SUISSE
Plusieurs expositions intéressantes, mais d'une iniportance secondaire, se sont succédé cet hiver dans nos diverses villes. Celles du Kunstlerhaus, à Zurich, qui se suivent régulièrement de mois en mois, et présentent prestjue toujours quelques œuvres artistiques dignes de reni.uque, n'ont pas brillé, ces derniers temps, d'un éclat exceptionnel. En revanche, dans la même ville, les exjiositions d'art décoratif, organisées à intervalles très rapprochés par le très intelligent et très actif directeur de l'École des .Arts appliqués, M. de Praetere. mériteraient d'être connues de 'étranger et j'espère leur consacrer ici.(|uolque jour, mie étude spéciale.
A Lausanne, un petit groupe de l.i rude phalange des paysagistes bernois, MM. P. Colond)i, P. Senn, W. Peux, etc., ont exposé une série, bien accueillie du |)ulilic. de leurs oeuvres les plus récentes.
A Genève, il faudrait pouvoir faire mieu.x cjue mentionner les expositions très intéressantes ilu jiaysagiste Jacques Odier et du maître bâlois Hans Sandreuter (mort en lyoj) , disciple fervent de Boecklin à ses débuts et qui flevint jilus tard un paysagiste très personnel et très puissant. Pa série des pastels, eaux-fortes et émau.x du bon peintre Rodolphe Piguet a charmé les nondneu.x visiteurs de la >alle Phellusson.
Mais l'événement artistique de la saison, c'est l'exposition, au Musée Rath, des grands panneaux décoratifs peints I)ar M. Otto Vautier. Commandés à l'artiste par la \'illc de Genève, ces deu.x oeuvres exquises font partie d'un ensemble décoratif destiné à orner une grande salle de réunion ilan-la vaste école primaire du quartier po])uleux et faubourien des Pâquis. Quelques-uns trouvent que c'est là un cadre peu distingué pour une œuvre de si délicate conception et d'une e.xécution si raffinée. Ils voudraient von- ces peintures briller dans le nouveau Musée ou décorer quelcpupalais municipal. D'autres, contestant ce point de vue. déclarent que les écoles sont les vrais palais de la démocratie et que rien n'est plus juste que d'égayer par cette
œuvre de beauté un quartier jusqu'ici fort négligé sous ce rapport. Je vous cite ce débat local, parce qu'il me semble qu'il se produira bientôt, sous des formes variées, dans tous les États civilisés de gouvernement démocratique. Mais le point sur lequel tous les Genevois tombent d'accord, c'est le charme délicat et voluptueux de cette peinture d'inspiration subtile et poéticiue. de large et souple e.xécution, de couleur charmeu e dans la lumière blonde (jui la baigne.
Les deux panneau.x e.xposés sont <les visions de poésie et de beauté plus que des sujets précis traités avec méthode. Dans la Baïqiie aux voiles latines, dorée par les layons tlu soleil, mi essaim de formes légères. ex<piises et blanches, — idées, ftnnies, illusions peut-être de l'avenir souriant, — s'embarquent, et, du rivage, une jeune femme, d'un geste adorable de ses bras étendus, les salue et bénit ce départ. A droite et à gauche de cette ligure, deux jeunes femmes, l'une debout et parée de roses, l'autre assise et ornée de bleuets, contemplent, dans une attente de joie et d'espoir, les mouvements câlins de ce départ.
L'autre panneau, qu'on peut intituler, si l'on tient à un titre, la Lutte de la Beauté, v^t une délicieuse et souriante évocation de la beauté antique ; beauté du paysage classique, beauté du temjîle en ruine, beauté et grâce des jeunes femmes penchées sur la margelle d'un puits ou adossées à quelque tronçon de colonne brisée. Ce n'est presipie rien et c'est tout, cette vision de peintre qui, certes, a compris le charme et le sens poétique de Théocrite ou de l'anthologie, mais cpii connaît aussi la force île sé<luction et <l'émotion de la ligne belle et de la coideur calme, du style voulu et surveillé dans l'ajipaient abandon d'une grâce négligente....
