L.\ BONNE .\ TOIT F.VIRE (aqu.irelle
tacle de la misère humaine en ce (]u'clle a de plus douloureusement grotesque, de jilus hideusement pitoyable !
Oh ! cette courtisane de Guys ! Elle hante le souvenir comme un caprice macabre de Goya....
L'art de Guys est sans précédent, comme celui de Baudelaire, son frère d'âme.
Art de visionnaires secoués d'un frisson nouveau par l'intense et douloureuse poésie du transitoire.
l'heure où on le relève brisé et sanglant sous les roues d'un fiacre dans la rue du Havre, un soir de ( arnaval. Il avait quatre-vingts ans.
Pendant sept années, sept années atroces, il demeura cloué, dans l'immobilité la ])lus complète, sur un lit de l'hospice Dubois.
Les amis, très rares, qui le visitèrent pendant sa longue agonie, s'étonnaient de sa fermeté d'âme, de la vivacité juvénile de son esprit, toujours original, et de son stoïcisme souriant, au milieu de ses misères et de ses souffrances.
Enfin kl mort vint :
C 'fil l.i m. lit i|iii cniisolc...
et, par un clair soleil de printemps, à l'heure où les sveltes amazones galopaient rieuses dans les allées du Bois, à l'heure où, dans la poussière des Champs-Éh'sces, les roues des rapides calèches miroitaiiiit innombraliles, à l'heure où
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le peintre de la vie moderne roulait lentement dans le corbillard des pauvres vers le lieu du repos éternel, à travers les flots de la foule indifférente, son grand modèle anonyme, dont il tut, mieux que personne, fixer d'un trait définitif la vérité des mouvements et des attitudes, la turbulence éphémère, tout le mystérieux frisson.
Armand Dayot.
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■ Constantin Guys de M . Gustave Geffroy, publié chez
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