L'Art et les artistes (volume 2)Chapitre 91 sur 125 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

Les Livres d'Art.

Concours, etc.. -

Chronique théâtrale, par Gabriel Trarieux. — Chronique musicale, par Fernand Le Borne. — — L'Art dans la Mode, par Lilia Roberts. — Echos des Arts. — Les prochaines Expositions, Causerie sportive, par Jean Beaumanoir.

Chronique Théâtrale

Le riJeau se lève. Antoine parait, ruban rouge à la boutonnière, avec sa figure naturelle. 11 vient avertir le public qu'on va parler d'un sujet pénible, décemment traité, et que les dames peuvent écouter sans éventail. Puis il salue, très grave, et sort. Et l'on applaudit à tout rompre. Ensuite, avec recueillement, componction, enthousiasme, on écoute le « sermon laïque ». C'est ainsi que Camille Pelletan qualifia naguère les Avariés, alors interdits par la Censure. Elle avait eu tort, la Censure. L'événement le prouve amplement. Voilà donc les syphilitiques définitivement vengés de la réprobation officielle dont ils semblaient être l'objet. C'est un résultat, il n'y a pas à dire. La morale publique est satisfaite. L'art l'est-il au même point? C'est douteux. Mais oi'i donc est l'art, au théâtre? Disons que Brieux a beaucoup de talent, beaucoup de vigueur, une bravoure égale Et souhaitons que l'apostolat ne l'égaré pas trop en des sentiers réservés aux spécialistes. Sa trilogie médicale est close. Puisse-t-il choisir d'autres horizons !

Antoine excelle à faire les menus. .Après la nourriture riche et substantielle du Roi Lear, il nous offre un repas léger dont tous les palais s'accommodent. L'Amourette, de Pierre Véber, c'est du vaudeville pour jeunes filles, sans gravelures ni quiproquos. Du danger de s'enfuir en automobile avec le beau jeune homme pauvre qui vous éblouit au tennis... C'est la verve gaie de Main Gauche et Qiie Suzanne n'en sache rien, c'est plein de brio, de prestesse et d'une charmante fantaisie. Et il y a un décor de banlieue ou se profile la Tour Eiffel,

propre à ra\'iver les idylles endormies aux cœurs parisiens. Après cela, s'il vous convient, nous relirons Amour, amour... et nous nous dirons que 'Véber, s'il voulait... Mais il ne veut pas. Il a ses raisons, sans nul doute. — Les Manigances, d'Alfred Athys, sont une analyse sentimentale à la fois souriante et triste, presque trop quintessenciêe. C'est du Marivaux, ou du Jules Renard, avec, il s'entend, des nuances. — Et les Experts de Louis Bénière, c'est du Brieux ou du Courteline exécuté par un amateur à qui ne manquent ni verve ni force. Encore une satire sur la justice ! Elle a bon dos, depuis les Plaideurs et la I-arce de Pathelin. Les Experts sont un friand morceau.

•:«• * Que faut-ildire à'Angelo? Mon Dieu, le grand Ancêtre est mort. Soyons francs. Ce fut d'abord de la stupeur, puis des sourires, puis un bâillement. Et puis on alla se cou ■ cher, avec la vague impression que jamais ^< lapin» plus formidable ne fut posé en littérature que par le drame romantique. Qiiand ilparleen vers, passe encore. On bat la mesure, on hoche la tète. Il y a les images, les rimes. Mais ce « langage domestique >>, comme le qualifiait Sainte-Beuve, laisse voir à nu le squelette. Et le squelette est effrayant. Ah ! nous comprenons la résistance qu'il opposait, le bon Sainte-Beuve [bon est une manière de dire : voir les volumes de M. Séché), à toutes les incitations d'Hugo qui voulait soutirer de lui un bon article sur son théâtre! Non, fauteur de Joseph Delorme, de yolupté et de Port-Royal ne pouvait pas aimer cela. Le fait inouï est qu'Hugo ait persisté à se méprendre avec cet étrange acharnement. Il s'est cru, s'est voulu

Comme on le \'oit parce trop rapiiic expose, la musique française est plus llorissanteque jamais. Partout^ là jeune école, en proie à la plus louable fièvre productrice, fait preuve de vitalité, de force, d'indépendance. Si les concerts offrent un champ à peu près suffisant à son activité, n'est-il pas regrettable que cette activité ait si peu d'occasions de se produire au théâtre? 11 serait si simple pourtant de remédier à cet état de choses.

