ROUEN
t les Artistes Rouennais . en mars,
annuel. Il sied de louer les organisateurs ente présentation des œuvres exposées et aussi de leur idée heureuse d'avoir donne la presiden de leur salon à un maître : ce t II Besnard, t laston La I
portraits, des panni
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p ^ d'amateut pochades, d'études, de préparations,
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ration généralement s
L'AR'
précise, d'un réalisme vécu et embellis par le flamboiement des couchers de soleil ou le gris mélancolique do l'atmosphère normande. Beaucoup de paysages, de portraits, et dans l'ensemble s'affirme déjà l'existence, sinon d'une école normande, tout au moins d'artistes travaillant avec des tendances communes, et c'est peut-être là le prélude d'un de ces mouvements régionaux que nous aimons à encourager.
Quelques noms sont à retenir :
M, Robert Pinchon dont le Dégel et la (.'arrière d'A mj "reville attestent des qualités d'observateur précis et de coloriste vigoureux, et nous rappellent quelques-unes des toiles de Claude Monet.
De M. Marcel Couchaux nous aimons les Enfants dans une Cour, les Paysages. Il y a là déjà mieux que des promesses, un souci de vérité qui ne s'embarrasse pas des notions d'école, mais une technique encore insuffisamment sure. Nous aurons plaisir a retrouver, l'an prochain, M. Couchaux, qui nous apparaît comme un de ceux qui peuwnt et doivent progresser.
M. René Olivier a une imagination fougueuse que les difficultés n'arrêtent pas. Il tau montre d'une belle audace en campant son cortège carnavalesque La Joie sur le décor lamentable et boueux du pays noir, avec le terri et le puits de mine à l'horizon. Mais nous préférons l'atmosphère plus recueillie et ensoleillée de son Matin d'Automne et de son Marché en Flandre.
M. Gaston Reiner est assez inégal, mais nous trouvons grande allure à sa toile Sur la ferrasse- Amibes et nous unions son Soir eu .Vaurienne d'une tonalité grise très douce.
Citons encore : un magnifique panneau décoratif de M.Gaston Loir, L'Etang en Juin, de bons paysages de M. Buron, de savoureuses éludes des vieux quartiers de Rouen de M. Leroux et surtout de M. Henri Vignet, une Fontaine ensoleillée en Provence de M"" Pichot, d'excellentes eaux-fortes de M. I iorges Le .Meilleur, et de M. Delepouve quelques toiles d'une raideur voulue et qui n'est pas sans charme.
En sculpture une vigoureuse tête de boxeur de M. Houde\ il le.
Mention doit être faite aussi de la section décorative, bien qu'elle soit un peu sommaire A côté des inévitables bois pyrogravés et cuirs repoussés sans grande originalité, les fers forgés brillent d'un singulier éclat. Ilepuis le Moyen Age, Rouen est une ville de ferronniers éminents et les envois de MM. André Rochon et "Lois frères Ignlle, torchère, lustres) ne seraient pas désavoués du maître Lmile Robert. Nous savons gré à la Société des Artistes Rouennais d'avoir, pour sa part, répudié la subtile distinction entre grand art et arts mineurs et nous voulons espérer que l'an prochain les artisans répondront plus nombreux à son appel. < i. Vin \i i m .