Proscrite de Genève pendant près île quatre siècles, a peinture décorative y renaît par un chef-d'œuvre d'art souriant, délicat et brillant. Ce sont là les ironies, et les revanches, de l'histoire.
Gaspard V'alleïte.
Échos des Arts
Fouilles et Découvertes-
M. Paul C;aucl<ler, memlire corr<'spondant de l'.Vcadémie des Inscriptions et Pelles-Lettres, (juidirige en ce moment, à Rome, les fouilles du Janicule, vient d'y faire plusieurs découvertes importantes. II avait reconnu, l'an passé, sur l'emplacement du bois sacré de la déesse Furrina, l'existence d'un sanctuaire des dieux syriens, et c'est ce sanc tuaire qu'il s'est occupé de déblayer cette année : les constructions, aussi bien que les objets d'art (pi'il a mis au jour, jettent une lumière nouvelle sur l'histoire des religions a Rome, et sur leurs rapports avec les origines du christianisme.
Le temple comprenait : i" au fond, à demi enfoncé dans la colline, le sanctuaire proprement dit ; 2" une cour en terre-plein, où l'on a retrouvé des restes de sacrifices ; 3" eu avant et en contre-bas, un second sanctuaire, composé de deux loges symétriques, toutes les deux ornées d'une statue de Dionysos, en marbre blanc, et donnant
accès ilans une cclla centrale en forme il'liex.igone, qui se prolonge en arrière par une abside.
Outre une des deux statues de Dionysos, on a retrouvé intacte une statue égyplisantc de déesse syrienne en basalte noir ; trois tombeaux situés au centre du sanctuaire ; enfin, sous l'autel de la cella hexagonale, dans un caveau, une idole de bronze doré de 47 centimètres de hauteur, représentant une jeune femme eugainée comme une ihomie, dont un dragon enveloppait le corps de ciiu| circonvolutions, la queue ai)pnyée contre les talons réunis, la tête (lardant au-dessus du front. Dans tout ce qui reste de l'antiquité, il n'existe à l'heure actuelle aucune repré- .sentation figurée analogue, et l'on <liscutc beaucoup sur la signification de cette i<lole, déposée dans l'autel lors de la consécration du temple.
M. Diego Sanl'.Vudirogio a acquis à bon compte, chez
un reNt;nirati-in" di- Milaii, un tabU'au représentant une femme aux cheveux hlimils, nue jusqu'à la ceinture, appuyée à une fenêtre et ramenant les mains avec le geste lie la Jocunde, qui provient de Varese et qu'il attribi-e à Léonard de Vinci. Il s'appuie sur ce fait que le tableau porte à son revers un cachet aux armes des Crevenna-Settàla. famille milanaise aujourd'hui disparue ; or, un membre de cette famille, le chanoine Manfredo, donna, en 1680, la collection de peinture qu'il avait reçues de ses aïeux à la Bibliothèque ambrosienne. mais, par suite de contestations des héritiers, cette collection ne fut pas remise intégralement ; certains objets furent détournés. La toile récemment retrouvée pourrait être un de ces objets, car, dans le catalogue de la collection Settàla, dressé en 1664, figure sous le n° ^^ une peinture qui n'est pas parvenue à l'Ambrosienne et q>ii est désignée ainsi : Mitlicr credihir moctrix ofius cximii illiits pictoris Leonardi de Vincio ; et comme la collection fut formée par l'aïeul du chanoine Manfredo, Ludovico Settàla, l'attribution à Léonard serait à peu prés contemporaine de la mort de l'artiste.
Dons et Achats.
Ati Loitvic. — Le Musée du Louvre vient de faire l'acquisition d'un petit tableau de 35 centimètres de haut sur J2 centimètres de large, par Ingres, provenant de l'ancienne collection Coutan. C'est un des trois ou quatre morceaux finis qu'exécuta le maître à différentes époques pour le Bain turc du Louvre.