Que quelques financiers, véritables amateurs de musique, se groupent j'en saistjui sont disposés à le f:\ire). Qu'ils forment un capital et que la Ville et l'Etat, sachant qu'ils n'auront plus affaire à une entreprise particulière plus ou moins honnête et plus ou moins viable, accordent une subvention à cette tentative de

grand art! Que les pouvoirs publics nomment un directeur intelligent, et qu'ils laissent à ce directeur la faculté de puiser dans les vieux décors et dans la jeune troupe de l'Opéra et de l'Opéra-Comique! Que ces théâtres aient en échange le droit de s'approprier, au bout d'un certain nombre de représentations, les ouvrages qui auront réussi... et le théâtre lyrique sera fondé! Je reviendrai, un jour de loisir, sur ce projet qui mérite, je crois, d'être étudie de prés. Mais puisque notre nouveau secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts, M. Dujardin-Beaumetz, tient à marcher de l'avant, il n'est pas défendu d'espérer son appui, pour une idée de laquelle peut sortir la gloire de la musique française.

Fernand Le Borne.

Les Livres d'Art

Il sera rendu compte de tout ouvrage ayant trait aux Arts dont deux exemplaires seront adressés aux bureaux de la Revue.)

Le poinct de France et les centres dentelliers au xvii'' et au xviii" siècles (orné de 43 illustrations). Lettre-préface de M.Henry Lapauze, par Mme Laurence de Laprade. (Lucien Laveur, éditeur, 13, rue des Saints-Pères.)

Apollo (histoire générale des arts plastiques), par M. Salomon Reinach. (Hachette, éditeur, 79, boulevard Saint-Germain.)

Auguste Rodin. par Léon Maillard. (H. Flourv. éditeur, 1, boulevard des Capucines.)

Constantin Mettnicr, par Camille Lemonnier. (H. Floury, éditeur, i, boulevard des Capucines.)

IVhistler, par Théodore Duret. 'H. Flourv, éditeur, I, boulevard des Capucines.)

Félicien Rops, par Erastènê Ramin. (H. Floury, éditeur, I, boulevard des Capucines.)

L'œuvre de Corot, par Alfred Rabaut (Catalogue raisonné et illustré précédé de l'histoire de Corot et de ses œuvres, par Etienne Moreau-Nélaton, ornée de dessins et croquis originaux du maitre).

Les Grands Artistes: Léonard de Vinci, Watteau, par Gabriel Séailles ; J.-F. Millet, par Henry Marcel ; Felasque^, par Elik Faure ; Puget, par Philippe Auquier ; Van Dyck, par Fikrens Gevakrt ; Ingres, parj. Mom - MÉJA. Henri Laurens, éditeur, 6, rue de Tournon.)

Rttbens, par Max Rooses. (Ernest Flammarion, éditeur, 25, rue Racine.)

L'œuvre d'Eugène Carrière : ^Vatteatt, ouvrage de grand luxe. (Henri Piazza, éditeur, g, rue de Chanaleilles.)

Les trente vues de la Tour Eiffel, par Henri Rivière (préface d'AasÉNE Alexandre). (Eugène Verneau, éditeur, 108, rue de la Folie-Méricourt.)

Ferronneries de stvJe moderne album in-folio de 40 planches;, 40 planches. (Charles Schmidt, éditeur, 51, rue des Ecoles.)

Intérieur d'architecture moderne (album in-4'' colombier), 50 grandes reproductions. (Charles Schmidt, éditeur, 51, rue des Ecoles.)

Chambres à coucher et Cabinets de toilette (album in-4" colombier), 48 grandes reproductions. (Charles Schmidt, éditeur, 51, rue des Ecoles.)

Les musées d'Europe: La Peinturcau Louvre, Versailles, La National Galleiv de Londres, La Hollande, par Gustave Geffrov. (Per Lamm, éditeur, 7, rue de Lille.)

Les Maîtres de l'Art : Louis David, par Léon Rosen- THAL ; Reynolds, par François Benoit ; Albert Durer, par Maurice Hamel. ''Librairie de l'Art ancien et moderne, 60, rue Taitbout.)

Précis d'Histoire de l'Art, par C. Bayet, ancien membre des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome. Un volume de 464 pages contenant 250 gravures. (Librairie d'Education nationale, 11, 18 et 20, rue Soufflot, Paris.)

L'Art dans la Mode

Un fort aimable directeur de Revue mondaine, porta-t-elle avec le plus de gloire la toilette la plus enclin à certaines illusions sur ma compétence spé- appropriée à ses charmes et à sa beauté? » ciale, me lit l'honneur un iour de me demander à Nouvel Œdipe, je me crus devant le Sphinx et assu-

PORTRAIT DE FEMME (D'après un di-ssiii original de Richard Com-ûr]

quelle date de 1 histoire la lemme sut le mieux s'ha- rément j'eusse plus facilement répondu à la question

biller. fameuse : « Q.uel est l'animal qui a quatre pieds le

Si je ne me trompe, sa formidable question était matin, deux à midi et trois le soir? »

ainsi conçue : « A quelle époque de l'histoire la femme En un instant, défilèrent devant moi, comme[dans le

poème de Heine, superbes sous la splendeur de leurs apprêts si divers, toutes les belles des temps passés, et dans une troublante vision je pus admirer, sur les plus impeccables des maiDu-qiitin. le savoir-faire des grands couturiers de tous les temps, ces sublimes artistes, couturiers d'Hék-ne et de Semiramis, de la reine Kammama et de Cléopâtre, de Jeanne d Aragon et d'Isabelle d'Esté, de Ninon et de Manon, de la Pompadouretde Mistress Hallet.de Mme X... et de Mme Y...