Le Mouvement Artistique à l'Etranger
ALLEMAGNE
■w tnf. grosse nouvelle qui fera plaisir aux amis de Tiepolo : ^■^ les archives épiscopales de Wurzbourg \ iennent d'être ouvertes au public. On s'étonnait qu'en pays d'érudition tel que l'Allemagne il n'existât encore aucun travail scientifique sur le séjour des artistes vénitiens auprès du Prince-Evêque, le traitement privilégié qui les attendait à Wurzbourg. les visites et jalousies des peintres allemands provoquées par leur présence au boid du Mein. Nous n'aurons plus guère à patienter désormais. — 1 le concert avec l'éditeur Otto Maier, de Ravensbourg, le D' E.-W. Bredt, conservateur du cabinet des estampes à la Pinacothèque de .Munich, vient d'avoir l'heureuse idée de reunir en élégants petits manuels populaires à un prix infime les trésors confiés à sa garde, sous forme de petites monographies où, après une brève, mais très savante et très sure introduction, l'image seule parle : les principales gravures se rapportant au mythe d'Hercule, aux .Madones avec Anges musiciens, une série d'Amours et Putti, les pièces non les plus connues, mais les plus caractéristiques d'Albert Durer, etc., etc. Ces façons nouvelles de grouper des œuvres parfois espacées à travers le domaine entier de l'art sont de mieux en mieux en faveur en Allemagne, et les esprits les plus résolument scientifiques ne craignent plus aujourd'hui les confrontations en apparence les plus paradoxales, en réalité les plus révélatrices. Les dernières livraisons de la grande Histoire de l'Art, rédigée par les principaux spécialistes des Universités, Musées et Bibliothèques d'Allemagne, d'Autriche et de la Suisse Allemande pour le compte de la
Société Académique Athenaia à Berlin, témoignent toujours davantage des proportions monumentales de l'œuvre et du grand dessein qu'agitent ces .Messieurs, réunis sous la direction du D' Fritz Burger. Son collègue, le D' Ludwig Curtius d'Erlangen vient d'entamer l'art antique avec l'Egypte, tandis que le Pf. Otto Wulll", de Berlin, poursuit les antiquités chrétiennes et byzantines. Ils appellent leur œuvre un manuel; c'est à proprement parler une encyclopédie où la beauté de l'illustration ne le cède en rien à la surprenante richesse et à l'ordre impeccable de cette érudition si contrôlée et si honnête, l'as une référence n'est omise. Sur chaque subdivision du sujet la simple bibliographie est déjà une mine inépuisable de renseignements. Le bon acheminement d'une pareille entreprise a une autre importance que toutes ces expositions de farceurs syndiqués auxquelles nous sommes convoqués un peu partout.
Réjouissons-nous, en revanche, de celle d'Art appliqué qui s'est ouverte le i" mai à Cologne, et dont nous aurons à nous occuper cet été. Elle est particulièrement réussie, comme toutes les manifestations d'Art et de Musique auxquelles se livre cette grande métropole rhénane qui conserve jalousement les plus nobles traditions. Annoncée par une affiche très sobre et d'un caractère particulièrement sérieux, au monogramme de l'étonnant architecte Peter Behrens, cette exposition n'aura de concurrence avec laquelle compter cette année que l'imposante, du Livre et de l'art du Livre, qu'organise Leipzig.
,li MOUVEMENT ARTISTIO!
A L'ETRANGEH
En attendant ce n'est pas du toul se contenti que de l'œuvre du bon, du rare paysagiste Bernhard k. C'est h puissante maison Heinemann qui s'occupe de la faire circuler. Le solitaire de flaimhausen est l'un des artistes 1rs plus probes, les plus silencieux de l'Allemagne d'aujourd'hui : cependant il n'est : personne. Il me l'ait un peu penser au maiti Barthélémy Menn. C'est un an toul en profondeui où le motif réduit à rien vaut surtout par la concentration di motion que qui ère ont déterminée chez un poète qui est i la fois un magnifique ouvrier. Qui a vu de M. Buttersack, un groupe
leil couchant sur un llblie pas une telle rencontre. Un
iur un ciel que les clartés
poui provoqu esdei :percussions
indéfin i auxquelles parfois l'art d'un vrai
paysagiste étonnamment simple s'apparente à e'elui des
le notre temp ' plus
VI, Buttei sacl lîi ielles. Il est li
" mieux sans elles.
Winmi I' ; ■
ANGLETERRE
■w-kiii is que \\;ss Richardson a si farouchement endom- ■L' mage la Vénus Rokeby, plusieurs musées de peinture de Londres ont prudemment terme leurs porli 0
nt qu'il y a trois ans environ, il fut déjà question le ce ' ible m dont l'authenticité paraissait douteuse. Qui aurait dit qu'un attentat suffragiste allait le r< ndre i élèbi e ? Si le scandale n'avait rien à ajouter à la renommée de la Jocondc, on ne peut en dire autant de la \ énus de Vélasquez, qui me parait notablement il
de ir maître, faute d'exciter l'admiration, elle a trouvé le moyen d'é\ eiller la curiosité.
Quoi qu'il en soit, les habitues de la « Nation il Gallery » : mt réduit satisfaire dans les expositions toujours nombreuses du « West-End » leur goût de l'art.
