ETUDE DE JEL-NE FEMME
tcm]5éram(nt d'un artiste et l'âme de la loule où il trouva ses modèles.
Revenu à I-ille en 1786, connue adjoint de son ])ère, François Watteau a|)])li(iue désormais son es]irit d'observation, aiguisé ])ar Paris, à la vie qui l'entoure, à des scènes locales. Il y prend, certes, plus de j)laisir encore qu'aux promenades parisiennes et il en tire des sujets charmants : ainsi le Menuet sons tut chêne, au Musée de Valenciennes ;
/('/ et 1(1 Braderie. Ses qualités de réaliste s'y dé\'elojijieront sous l'influence flamande.
Dans les dessins que nos lecteurs trouwronl ici, François Watteau n'en est jias encore à cette période. C'est le Watteau en exode à Paris et (jui exerce, avec une réelle habileté, à cette é])0(|ue où les nuances s'atténuent, où le ni\'ellement \v\u\ à les effacer, ses factdfés d'observateur adroit. On ne retrouve point en lui les grâces (\\\ xviir' siècle —
celles mêmes que ressuscita de nos jours l'exquis là une vivante source d'histoire. L'art officiel qui
(iustave ]acquet ([ui \ient de mourir — mais il dans peu va naître, savant mais froid, dominé par
sut mettre en relief dans ses modèles populaires la préoccupation de l'antique, fera regretter long-
le trait qui leur est connnun : la force bientôt tem]is l'aimable fantaisie du petit-neveu de Wat-
agissante. teau.
Et il faut lui sa\-oir trré de nous a\-oir conservé Edmond Cleray.