Ht quand la vision, comme une fumée rose, se fut évanouie, quand les doux fantômes eurent disparu, je me répétai à moi-même la question posée et je reconnus mon impuissance à v répondre.

Un ami a qui je faisais part de mon obsédante perplexité, me répondit sans hésitation: « La plus parfaite couturière, voyez-vous, ma chère amie, fut de tout temps la bonne et grande Nature, malgré ses cruelles injustices et ses invraisemblables caprices... La plus belle robe de la femme, c'est encore le satin de sa peau ; son plus beau vêtement, l'or ou l'ébène de ses cheveux déployés. Mais, outre qu'il est fort difficile à une élégante ainsi parée de se produire librement, j'estime que peu de femmes existent qui pourraient, ixiur être parfaitement vêtues, se borner à une toilette aussi sommaire. »

De cette opinion on pourrait arriver facilement à conclure que la toilette idéale de la femme (il est évident que nous admettons la perfection relative du modèle) est celle qui exprime avec le plus de fidélité le mystère des lignes souples et des rondeurs harmonieuses, et sous laquelle transparait, pour ainsi dire, la beauté visante des formes.

Sans aller jusqu'au maillot, avouons donc franchement notre préférence (il s'agit ici de toilettes de ville) pour l'élégant costume tailleur, si heureusement en vogue aujourd'hui, pour la joie de nos yeux, avec ses longues basques et sa jupe ajustée.

Sous cet aspect simple et sévère, l'art d'un Doucet peut rivaliser triomphalement avec celui des couturiers les plus fameux des siècles passés, et la suprême élégance des grandes coquettes anglaises et françaises du dix-huitieme siècle, noyées dans leurs voiles et leurs dentelles et couronnées de cheveux poudrés et de

chapeaux aux somptueux panaches, ne l'emporte pas sur celle de la fine Parisienne du commencement du \ingtième siècle, svelte et souple dans la gaine d'im costume tailleur, dont un jo^'eux petit chapeau de chez

Cliiht- Ri'iitltn(;cr .

wii.iORD (ThL-àtie des Capucines)

Suzanne éclaire la suprême et austère distinction. Mais ce sont de très graves questions que nous nous proposons de traiter avec tous les détails nécessaires, (^eci n'est ijuc le léger prélude tl'ime suite abondante.

LiLIA ROBERTS.

Eehos des Arts

C'est en mai prochain, qu'aura lieu à Pans l'exposition des œuvies de Wliistlcr, répétition de celle qui a lieu en ce moment à Londres, et dont le succès est si grand. Ceci dit pour éviter aux admirateurs frani^'ais du grand artiste la traversée de la MauLhe l'ort peu réjouissante par ces rafales de mars,

Ainsi c'en est donc l'ait : Géronie aura son monument dans le jardin de l'Infante, devenu une sorte de dépôt des marbres. Triste, en vérité. Mais le mal est fait, et à moins de procéder à l'enlèvement des Meissonier, des Velazquez, des Raffet, etc., qui encombrent ce jardin charmant, et en détruisent la si belle harmonie, il faut désormais boucher tous les trous. Donc bouchons,.. Cependant une question se pose. Pourquoi le monument de Gérôme? Sans doute le regretté artiste peintre et sculpteur a beaucoup d'amis et d'élèves,,. Mais nous savons quelle fut la générosité de son esprit et la modestie de sa nature, pour ne pas douter un instant qu'il se fût opposé à une glorilication publique aussi prématurée, alors que les trois Vernct n'ont pas encore leur monument collectif devant ce Louvre dont ils furent tous les trois les hôtes illustres. Qri'on se rappelle d'ailleurs l'exposition des œuvres de Joseph, de Carie et d'Horace Vernet, à l'Ecole des Beaux-Arts, due, il y a quelques années, en grande partie à l'initiative de Gérôme exposant qui avait pour objet de réunir les fonds nécessaires à l'érection, devant le Louvre même, du monument des trois célèbres artistes, dont l'un au moins fut très grand. Ne pourrait-on pas appliquer dès maintenant les sommes recueillies à la destination choisie par Gérôme lui-même? Nous posons cette question en toute sincérité. L'impatience de certaines admirations est vraiment parfois excessive.