L'une des dernières, celle de la «National Po s. « iei . ■ vient de nous mont :
vraiment personnels et pleins de
par trop voulue de certains artistes soucieux, avant tout, d'attirer l'attention. — Sur celte cimaise disparate, on a til de i e marquer l'œuvre solide de Mr. M h I voy, qui se met en évidence par un portrait d'homme d'une superbe venue. Sa facture souple et intelligente ne se plaît qu'a chercher la physionomie de son modèle, et cette rare qualité, qui seule fait les bons portraitistes, lui octroie une
brillante dans cette galerie. A cote de cette toil ou presque tout devient prétentieux et apprêté : alors qu'elli
rve au milieu des colorations brutales d rage une liberté charmante et une gran I
peintre aurait pu pousser davantage
>, mais il s'en esl tter à leur
« xpi e
En taisant illusion au voisinage coloré de ce portrait, je pensais sans doute aux violentes études de William Strang, déjj connu à Londres comme portraitiste. Au rebours deson voisin, qui dans des \ délicatesse des formes, ce dei niei
sure et définitive, bâtir ses porti tits en pleine lumière. Sa
me que il par trop brut plein de caractère,
orations restent massives i | Il ignore le charme des subtiles demi-teintes qui enléve-
scénique qui
'■■'. l'espérer que
Mr. Strang modifiera ;a facture; il parait être de ceux qui
sont destines a une lieu ttion.
Voilà en réalité les œuvres qui retiennent l'attenl la «N Porti lit Society». Je m'empresse d'y ajouter
s bustes d'hommes où Rodin pétrit le bronze avec les souplesses h , ireuses. C'est ^^c ; •
incroyable de facture, une compréhension suraiguë de la forme, de ia mature et de la couleur, en un mot ce qui fait de Rodin le plus éminent des ictuels.
Puisque j'a gnaler
brièvement la « Fin
nski par Jacqui l'étais fort curieux |UC le merveilleux danseur
avait inspi II qu'est M . Blanche; grande
fut ma | leuram seque
■ ttives.
I'.-K. Rixess.
AUTRICHE = HONGRIE
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lujourd'hui en Hongrie, une 'architecture
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qu'on \ lent d'élever dans
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libéré par l'art |
milieu de quelque
ailleurs di me dispa-
rate. I I
Il \ a \ ingt-ciuq
la construction du palais OU de l'école, il n'y avait pas assez de rires pour accueillir d'aussi impertinents propos. Ces mêmes rires je les entends parfois encore à Prague. Or, dans toute la Bohême, l'art moderne n'a pas encore produit une chose aussi grande et aussi réussie que cette porte d'école de Budapest ou que tels de ces monuments funéraires judéo-madvars. Mêler a des copies de broderie des ornements faits d'un tablier de pont métallique OU d'un Zeppelin, c'était déjà un problème subtil; mais donner un accent nettement Israélite à une décoration nettement madyare, c'était encore une autre difficulté. Quand l'art monumental réussit de telles choses, il existe. Hier encore on la semait naître et se chercher, cette architecture moderne hongroise, aujourd'hui elle s'est trouvée. Comparez-la a l'allemande, à l'autrichienne, elle diffère du tout au tout.
Ce serait le moment de signaler les grands travaux du h M. Haberlandt et du .Musée autrichien d'Art populaire à Vienne. Ce musée publie chez l'éditeur .1. lacwv, sous le litre de Travaux Je l'Art populaire, une sorte de revue qui en même temps forme de beaux livres et tient au courant des nouvelles acquisitions du Musée. L'art populaire n'est pas toujours anonyme et le cas s'est rencontré parfois en Autriche de paysans acquérant une certainecélébrité locale. Ainsi Ignace Schrammel, de Wallern 1 1762-1846) qui ne sortit jamais de son village, et surtout Jean-Georges ICieninger, ouvrier des salines, mort en 189g à llallstadt, âgé de 70 ans. C'était un sculpteur très original qui avait le don de l'expression, pathétique ou caricaturale, et dont on nous montre des dessins qui valent ceux de
M Huis I homa. L'oeuvre du D' Haberlandt veut faire la part égale à toutes les nationalités de l'Empire et y ai rive .wl-c une impartialité d'excellent aloi. Le pays 1 uthène, entre la (ialicie et la Hongrie, parait avoir conserve un art populaire particulièrement vivant et d'une originalité encore efficace.