Dans celui que je viens de citer, le fond est plus complet et mieux comjiosé qu'en aucun autre. Il fut exécuté en 182S, et rappelle l'aquarelle de la collection Bonnat, ainsi que la petite peinture de la collection Valpinçon. Ici la figure nue du premier plan est aussi assise, vue de dos, sur un divan drapé de linge blanc. La femme est coiffée d'un turban blanc et jaune. Une baigneuse est dans la piscine, et la femme qui se fait coiffer est au dernier plan à côté d'une Persane. Deux autres figures se voient dans le fond à droite.
C'est là un précieux document pour le Musée qui possède le grand tableau de forme ronde universellement connu.
Une des sœurs du peintre Courbet. Mlle Juliette Courbet, vient de donner à la Mlle de l'aris, pour ses collections, six œuvres du maître d'Omans, savoir : Portrait de Courbet au chien. Portrait de Mlle ZHie Courbet, Portrait de Mlle Juliette Courbet, la donatrice ; Portrait du père Courbet; les Amants dans la campagne et les Trois Baigneuses. Mlle Courbet avait déjà donné à la Ville cet important tableau : les Demoiselles des bords de la Seine. La \"ille possé-dant. en outre, ces autres toiles du même artiste : /(( Sieste, Portrait de Proudhon et Portrait de Corbincau, il a été décidé qu'il .serait créé au Petit Palais une salle particulièrement consacrée aux œuvres de Courbet et qui porterait son nom.
tout en argent ciselé, porte encore, enroulée autour de la garde, son ancienne dragonne. Il y a f|uelques années, le Sénat des États-Unis avait voté un bill qui prévojait un crédit de cent mille dollars piour l'achat de cette épée ; la Chambre des représentants ayant refusé de ratifier le crédit ilemandé, l'épée de Washington resta entre les mains de miss \'irginia Taylor Wise à qui elle appartenait.
Aménagements et Restaurations.
Rubens va avoir son musée, musée des plus curieux où sera réuni tout ce ciu'on pourra trouver des œuvres de l'illustre peintre existant en Belgique, ainsi que les copies de ses œuvres disséminées dans tous les musées d'Europe et chez les particuliers. On yajoutera ses esquisses, ses ébauches et ses lettres. La Ville d'Anvers se propose, en effet, de reconstituer la maison bâtie par Rubens au n" 7 de la rue de ce nom et d'y placer tous les souvenirs de l'immortel auteur de tant de chefs-d'œuvre.
On sait qu'un des premiers actes de Pie X fut d'ordonner le transfert au rez-de-chaussée du \'atican de la Pinacothèque qui occupait naguère, au dernier étage du palaLs, un local trop étroit, médiocrement éclairé, exposé à des risques d'incendie. La nouvelle galerie sera ouverte au public le !'■''■ mars. Elle a été disposée de manière à présenter le mieux possible les principaux chefs-d'œuvre, autour desquels on a groupé les ou-vxages secondaires. L'ancienne collection se trouvera enrichie de nombreuses pièces nouvelles, empruntées au Musée des Mosaïques, à celui de Latran, aux appartements des Papes et même à la Bibliothèque qui conservait de petites peintures assez précieuses des xiii" et xiv^ siècles. On a fouillé tous les coins du Vatican pour y découvrir toutes les œuvres dignes d'entrer dans le nouveau Musée, depuis un tript^-que du trecento florentin jusqu'à un Repos en Egypte du Baroche et un 1', titrait de Cardinal par Sassoferrato.
D'après les dessins présentés par M. Vacherot, ancien collaborateur d'A phand et vice-président de la Société nationale d'Horticulture, voici quel sera le nouveau parc qui va être établi sur l'emplacement des terres du Coursla-Reine. L'espace compris entre le pont des Invalides et le pont de l'Aima sera enclos de grilles, que l'on fermera la nuit seulement, et orné d'une série de massifs d'arbustes et de fleurs rares, de plates-bandes de boulingrins, de carrés et de pelouses dévalant du Cours-la-Reine jusqu'au bord de la Seine, en pente douce. De distance en distance, des escaliers de pierre, très larges, occuperont cette pente fleurie et donneront accès aux jardins du bas-port qui s'étendront entre le fleuve et le mur du quai. Les travaux commenceront aussitôt après la démolition des serres et dans ce nouveau parc auront lieu désormais les expositions de fleurs du printemps et de l'automne, sauf cette année où ces expositions se tiendront dans le jardin des Tuileries.