M. Paul Bordeaux vient d'être nommé président de la Société de numismatique; M. le- capitaine Babut en a été nommé vice-président, M. Sudre trésorier, M. de ViUemorin secrétaire général.

Par arrêté de M. le Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, en date du \^ février dernier, notre collaborateur et ami, Léon Riotor, est chargé d'une mission en Belgique, à l'effet d'y étudier l'Art ii l'ào/e, notamment la nature et le développement de l'imagerie scolaire.

•X- * Une acquisition nouvelle du Musée de 'Versailles.

Notre grand Musée historique vient de se rendre acquéreur, en vente publique à l'hôtel Drouot [grâce à l'heureuse intervention de la Caisse des Musées nationaux), d'une toile de l'atelier de Van der Meulen qui offre un intérêt considérable. Elle représente une chasse de Louis XIV et de sa cour dans les bois de Meudon. La «cène anedoctique qui s'y développe a moins d'importance que le paysage, étudié avec un grand soin, où l'on voit se dérouler les terrasses superposées du château, tel qu'il était aux dernières années du dix-septième siècle, alors que le roi venait d'en faire l'acquisition à la veuve de Louvois. Les constructions que Mansart y ajouta en sont absentes.

La paroisse et l'ancien village de Meudon figurent sur la droite, et l'ensemble, qui ne fait double emploi avec aucune ancienne estampe, est un document topographique des plus précieux, pour l'histoire des environs de Paris et d'un de ses châteaux les plus célèbres.

La Commission des monuments historiques s'est réunie mercredi i =, mars, sous la présidence de M. Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'État des beau,\-arts, et a émis, à l'unanimité, le vœu que l'ancien hôtel de Rohan, dans lequel est encore installée l'Imprimerie nationale et dont la démolition prochaine a été annoncée, fût conservé et classe parmi les monuments historiques. Ce vœu ne peut être que ratifie par l'opinion publique. Nousconsacrerons d'ailleurs un article de notre prochain nuuiéro à cet intéressant sujet,

M. Pierpont Morgan, le riche collectionneur américain, à qui avait été vendue la précieuse chape du pape Nicolas V, volée à la cathédrale d'Ascoli-Piceno, en a gracieusement fait la restitution à cette église. Le roi Victor-Emmanuel III a conféré au milliardaire américain, à titre de remerciement, le grand cordon de l'ordre de Saint-Maurice.

Les nombreux admirateurs, les amis et les élèves de Dalou préparent une exposition des œuvres du grand maitre statuaire. On y verra toutes les inaquettes qu'il a laissées à sa mort; ces œuvres seront vendues ensuite au profit de l'Orphelinat des Arts, que préside avec tant d'actif ilévoucment Mme Poilpot, et qui a recueilli la fille de Dalou,

Société Nationale des Beaux-Arts.

NOMINATION DES COMMISSIONS d'eXAMEN POUR LE SALON DE 1 OO^

L'assemblée générale de la Société Nationale des Beaux-Arls s'est réunie lundi dernier sous la présidence de M. Roll, viceprésident de la Société, président de la section de peinture, pour le tirage au sort des différentes commissions d'examen. Ces commissions sont ainsi composées :

Peiiilim. — Membres du bureau faisant partie de droit du jury : MM, Carolus-Duran, Roll, Besnard. Béraud, Billotte, Dulnife, — Membres tirés au sort : Titulaires : Mme Marie Gautier -, MM. Richon-Brunet, Rosset-Grangcr, Mathey, Eug. Morand, Dumoulin, Meissonier; Mme Marie Duhem ; MM, Albert Fourié, Lebourg, H, Bouvet, Agache, G. Picard, Milccndcau, Vidal. — Supplémentaires : MM, Chevalier, Prouvé, Carrière, Baudouin, Couturier, Prunier, Lomonl, Muenier, Le Gout-Gérard, Gervex,

Scniplitii'. — Membre i\\\ Inircau : M. Rodin. — Membres tirés au sort : Titulaires : MM. Baflier, Bartholomé. Léonard, Desbois, L Schnegg, Le Duc, Lefebvre. — Supplémentaires : MM, Aube, Escoula, Roche, Cordier, Lenoir,

Graviiii-. — Membre du bureau : M. Waltner, — Membres tirés au sort : Titulaires : MM. Rivière, Renouard, Paillard, Décisy, Béjot, — Supplémentaires : MM. Lepère, Mordant, Greux.

Architecture. — Titulaires : MM. Laverrière, Polti, Guillemonat. — Supplémentaires: MM, Roy, Gardelle, Plumet. — Conformément au règlement, compléteront cette commission d'examen : MM. Cottet, Weerts, Lagarde, Simon, Rixens.