A Prague, exposition collective du peintre morave Jakoub Obrovsky. Il a été déjà plusieurs fois caractérisé a cette place, ei sa façon de progresser est plus dans le sens de la maîtrise que dans celui du renouvellement. C'est toujours le même bouquet de couleurs bien moraves, formé par un mélange, disposé avec un vrai sens de la décoration naturelle, du nu, du vêtu et du paysage propice sans autre arriére-pensée de sujet. C'est le contraire des .saintes familles d'autrefois, des ébats de familles tout à fait profanes : l'homme vêtu, la mère et l'enfant nus. Quelques draperies éclatantes : des bleus et des verts de châles populaires. Tout cela assorti avec une rare distinction. Il ne manquerait que d'y joindre quelques nègres et orientaux et nous pourrions déclarer que nous voici sur le chemin d'une slavisation de sens décoratif tiepolesque ' Du reste aux plafonds comme aux nègres près. Mais où l'artiste moderne, surtout en pays slave d'Autriche-Hongrie, aurait-il encore l'occasion de peindre des plafonds ? Je ne saurais assez répeter que procédant à doses égales de M. Preissler pour l'imagination décorative et de M. Svabinsky pour la couleur, M. Obrovsky est en passe de prendre parmi les artistes moraves une place qui pourrait bien être avant peu la première.
W'ili ia.m Rit 1 1 R.
H O LLAN D E
tes derniers représentants de nos maures de la génération *■"* de [880 disparaissent l'un après l'autre. Après Willem Mans, ce fut Joseph Israëls, et maintenant c'est Albert Ncuhuys qui meurt, âgé de soixante-neuf ans, a l.ocarno, où il séjournait pour sa santé.
Si les œuvres de ce peintre n'ont pas encore acquis une notoriété aussi universelle que celles de certains de ses contemporains, elles ont cependant fait leur chemin tranquillement, sans grand bruit, et elles ont pris une place detout premier ordre parmi celles de ses confrères.
Ncuhuys était un peintre de race, se rattachant très directement à nos grands artistes du dix-septième siècle, quoique d'expression parfaitement moderne.
L'homme, chez lui, par sa sincérité et sa noble compréhension de la beauté, de la réalité et de la vie, ressemblait en tous points a son œuvre.
Aussi Neuhuys s'étail-il créé un certain nombre d'ennemis par la franchise de sa parole, qui n'épargnait rien ni personne, qui disait sans ménagement ce qui était juste et vrai. Mais en même temps, sa sincérité lui avait tait des amis qui l'appréciaient à sa juste valeur.
Du reste, tous nos maîtres de 1 SSr, ont été vraiment degrands caractères, des personnalités complètes, achevées, chez qui l'homme était aussi remarquable que l'artiste.
Albert Neuhuys. né en 1N44, débuta comme lithographe, mais bientôt il se mit à peindre des sujets de genre qui lui valurent des succès par ses qualités d'exécutant, par l'habili o ave laquelle il savait rendre le luisant du satin et de la soie. Lorsqu'on considère ses œuvres définitives, dans lesquelles, sans doute, il réussit magistralement à exprimer
les substances, les matières diverses, au moyen d'une facture large, personnelle et puissante, on ne se douterait pas que ce grand peintre ait pu plaire aux amateurs de 1860!
Toutes ses œuvres sont animées d'un souille de vie, qualité rare qui le rapproche de Hodin, dont également l'œuvre palpite, et, quoique son exécution soit totalement différente, il se rapproche également de la conception de Carrière, le peintre des « maternités», sujets dans lesquels Neuhuys exprimait toute la tendresse qui était en lui.
La Mère et l'Enfant ont constamment préoccupe cet artiste, et nombreux sont ses tableaux représentant une paysanne qui tient son enfant sur les genoux, jouant avec lui ou le faisant regarder par la fenêtre. Tous ces tableaux de sujets rustiques, aussi bien que ses aquarelles lun art qu'il pratiquait magistralement), sont d'une couleur franche et forte, vibrante et sonore, tout en étant admirablement liistes de ton ; par ces qualités combinées, ses toiles sont d'une rare luminosité, d'un éclat tranquille et reposé, et elles rappellent les plus beaux Jan Steen, les Pieter de lloogh, et parfois les Vermeer de Delft, au point de vue de la belle peinture, de la belle et riche matière et de la compréhension de l'art.