M. Pierpont -Morgan, qui s'est rendu acquéreur de l'épée de Washington, se propose d'offrir cette arme historique à la Mount Vernon Association qui a organisé dans la vieille maison de Washington, sur les rives du Potomac, un musée spécial. Cette épée est celle que Washington porta jusqu'en 1783, époque où il quitta le commandement de l'armée continentale de la jeune République. C'est une arme d'une grande valeur artistique, dont le pommeau,
JS
L'idée de construire dans les Champs-Éh'sées sur l'emplacement de l'ancien Cirque d'Été un théâtre monumental sous le titre de Théâtre-Palace a été repoussée par la commission du conseil municipal chargée de l'examiner.
La commission du ^'ieux-Pari3 a émis à cette occasion l'avis d'interdire toute nouvelle construction aux Chainps- Élysées ; la commission des Sites a décidé de réclamer pour plus de sûreté le classement des Champs-Élj-sées.
Monuments.
Un coiuitc; il'arlisu-s vl d'umatoiirs vient de se constituer, sous la présidence du peintre Alfred Agache, en vue d'élever un monument au peintre I.ouis-Léopold Boilly, dans sa ville natale, La Bassée, près de Lille. Le statuaire Maurice Quef et l'architecte de Montarnal ont été chargés de l'exécution de ce monument.
Adresser les souscriptions au trésorier du Comité Roillv, M. Gaston Lecreux, artiste peintre, 19, rue de \'intimilk-, Paris.
Fêtes et inaugurations.
Pendant les iëtes de la Pentecôte, les 29, 30, 31 mai prochain, sera célébré à Arles le cinejuantenaire de .1//icille, par Jlistral. Ces jours-là, le poète proven(,;al fera l'ouverture du Musée arlésien iju'il a pu organiser, grâce aux fonds mis à sa disposition par l'attribution qui lui a été faite du pri.x Nobel.
Revue des Revues.
Staryé Gody (années révolues). — If évite mensuelle d'art ancie-n, paraissant le 15 28 de chaque mois. — 1909, troisième année.
Le texte de Staryé Gody étant rédigé en russe, tous les titres sont munis de traductions en français.
Pri.x d'abonnement pour l'étranger : 30 francs par an. Ou s'abonne chez tous les libraires de Saint-Pétersbourg et au bureau de la rédaction (7, Solianoï per) ; à Paris, chez Henri Leclerc, libraire. 219. rue Saint-Honoré.
P. P. de Weiner, directeur fondateur.
La Scundinavie. — Revue mensuelle illustrée des royaumes de Suède, Norvège, Danemark et grand-duché de Finlande. — .Artistique, littéraire, scientifique. — Rédaction et administration : 07, boulevard Malesherbes, et 4, avenue de l'Opéra.
Directeur : Maurice Chalhoub.
.Abonnements : 6 francs pour la l'iance et S francs pour l'étranger.
envoyer leurs ouvres à re.\pusilioii de 1909 fasseiU um: déclaration immédiate, car il ne sera accepté qu'un nombre très limite de nouveaux exposants.
Toutes les demandes de renseignements, adhésions et versements doivent être adressées au secrétaire (Frank Rutter), .\llied .Vrtists' .Association Ltd., (>/-iy>^. Chancery Lane, London, W. C.
Divers.
MM. (normes Herger et .\rniand Dayot ( ni invité le président de la République à inaugurer l'exposition des Cent ])ortraits de femmes (écoles anglaise et française du xvm'' siècle), organisée au iirotit de la Société de secours aux familles des marins français naufragés (fondation .Alfred de Courcy) et dont S. M. la reine d'.Angleterre a accepté le patronage. JI. Falliéres présidera le 23 avril à l'ouverture de cette manifestation artistique, d'un intérêt uniipie. Le comité fait savoir que la liste des cin(|uante portraits de femmes françaises est définitivement arrêtée et (ju'il ne pourra, désormais, à son grand regret, examiner les nouvelles propositions qui lui seraient faites. La liste anglaise, où figurent les plus grands chefs-d'œuvre îles maîtres anglais du xviii'' siècle, depuis Hogarlh jusqu'à Laurence, est également close.