/Irt ilccoralif cl objets d'art. — Membre du bureau : M. Besnard. — Membres tirés au sort : Titulaires : MM. Galland, Dammouse, Scheidecker, Garnier, Maillol. — Supplé-

nicntaires : MM. Carabin, Couty, Dclahcrchc. — Conformément au règlement, compléteront cette commission d'examen : MM. Roche, Michel-Cazin, Prouvé, Aube, Baffier.

On prête à M. Dujardin-Beaumetz l'intention de faire

exécuter, de leur vivant, les bustes de nos grandes illustrations littéraires, artistiques et scientifiques par des sculpteurs dignes de la célébrité de leurs modèles. Jusqu'à ce jour, il était en effet d'usage d'attendre la mort de nos immortels pour immortaliser leurs traits. Déplorable tradition qui est

cause que le musée de Versailles, la Bibliothèque nationale, le palais Mazarin... et autres lieux sont devenus de véritables (■ champs de navets ».

Que M. le sous-secrétaire d'Etat aux beaux-arts mette son excellent et très artistique projet à exécution et il sera vivement applaudi de tous, sans exception.

Un buste exécuté d'après nature, même par un artiste de second ordre, sera toujours supérieur à une œuvre signée d'un nom « de première marque », mais dont une photographie aura été l'unique document inspirateur.

Les prochaines Expositions

Dans les Galeries

Galeries des Artistes Modernes, 19, rue Caumartin, Paris.

Mme Goiivu de Lurieux (Mme Rambosson). du 13 au 25 mars.

Mme Bobe!g(de Stockholm), du 28 mars au 8 avril.

Marcel Maiigin, du 10 au 22 avril.

Holmboc (de Christianiai, du 26 avril au 6 mai. Galeries Georges Petit, 8, rue de Sèze, 8.

Grande g.mf.rie : 15 mars au 4 avril: Société Nouvelle des peintres et sculpteurs. — 5 au jo 3.\'n\: Société des Pastellistes Français. — 6 juin au 14 juillet: Exposition Albert Beusnard.

Petite galerie : ]Valter Gay, 3 au 1 5 mars ; — Chabanian, 16 au 3 1 mars ; — Chigot, i '''' au 20 avril ; — Cccil Aldin, 27 avril au 14 mai ; — Gervex, 16 mai au ^ juin.

L'Indépendance Artistique, 20, rue Le Peletier. 17 mars au 7 avril : Gabriel Roby, Paul Dupargne. 9 avril au 30 avril : E. Diriks, Paul Briadeau. 2 mai au 23 mai : Le Fauconnier, Le Meilleur.

Galeries Barbazanges, 48, boulevard Haussmann, 48.

Du 4 avril au 2g avril: IVilliam Nicholson.

Du 15 mai au 15 juin. Exposition rétrospective et curieuse des tableaux et esquisses de la première manière des Maîtres de 1830.

Galerie Henry Graves & C", 18, rue Caumartin.

Du 23 mars au 8 avril. Exposition de tableaux de M. Charles Signoret, de pastels de M. Louis Morin, et de petites sculptures de M. Paul Moreau-\'authier. Dans le courant d'avril :

Exposition de gravures anglaises en couleurs du XVIII" siècle et de pavsages anglais du commencement du XIX' siècle.

Exposition de tableaux de Mme Mantovani Gutti et de dessins et d'aquarelles du London Sketch Club. En mai :

Exposition de tableaux, dessins et gravures par M. André Daucliez.

Galerie E. Druet, 114, faubourg Saint-Honoré.

Du 21 mars au 8 avril. Exposition des vues de Provence et de Venise de M. Henri-Edmond Cross, pour laquelle Emile Verhaeren a écrit une fort belle préface.

Les Expositions d'art appliqué au Musée Qalliera

Dispositions générales

Article premier. — Le Musée Galliera, consacré par la Ville de Paris aux arts d'application français et modernes, est à la fois un musée proprement dit et un lieu d'expositions temporaires.

Art. 2. — Deux expositions sont organisées annuellement.

Ces expositions peuvent être des Expositions générales, comprenant toutes les branches de r;irt appliqué, ou des Expositions spéciales, destinées à mettre en lumière soit l'œuvre d'un artiste, soit la transformation par l'art d'une ou de plusieurs matières déterminées.

La première exposition générale a eu lieu en 1901.

Les expositions spéciales réalisées jusqu'ici sont : la Reliure (iqo2), Y Ivoire {iip}), \es Dentelles, Guipures et Broderies ajourées (1904); pour 190Î, le Musée Galliera prépare une exposition du Fer forgé, du Cuivre ci de l'Etain |i).

Art. 3. — Le Musée Galliera est ouvert au public, de 10 heures à 4 heures, tous les jours, sauf le lundi, du 1" octobre au 31 mars, et de 10 heures à 5 heures du 1'"' avril au 30 septembre, à l'exception des fêtes légales, et sauf les périodes nécessairement affectées à la réception des envois et a l'installation des expositions.