A côté de cette brillante exécution, Neuhuys avait, comme je l'ai dit, le sentiment très puissant de la Vie, sentiment qui lui a fait aussi faire un certain nombre de portraits concrets, expressifs, vivants. Et si l'art n'est pas de seulement représenter la Vie, mais d'y puiser des éléments de Be mie, ce peintre a été un rare artiste.
Il v a une dizaine d'années, Neuhuys a fait un voyage au* 1 tats-Unis, où ses œuvres ont été hautement appréciées.
LE MOUVEMENT \l< I ISTIOUE \ I. T. I R W'.l R
dés ses débuts ; il fut reçu avec lu plus gran et d'une façi m prim ii re pai i< s ai listes ei le i
Pai mi contrasti assez fréquent, le grand peintre a vécu les dernières anm écart et à l'étranger,
un i" h blessé par le manque d'appréi iati iu h
vouloii '!'■ certains de ses compati iotes ; alors, son ressentiment a ete très \ il.
Il esi incontestable qu'Albert Neuhuj :, avec quelques-uns
île ses ,^ra>i I ippartenu a ce petit groupe
uperbement ré oncep-
tout comme la Vie, la Vérité ne h die est contt
pai le influ blagueusi iari ■ >u puéi iles, i I
que « l'ai t robu n ure ».
Pli. /
ITALI E
ti \ a déjà un mois que la M Exposition internationale •*■ d'art de la ville de Venise est ouverte et notre revue ne manquera pas d'en parler. Je crois qu'il soit de quelque intérêt de rappeler, dans une revue qui se publie en France, la part qu'ont eu, dés l< comme; ement, l'art et les artistes français dans cetli nd nstitution italienne
que l'attrau universel île Venise a rendu possible; qui a nus les jeunes artistes et le public italiens en contact direct avec le meilleur de la production étrangère; qui a reflété le réveil artistique italien, et qui a crée un nouveau grand hé international d'art où on a vendu pour l .. 1.6S0.870. La pi - • eut un Comité de p
qui, poui ii li .m. e, 1 ■ >mpi 1 mis glorieux
li 1 arolus-Duran, Dubois, Henner, Moreau, Puvis de Chavannes. Un groupe des meilleurs artistes y exposa ei s'imposa ,i l'attention des visiteurs malgré que quelques-uns de ci 1 maîtres n'eussent envoyé qu'une simple » carte de visite ». Le catalogue contenait les noms de Besnard, Béraud, Bonnat, Cazin, Dagnan-Bouveret, hue/, Dupré, Carolus-Duran, Forain, Lhermitte, Noirot, Puvis de Chavannes, Redon, Roll et Bartholomé. Le succès artistique et nuancier de ce premier essai d'exposition internationale d'art en Italie encouragea les artistes de tous les pays, et -, parmi les artistes français, figurèrent, pour la B de\ aient être a!
aux Biennali successives, et Rodin en plâtre de quelques-unes de ses œuvres. En 1899, B envoya le Portrait de théâtre, Cottet, le triptyque lw.x pays de Li mer, et RafTaëlli, les Paysans de Plouganou, peints en 1876. I 11 cette même année, sur l'initiative du princi G Galerie interna-
tionale : 1 1 moderni qui se trouve au Palais Pesaro, un des plus impi 1 Grand
plus grande collection du genre d'Italie et une des choisies d'Europe. Les artistes frança
nard.
1 Simon, RafTaëlli el > harpentier. ' haque Biennale
eut .11 ictère particulier et son attraction artistique;
in 1901 l'art français y eut sa part avec un petit groupe d'œuvres de Millet 1 orot, Daubigny, Dupn 11 ollectionneur anglais, et avec une salle dédiée à Rodin événements artistiques.
En 1903, lins une salle de portraits. Besnard, Blanche, Carrière, Carolus-Duran, Dagnan-Bouveret y trouvèrent
Angleterre,
M ne, la Suéde et l'Allemagne, la France eut une
pai tii ulière d tapis, de tentures
Ins. de meubles, et qui contenu ts d'art
oratif. 1 leux ins après. En 1909, la même salle
fui occupée entièrement pai une exposition individuelle de l'.-A. Besnard.
