BELGIQUE
te salon des Beaux-Arts, le salon officiel, est annuel, *"* mais à tour de rôle les trois grandes villes belges: Bruxelles, Anvers et Liège lui donnent l'hospitalité. A Gand et a Anvers, c'est une société d'encouragement qui organise le « salon triennal » avec l'aide de l'Etat. A Bruxelles, jusqu'à présent, une commission nommée par le ministre des Beaux-Arts se chargeait de ce soin : et les artistes étaient appelés à élire un certain nombre de membres du jury.
On vient de modifier tout cela. Depuis quelques années, la Société des Beaux-Arts organise annuellement, au printemps, une exposition à peu prés aussi importante que le salon triennal. L'Etat l'a chargée de participer à l'organisation de celui-ci avec la collaboration d'une commission et de jurys par lui designés. Et le salon triennal se confond avec le salon de printemps.
11 s'est ouvert en mai et il ne fermera ses portes qu'en
novembre. Les décisions du jury ont soulevé beaucoup de protest nions, et il y aura un salon des refuses. Le salon, tel qu'il est, n suscité quelque étonnement. I! est tri en etr.mgcics, en travaux sommaires, d'un impressionnisme violent. Et il compte peu d'œuvres dénotant un grand ell'ort, n'offre guère de révélation. ' 'n constate l'absence presque complète de composition. II y a quelques bons portraits, quelques bel es ligures somptueusement et délicatement peints, comme le Portrait bleu de M. Swyncop, L ily par M. Pinot, la Petite haine 1840 de Léon Frédéric, le polirait d'Emile Vcrhacrcn par Montald, la très pure Femme a l'éventail de M. Henri Van Haelen. les portraits de .MM. N'avez, Van Holder, Cluysenaar, G. M. Stevens, les nobles figures de .M. Motte, dénotant une usinii curieuse, comme les portraits de M. Smeers, de M. Sterekmans, la figure de M. de Kat, celle de M. de Smet, Celle, largement peinte, de M. Van Clemput, celles
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