Exposition générale

Art. 4. — L'ouverture de l'exposition générale est fixée en principe au 15 novembre de chaque année.

Art. 5. — Les envois sont reçus au Musée Galliera, 10, rue Pierre-Charron, du f'" au 20 octobre, de 10 heures à 4 heures, le dimanche excepté.

Art. 6. — 11 est délivré, pour chaque objet ougrou-

(1) Après, viendront successivement, et dans un ordre qui reste à déterminer par le jury : le Bois, les Métaux précieux, les Eio(fss, le Cuir, le lierre, la Céramique, V Email, les Pierres gravées , etc. , en un mot tout ce qui constitue le long cycle à parcourir dans les manifestations si diverses de l'art appliqué.

pement d'objeis déposés, un reçu descriptif et estimatif suivant la \'aleur fixée par le déposant luimême.

Art. 7. — Les envois sont soumis au jury d'admission des expositions périodiques du Musée Galliera, nommé par M. le Préfet de la Seine.

Art. 8. — Après les opérations du jury, les objets acceptés par lui et deN'ant figurer dans l'exposition sont catalogués, avec indication de leurs prix, sur un répertoire mis à la disposition du public par les soins du personnel du Musée.

Art. 9. — Les œuvres exposées portent toujours le nom de l'artiste qui les a composées ou réalisées; dans le cas où ces œuvres sont présentées par des éditeurs d'art ou des fabricants, la mention qui les désigne au public est ainsi conçue :

Composition de X . (nom de 1 artiste) Exécutée dans les ateliers de la maison Y...

nom de Vcditeiir ou fabricant)

Art. 10. - La Ville de Paris assume les dépenses nécessitées par l'installation de l'exposition. Les exposants n'ont d'autres frais à supporter que ceux résultant de l'apport ou du retrait des œuvres présentées par eux.

Art. II. — Les exposants peuvent être autorisés à ournir leurs vitrines, socles ou tous autres modes de présentation, après acceptation préalable de l'Administration.

Art. 12. — Le placement et la présentation des objets composant l'exposition sont confiés aux soins du conservateur, sauf approbation du jury.

Art. 13. — En cas de vente ou pour tout autre motif laissé à l'apppréciation du conservateur, les artistes pourront être autorisés à retirer partie de leur exposition, mais à la double condition d'aviser le conservateur au moins deux jours à l'avance de leur projet de retrait et de remplacer, dans la mesure du possible, les objets retirés par d'autres de même intérêt artistique. et qui seront, comnx les premiers, soumis au jury.

Exposition spéciale

Art. 14. — L'ouverture de l'exposition sp.'ciale est fixée au printemps de chaque année.

Art. It. — Une circulaire est envoyée aux intéressés qui leur fait connaître la date d'ouverture et leur fournit toutes indications utiles.

Art. 16. — Les articles 0, 7, 9, 10, 11, 12, 13. édictés au règlement de l'exposition générale, sont également applicables au règlement de l'exposition spéciale.

Art. 17. — Il est établi, pour chaque exposition spéciale, un catalogue distribué gratuitement au public.

A'. 5. — Pour tous renseignements complémentaires, s'adresser au Conservateur du Musée Galliera, visible tous les jours, le lundi excepté, de 2 à 4 heures.

Concours et Expositions en 1905 '

AMIENS, Société des .\mis des Arts de la Somme. Exposition des beaux-arts du iS mai au 2 juillet, dans les galeries du Musée de Picardie. Dépôt des œuvres, à Paris, du i'"'"au 10 avril, chez Robinot, 32, rue de Maubeuge; envois directs, avant le 15 avril, au Musée.

CAEN, Société des Beaux-Arts, Hôtel de Ville. Exposition du 20 mai au 20 juin. Envoi des œuvres, avant le I" mai, au secrétaire de la Société.

CH.ARLEVILLE, Union artistique des Ardennes. Exposition des beaux-arts et arts décoratifs, du 25 juin au 23 juillet.

DIEPPE, place du Casino, du i s juillet au 30 septembre. Exposition de la Société des Amis des Arts. En\'oi des notices axant le 30 juin à M. G. Cahen, 61, rue des Petits-Champs. Dépôt des œuvres, avant le 30 juin, chez M. Pottier, 14. rue Gaillon, à Paris.

L.'\NGRES, Société artistique de la Haute-Marne. Exposition des beaux-arts de 1905, dans la salle des fêtes du Collège, du 9 août au 9 septembre. Envois directs des œuvres du 10 au 30 juillet ; dépôt à Paris, chez M. Robinot. 32, rue de Maubeuge, du 13 juin au 13 juillet. S'adresser à M.Truchot. vice-président.