Nous appienous avec plaisir que notre e.xcellent confrère et ami .M. Paul Bureau vient d'être nommé président de la Société des .Artistes lithographes français. Nos plus sincères félicitations pour cette distinction si méritée.
Le ministère des .Affaires étrangères a fait construire à \'ienne (.Autriche) mi palais peur l'auil assadc de Irance. Ce palais, dont M. Chedanne a été l'architecte, étant terminé, la décoration picturale en a été confiée à M. .\lbert Bcsnard, <pii vient de partir pour Vienne afin d'exécuter sur place les travaux dont il est chargé. On sait que M. Bcsnard a reçu également la commande de panneaux destinés au Petit Palais des Champs-Klysécs et au.ssi celle du plafond du Théâtre-Français que l'on espère pouvoir maroufler vers la fin de l'année.
Association de l'Alliance artistique, enregistrée en vertu de la loi sur les Sociétés industrielles et de i>révoyance. Siège social : 67-69, Chancerv Lane, London, W. C.
Fondée eu 1908 dans le but de permettre aux artistes de soumettre librement et sans restriction leurs œuvres au jugement du ])ublic.
-A l'exposition annuelle <le l'.Association, chaque membre 1 st autorisé à envoyer trois œuvres, dont toutes seront < xposées en groupe ou dispersées, suivant le désir de l'exjiosant.
Le deuxième Salon de Londres de l'.Association seaa tenu à Londres, au Royal Albert Hall, au mois de juillet 1909.
On devient membre de l'.Association en devenant icquéreur d'une ou plusieurs actions d'une valeur nominale de 10 shillings (soit 12 fr. 75), et en payant une cotisation annuelle d'une guinée (soit 26 fr. 50). En dehors de cette cotisation, les membres ne peuvent encourir aucune responsabilité pécuniaire.
L'administration de l'.Association est confiée au comité de direction élu par les actionnaires.
-^'- fi. — // est de toute nécessité que les artistes désirant
.M. .Alfred Boucher, statuaire, <pii travaille en ce moment .lU monument de Paul Dubois, destiné à la ville de Nogcntsur-Seine, vient il'achever l'ensemble de cette œuvre et d'en livrer au fomleur deux des grandes figures qui iloivent l'orner, la Peinture et la Sculpture, en qui l'artiste a personnifié les deux arts dont se couqiosait le talent de Paul Dubois.
La Société nationale des Beaux. \rts vient de recevoir du Conseil d'État la personnalité civile.
Un obtenant ce caractère, elle devient désormais capable de recevoir les legs et les donations qui pourront lui être faits. File a déjà été dotée de deux fondations lui permettant de distribuer, après chacun de ses Salons, un prix de I (X)0 francs et un pri.x de jcxj francs, au sujet desquels toutes formalités légales sont aujourd'hui complétées. Ou parle d'autres donations que se proposeraient de faire d'autres personnes en faveur de la Société et pour aider aux études de jeunes artistes dont les ressources personnelles seraient iusuflisantes.
Eiiata. — Nos lettfurs auront sans doute rectiliO d'euxmêmes l'erreur commise, en notre dernier numéro, dans le titre du si remarqualile article de il. P. P. de Weiner : Exposition de Portraits anciens à Saint-Pétersbourg. C'est : Peintures anciennes i]u'il faut lire.
De même, page 247. c'est Lcvit:ki rt non Zcvilzki c|u'il faut lire.
BULLETIN DES EXPOSITIONS
l'AUlS Grand Palais da Chmiips-Élysàs. — fent-viugt-scptième
exposition de la Société des Artistes français,
du i "■ mai au 30 juin.
Oiand Palais, avenue d'Antin. — Dix-neuvième exposition
de la Société nationale des Beaux-Arts, du 1 5 avril
au 30 juin.
Parillon de Marsan {Louvre). — Exposition de la Dentelle
de France, du 15 mars au 15 avril.