La tx Biennale, qui devait avoir lieu en 1911, eut lieu
n et on 1 présenta une exposition
n. Roll et quelques tableaux de Courbet pein-
tures de Monticelli furent, en Italie, une vraie révélation. Enfin, a deux ment, aux pavillons oïliciels
pris dans l'enceinte de l'Exposition, de la Belgique, de la Hongrie, de la Bavière, de l'Angleterre, l'ut ajouté un pavillon de la France, simple mais élégant, dans le vestibule duquel Rodin exposa quatre bustes en bronze et les quatres salles étaient occupées p -.lions
individuelles de Simon, Blanche, Ménard, I itouche, qui furent ti 1
De l'ensemble des no cités, on comprendra
B raison ceux
qui relevaient et se plaignaient que les Exposition
pensé à faire connaître en Italie, parmi les artistes français morts, Gauguin et
s des Indépen-
les plus intéressants .1 nue.
ORIENT
Tv l'iisi'i-i bulgare. \ l'instar de nu
*"• qui i - tableaux d'ensemble
de la peinture I et de la peinture de
moderne, passe en revue les principaux artistes de ces rusé leur nom et leur œuvre en France et en Europe, je vus tenter en tes chroniques mensuelles de donner un aperçu du des pays des Balkans: la Bulgarie, la Roumanie et m'élendre sur Pieuvre des artistes ml
irtistique,
d'un art national. Si brèves
avenir pli
Je no v Ftitièren:
xu* an xiv' siècle, .:i cette période que les historiens appellent le «Second Empire bulgare ». D'intéressantes fresques un un' siècle conservées dans l'église de Boyana, li copie qu'on voit au musée de Sofia de celle détruite et datant de la même époque qui se trouvait à l'église de Tirnovo; la très curieuse icône: La Vierge et l'Enfant Jésus, du S1V' siècle, qu'on admire dans l'église de Messemvria, sonl les spécimens caractéristiques de cet art primitif qui se poursuit invariablement le même depuis la perte de l'indépendance, au xiv' siècle, jusqu'à la fin du siècle dernier.
Il appartenait à un tchèque de naissance, Jean Mrkvitchka de poser, le premier, les assises de la peinture bulgare moderne. Mrkvitchka vint à Philippopoli, vers 1880, quelque temps après que le Congrès de Berlin eut érigé la Bulgarie en principauté. La renaissance, ou plutôt la naissance de l'art national bulgare, date de cette époque. Aussi Mrkvitchka doit-il être considéré comme le créateur de cet art. Ions ceux que peuvent intéresser la vie et l'œuvre de l'artiste liront avec fruit l'étude spéciale, publiée, il \ a juste un an dans L'Art et les Artistes, par M. (>. Georgiew, le critique d'art le plus autorise de la Bulgarie de nos |Ours. On y verra les luttes que l'artiste eut à soutenir et les difficultés à surmonter pour doter le pays d'un art autonome, indépendant, affranchi de toute influence étrangère. Je ne referai pas cette étude, ni reparlerai de l'art et de la technique du peintre. Aux œuvres citées toutefois et reproduites dans l'article, il faut
ajouter le Portrait de Saint lions, premier roi bulgare chrétien, d'une noble allure; celui très réussi de la Reine Eléonore, en costune bulgare ancien; la Grand'mère affublée de la haute coiffe, en corsage soukaï des environs
de Gabrova ; Jeune femme de Vratsa, un type, bien campe, de superbe campagnarde, les Trois Sœurs personnifiant en trois figures expressives la Mysie, la Thrace et la Macédoine: la Mendiante, très étudiée et d'un beau réalisme; Mariage chope — les chopes sont des paysans des environs de Sofia, — grouillant de costumes caractéristiques aux couleurs chatoyantes et vives; Retour de Sofia qui nous présente trois paysans luttant contre une tempête de neige; une Macédonienne au visage rempli d'angoisse et de terreur; Avant l'indépendance, scène d'une forte émotion dramatique : Jeune paysanne de Treune, jolie à souhait; le Joueur de \ourna (cornemuse) plein de vie et de mouvement, le Secret, qui nous fait voir une jeune fille, attentivement triste, recueillant les confidences de l'aïeule : et enfin Epousailles dans les montagnes du Rhodope et Noce aux environs de Sofia, toiles, toutes deux de grand caractère et d'un beau sentiment religieux.
Cette liste nous a paru indispensable des œuvres typiques de Mrkvitchka; elle nous permettra, par la suite, d'établir des comparaisons et de nous rendre plus exactement compte de l'influence que cet artiste exerça sur la production picturale de la jeune école bulgare.
A. de Mu o.