‹ L'Art et les artistes (volume 3)Chapitre 61 sur 99 · AK · texte numérisé non relu

AK

CHARLES HOFFBAUER

L EMETTE

les si gentils 7 '('///s f^lKn/ius de .Mme I)eiii<)iU-]->iet(Jii. ni les lieaux paxsages de M. G. Motelez et de M. Eéiiii jnuliert, ni kl tciut à lait ravissante eliose ([u'est la ('('in- de /'liospici' à Bruges de ^L Félix Eyskens, ni la ficiii' d'Eugène Pascaii. ddnt la cciniposition est exeellente, Citons eneort' les soinniaires mais vives Omiiiits de ;\[. Calhet. V fjudc dt- jciiuc jUh- de M. Maunee Mathnrin, (';; soir dans l\tlclicr de M. Lul.rl-Riehe, le CuUivtr eu l.niriiée de M. A. Devamhez et sa l-'usiini de F Éenle noriiuile el de la Sorhomie, tableau oftîeiel, mais très vivant; l'exciuise luifaii/ à la erinoliiie de M. Théo- .lore Deseh ; M„ii père, ixntrait de M. Pierre Tranehant ; un portrait di- Rodin de ^L joliii Pliiliiip. la délicate T'r;//â' (r/:'/'\' de- M. Hem-\- (,ros]ean. les (euvres de .ALM. T. R'émond. Zo. Oswald Birlev (une remarquable Kidu- niiiiie). Ribéra, Styka, etc. A la seul]>tuic.remar(iuons les envois deM. Ernest Hulin : une Sciliaiié. liaut-relief en plâtre, excellent ; les statues en pierre de .M. Vigoureux {le Par/uni) et de M. Gaston Rnxiuet (Jeux de taiiiies) ; l'admirable Essai de seiilp/iire iiioiuiiiieiilale de M. Soudbinine; le Cliiiii,\ti!:é si expressif cie M. Mérite; les gracieuses statuettes de M. Henri \'arenne ; la Mort de la Cigale, nu jietit chef-d'(euvre en marbre rose de M. Constant Roux ; l'Orphelin de M. Terroir ; la noble Prière du Pean-Rouge au Manitou du célèbre artiste des États-Unis IM, Dal- Im; /<-,s Ménétriers bretons de Ouilivic ; la Lorraine de M. Jacquot; l'envoi de M. René Héclu, la Dernière Goutte, d'unv facture aimable et gentiment observé ; le superbe buste en marbre de Condottiere par M. Cordonnier, que nous reproduisons ici.

Citons encore, à la section de gravure, M. Belleroche, :i\'ec ses magnifiques lithograjihies d'un art si souple, si large et si personnel ; Deté avec ses beaux bois ; Henry Detouche avec ses vivantes gravures en couleur, etc.

Aux objets d'art, leschoses vraiment merveilleuses de .^L Lalique : c'est un grand artiste ; les émaux libres de M. G. Dumoulin, les pâtes de verre de M. Decorcheinont, la vitrine de bijoux de M. Lucien Gaillard, les reliures de M. Blanchetière, etc., etc.

Le S.\LO\ DES Humoristes [Palais de Glace). — Le grand progrès accompli par l'art de la caricature à la fin du .\i.\'' siècle fut de se libérer des entraves apportées par le texte jiour faire la part plus belle à la couleur, à l'intention décorative. Caran d'Ache marquerait assez bien la transition de l'une à l'autre manière. Entre Daumier et Cappiello, il est le trait d'union génial, le conciliateur.

Ce merveilleux humoriste était, qu'on ne s'y tromi)e ])as, un artiste de génie. Il en avait l'infatigable ver\-e, l'observation prodigieuse, le sens social sans tléfaut, l'indifférence supérieure. Sa fantaisie n'est jamais folle : c'est celle d'un poète et d'un caractériste ; il sait la vie, la vie de tout le monde, comme un Balzac, mais il en rit comme un Hogarth, et avec le goût d'un Banville.

Ses dessins politiques ne sont pas le meilleur de son ceuvre, et. cependant, comme ils sont supérieurs à ceux de la galerie d'en haut, à l'ensemble de cette rétrospective qui va de Louis-Philippe à la troisième République ! Tous, Isabey, Traviès, Philipon, Dantan, Benjamin, etc., tous, sauf Daumier, qui est un maître, un maître de l'épouvante et de l'âpreté, tous sont pénibles. Allusions dont le sens est perdu et que l'on sent lamentables, comme tout cela est peu drôle ! Oh ! les collaborateurs du Panthéon Xadar !..,

Combien j'aime mieux les modernes ! Ils ne .sont jias profonds, mais qu'importe? Puisque leur grâce légère est de traiter avec tinesse l'éphémère actualité, acceptons-les tels qu'ils sont, songeons à ce joli courage, si français, que déploient ces improvisateurs à sacrifier tous les jours leur talent en petites a'uvres.

C'est Carlègle, le poète humoristique de la vie

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