LIEGE. Exp;)sition universelle en i;^)03, section française des beaux-arts. Exposition du 30 avril au 30 no- \'embre.

MULHOUSE, Société des Arts. Exposition des beauxarts, du 20 avril au 4 juin. Dépôt des œuvres à Paris, du !'■'■ au 13 mars, chez Ferret, 35, Fue Vaneau. Pour renseignements, s'adresser à M. Favre, secrétaire delà Société des Arts à Mulhouse.

MUNICH, 9' exposition internationale des beauxarts, en 1905, au Palais de Cristal, du r' juin au 31 octobre.

ORLÉ.-\NS. Palais de l'Exposition industrielle, section des Beaux-Arts. Exposition de peinture, sculpture, aquarelles, gravures, du 30 avril à fin août. Dépôt des ouvrages, à Paris, chez M. Pottier, 14, rue Gaillon, du 13 au 31 mars ; envois directs, jusqu'au 10 avril.

PARIS. — Société des Artistes français, Salon de 190Î. — Grand Palais. Exposition du i" mai au 30 juin. Peinture : dépôt des ouvrages, du 12 au 18 mars, et le 3 av ril pour les hors concours. Dessins, aquarelles, miniatures, etc., les 12 et 13 mars. Sculpture, les 13, 14 et 15 avril : bustes, médaillons, statuettes, les 31 mars et i" avril et le 23 avril pour les H. C. Architecture, les 4 et s avril; gravure et lithographie, les 29 et 30 mars; arts décoratifs, les 13 et 14 avril.

PARIS. — Société Nationale des Beaux-Arts, Salon de 1905. 15° exposition, du 13 avril au 30 juin. Dépôt des ouvrages : Peinture, les 8, 9, 23, 31 mars et i" avril. Sculpture, les 17, 18, 29 mars et i'"', avril. Gravure, les 8, 9, 25, 31 mars et i" avril. Architecture, 17, 18, 29 mars et 3 avril. Art décoratif et objets d'art. 29, 31 mars et i" avril.

PARIS, sous-secrétariat d'Etat, 3, rue de Valois.

(i) Pour tous renseignements, s'adressera \' Administrateur de VArl et les Artistes.

Concours ouvrant le 15 novembre, pour six places d'architecte en chef des monuments historiques. Dépôt des titres avant le i'"' juillet.

PARIS, Petit Palais des Ciiamps-Elysées. 3' exposition de l'Association syndicale professionnelle de peintres et sculpteurs français, du 15 mars au 2? avril. Dépôt des oeuvres au Petit Palais, les j et 4 mars.

P.\RIS, hôtel Continental, du 12 a\ril au 4 mai. Exposition des Peintres de Marine.

ROME, Société des Amateurs des Beaux-Arts. 75'" exposition internationale, du i" février au 31 mai 190Î.

TOULOUSE. 2r' exposition de l'Union artistique, salles du Capitole, du 15 mars au V juin : dépôt des ouvrages chez Ferret, à Paris.

VENISE, b" exposition internationale des beaux-arts, du 22 a\Til au 31 octobre 190s. En\'oi des œuvres au Palais de l'Exposition, du 10 au 2S mars.

Causerie Sportive

Tous les sports ne se prêtent pas à des manifestations artistiques, et trop sou\-ent le souci de l'art est étranger aux hommes de sport. Reconnaissons cependant que le ciie\al, parce qu'il est beau, a toujours été entouré dune atmosphère d'art; auxiliaire richement habillé des tournois, acteur applaudi et fêté dans les luttes des champs de courses, il a toujours eu des cadres dignes de sa beauté : fleurs et décors somptueux. parfums, sourires et parures des femmes, musiques, rien n'a manqué à l'éclat des spectacles où il figurait .

La Société des Steeple-Chases de France s'est toujours distinguée par le cachet d'élégance et d'art qu'elle a donné à son ■< Auteuil ». Et elle a rendu, comme tous les ans, « leur » Auteuil aux Parisiens, le 16 février. Un Auteuil d'hiver, gris et maussade aux premières réunions, mais tout blanc de neige, le 23 février. Au lieu du vert des pistes toujours soignées, le blanc sale de la neige tombée pendant tout un jour s'otTrit aux regards des habitues, qu'aucune intempérie ne rebute.

Ce n'est pas encore, hélas 1 TAuteuil des Femmes et des Fleurs, que nous rendra le printemps. En attendant, les sportsmen ne s'obstineront pas à suivre la « forme de Nice ., peu brillante cette année. Ils accorderont leur préférence aux chevaux de l'écurie de Fontarce : Lcigh, l'admiiable cntraineiir, n'a pas dit son dernier mot.

Le sport le plus artistique de Ihis-cr. le patinage, n'a pas été favorisé: il a fallu aller ciierciier liiiver en Suéde ou en Suisse, aux pays de glaces et de neiges ; et ce fut la mode.