Palais de Glace des Chanips-Élysies. — Troisième Salon
des Humoristes, du 24 avril au 15 juin. l'Uole nationale des Beaux- Arts. — Exposition des travaux
d'art décoratif de nos Écoles nationales des départements, en mai prochain.
Salle du Jeu de Paume, jardin des Tuileries. — Le 23 avril
prochain, exposition de portraits de femmes
au xvni" siècle, écoles française et anglaise, organisée
par JI. .\rmand Dayot, inspecteur général des
Beaux-Arts, Galeries G. Petit. .S. iiic de Sèr.e. — L'œuvre de Kaftaëlli,
du 10 juin au 13 juillet.
— Les Pastellistes, du ; au .'7 avril.
— Œuvres de William Hortiiii.du lOaii %navnl.
Dl'PARTlCMEXTS ICT ÉTRANGER
.\ix-i.es-Bains. — ICxposition internationale des Beaux- Arts, Commerce, Industrie, Photographie, etc., de mai à septembre.
Bayonne-Biarritz. — Exposition <les Beaux-Arts, du 23 mars au 25 avril.
BoRDE.AUX. — Exposition de la Société des Amis des Arts, en formation. (Détails ultérieurement.)
Blenos Aires. — Exposition française des Beaux-Arts, du i" juin à fin juillet.
Calais. — Grand concours international de dessin de dentelle. Les envois doivent ijarvenir avant le
10 juin 1909 au siège de la Société des Amis des Arts, 14, rue de la Rivière, à Calais, ou jusqu'au 8 juin chez JI. Pottier, 14, rue Gaillon, à Paris, CoNSTANTiNE. — Neuvième exposition de la Société des
Amis des Arts, du 10 avril au 9 mai.
CoPENH.\GUE. — Au Palais Royal de Charlottenbourg. exposition française d'art décoratif, du 26 juin au 13 septembre. Pour tous renseignements, s'adresser à M. Roger Sandoz, à Paris.
Florence. — Exposition de la Société des Beaux-Arts,
27, 29, via délia Colonna, du 20 mars au 6 juin. CiRENOBLE, — Salon de Grenoble. Exposition des Beaux- Arts, organisée par la Société des .\mis des Arts, du 15 avril au 15 juin.
Langres. — Exposition des Beaux-Arts de 1909, du 31 juilletau i"septembre.Envoides œuvresà M.Truchot, au collège Diderot, à Langres, avant le 1 5 juillet, et pour Paris jusqu'au 14, chez M. Robinot. 50, rue Vanneau.
Mi'NicH. — Dixième exposition internationale des Beaux- .\rts au Palais de Cristal, du i" juin à fin octobre. Nancy. — Exposition internationale de l'Est de la France, avec section des Beaux-Arts, organisée par la Société Lorraine, du i" juin à la clôture de l'Exposition internationale. Envoi des notices avant le 20 avril ; dépôt des ouvrages chez M. Pottier. rue Gaillon, 14, du 8 au 1 3 .avril ; envois directs à l'École des Beaux- Arts, du 20 au 30 avril, Neuilly-sur-Seine. — Cinquième exposition de la Société des Artistes de Neuilly, le 15 mai prochain, réservée aux artistes de la région. Président. Emile Barrau; vice-présidents : Maurice Chabas et Schommer ; secrétaire général ; Eugène Delestre.
Nevers. — Exposition annuelle du Groupe d'émulation
artistique du Nivernais, du 14 mars au 10 avril. KoiEN. — Exposition des Beaux-.Vrts, du i"'' juin au
31 juillet.
Tananarive. — Exposition d'.\rt malgache, comportant : sculptures, peintures, tissus, arts de la femme, jouets et jeux, histoire de l'art, art rétrospectif, etc., en avril prochain. Pour tous renseignements, s'adresser au ministère des Colonies.
Toulon. — Société des Amis des Arts. Sixième exposition,
du S avril à fin mai.
\'enise. — Huitième exposition internationale des Beaux- Arts de la Ville, du 22 avril au 30 octobre, organisée par la municipalité.