PORTRAIT DE I. AI' I I SI E
MAX SYAIHNSIO
et les gourmets de l'art, ont une physionomie plus à part qu'aucune autre. Le grand Gustave klimt. l'idyllique Preissler sont les deux plus beaux fleurons de la couronne, certes, mais Svabinsky en est le plus singulier joyau, Il risque d'être, superficiellement, compris plus viteque ses elcu\ nobles émules, mais c'est lui faire tort. En réalité il le faut beaucoup plusétudierpoui se l'assimiler à tond.
Smi cas est en définitive fort surprenant. C'est un mystique du dessin et un sensuel de la couleur. Les deux sont en lui liés d'étroite amitié.
( m pense à ces prêtres ascétiques qui sourient avec une secrète complaisance aux fredaines des très mauvais sujets.
.Niais la complaisance de M. Svabinsky . ascète du dessin, pour la luxure de M. Svabinsk y o ili iriste . n'est point du tout secrète. Au contraire. ( In n'affiche pas plus i m pudemmen t sou vice. ( In a l'impn
pour demeurer décent du
Venusberg d'un frère Morave.
\insi que l'Eglise consent à la liesse totale du carnaval, ainsi le dessinateur livre parfois au coloriste la clef des champs, quand ce n'est pas la maison. Dans la pratique ordinaire l'un prend l'autre à son service et lui tient rigueur. Mais les dimanches et jours de letes. suivis d'étranges lundis bleus après que précèdes de samedis qui sont des sabbats, l'autre s'émancipe et prend sa revanche victorieuse. Lt ce qu'il en abuse ! Je ne
l'I' Vs\ \
voudrais pas être chargé de raconter certains tableaux de M. Svabinsky en des termes .u pries a la fougue de et à l'intensité
de ses débordements. On ne s'ennuyait
la salle du coloriste, car coloriste et dessinateur avaient chacun la leur. Et c'ét tout
justice puisque, certains jours, ils croient aller
chacun de leur Et ils v v ont. mais avec quelle évidente nostalgie l'un de
l'a ut i e .
tirant du côté deson h o n n é t e famille, l'autre du côté de... ses
plaisirs.
En effet . ce
dualisme, très autrichien en si m genre . se
lique dans
irnalière,
de ce contraste
able : le plus pieux et excellent ti 1 s d'une part, en perpétuelle
devant sa mère et sa mèregrand, de qui : : de famille va jusqu'à peindre sans cesse Us siens dans leurs intérieurs d e bo
de Prague, et d'autre part le plus sauvage, le plus lubrique, le plus franc mauvais SU ! i
chappant
coup de la zone des tendresses tutélaire; courir des bordées de matelot ou de tout assaisonnées de raffinements artistiques dont semblerait seule capable une imaginai
igitée de la nostalgie des couleurs équa-
torialcs. Et cela amène dans les dé<
le contraste parallèle : brumeuse et glauque
atmosphère des ambiances de Prague avec toutes
■ nctions civilisées, et arrangements au