Q.uant aux bons Helvètes, ils viennent, eux, à Paris, se faire battre sur les champs de foot-ball, où les succès français sont d'année en année plus nombreux dans les matchs internationaux.

Pendant que des concours d'aviateurs « en chambre », ou presque, passionnaient le public scientifique et sportif, à la Galerie des Machines, un audacieux, jaloux de devancer les dirigeables, conduisait un ballon de Londres à Paris, en six heures, la nuit : ; / février sgo^i ; Jûiqiu-5 Faiire : voilà une date, voilà un ncjm.

Santos-Dumont nous promet des merveilles : il nous donnera le plus petit des dirigeables utiles et le grand ballon-omnibus.

Les constructeurs d'automobiles, a peine fermés les Salons des Deux-Mondes, préparent les monstrueux engins qui doivent faire la chasse aux Coupes, la ques-

tion des Coupes a\'ant été réglée le 20 février, après de longues discussions entre les représentants des Clubs et les fabricants. La Coupe Gordon -Ben nett se court quinze jours avant le Grand Prix de lAutomobile- Club de France, sur le même parcours du Circuit d'Auvergne. Les clubs étrangers participeront aux frais énormes de l'épreuNe. Pour 1906, il a été admis que chaque pavs serait représenté par un nombre de \'oitures en proportion avec l'importance de la production. Tous les fabricants ne sont pas satisfaits : ils ont accueilli avec plus d'enthousiasme l'annonce du Grand Prix delà République, de 150.000 francs, qu'ils devront à notre confrère Les Sports et qui se courra dans la deuxième quinzaine de juin, sur le parcours du Circuit d'Aix-les-Bains.

Pour le moment, l'étoile de la France n'a pas pâli : à Ormond Beach. au pays de la bannière rouge étoilée, la marque de Dietrich a conquis un superbe trophée, le plus solide, a\ec la voilure de Fletcher, qui a couvert 160 kil. 932 en 1 h. 18 m.

A Paris, M. Serpollet a fait son intéressante expérience de la butte Montmartre : la rue des Saules escaladée par un omnibus à vapeur de 3.880 kilos, a\'ec 17 voyageurs !

Les constructeurs de canots automobiles nous ont montré ce qu'ils pouvaient faire, au concours du dernier Salon, en Seine; ils feront mieux à Monaco; et deux grandes épreuves nous fixeront sur les qualités de fond des petits bateaux : Alger-Toulon, de notre confrère Le Matin, et Calais-Londres.

L'automobile n'a pas tué le cyclisme ; au Vélodrome d'Hi\er, le sport cycliste s'est affirmé plus vivace que jamais ; des milliers de spectateurs, appartenant à toutes les classes de la société, sont \enus assister aux prouesses de Simar en demi-fond, et de Poulain, le Zimmermannde demain, en vitesse. Et, dans le courant de la saison, nous aurons plus d'une fois à parler de la route; à notre point de vue spécial, les artistes savent, d'ailleurs, ce qu'ils doi\ent au vélo.

Les courses pédestres intéressent de plus en plus la jeunesse sportive; le fait saillant de l'hiver a été la défaite des amateurs français par les Anglais, sur le parcours de cross. Les professionnels auront, cette année, de véritables chemins d'or : du 28 mai au I" juin se court Paris-Liège, organisé par notre confrère quotidien Les Sports, avec lO.oco francs de prix

Un peu partout, dans les cercles et dans les salles, ce sont joutes et fêtes : les fervents de l'épée ont eu le régal de l'assaut entre le bouillant Athos di San Malato et l'adjudant Bringuet; au Cercle Militaire, assaut plus disputé que celui de Lancia di Brolo contre Kirclioll'er, où le maître frani;ais montra ime supériorité manifeste.

Les Championnats de boxe ont commencé le is février, à la salle Wagram, et sont fort suivis.

Les lutteurs sont dispersés; la Presse, dispensatrice des renommées que donnent les Ceintures Dorées, n'a pas hésité, récemment, à « assassiner « Paul Pons, le plus fameux des lutteurs, l'homme de la Ceinture : Pons, le plus doux des hommes, lui qui jamais n'étouffa un

adversaire, s'est d'ailleurs empressé d'étouffer ce « canard».

Le billard, enfin, qui est aussi un sport, le plus répandu peut-être des sports, en France, a ses champions et SCS championnats; et, depuis un mois, Paris réunit les champions pour divers championnats.

Tout le monde sportif s'occupe déjà de l'Exposition Inlernationale des Sports, bien que cette manifestation n'ait lieu qu'en 1907, mais deux ans ne sont pas trop longs pour mener à bien cette fête grandiose, car on veut qu'elle soit complète, et que la France sportive sorte triomphante de ce grand tournoi.

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