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Bilbao, notammeni un portrait de sa sœur, d'une belle facture.
quelques jours la ci illei ci < m des i ai tons de tapis-
i ioya, au musée du Prado, s'est enrichie du tableau
dit Las Gigantillas (enfants juchés lus uns sur le dus dus
autres), peint en [79S et qui avait disparu avec quatre
autres Le Chanteur, Les Enfants au charriot, Le Médecin
et /- Balanciei dans leur transfert du Palais Royal au m éi de l'Escurial en 1869. Il avait fait depuis partie, comme -in sait, de la collection Nemes, et. lors de sa vente 1 Paris, l'ambassadeur d'Espagne avant uns opposition à celle dus Gigantillas, le baron de Hertzog, son acquéreur, en fit don au roi Alphonse XIII, qui l'a cédé lui-même au Prado. .1. C»i sse.
ET ATS = U N IS
•pi'is.Hi toutes nos exposil s des Beaux-Arts s'organi-
sent pendant la saison d'hiver. Elles nencent, en
général, au mois du novembre et su terminent au mois d'avril avec l'ouverture du grand Salon international de l'Institut Carnegie à Pittsburg. C'est la seule exposition annuelle qui invite tous lus peintres du monde à exposer et qui paye toutes lus dépenses dus artistes. Seulement, il est bien difficile à ces artistes de faire accepter leurs tableaux. Il n'y a jamais plus du trois à quatre cents toilus reçues. Naturellement, c'est une dus plus intéressantes de toutes nos expositions et qui attire le plus l'attention.
Le clou du ce Salon est toujours le one man rétrospective exhibit. L'année passée, c'était Lucien Simon qui .avait été choisi par le Comité et qui nous a envoyé des chefs-d'œuvre splundidus. Cette année, Paul Dougherty a eu l'honneur d'être invité. Peintre de la mur bien connu, même en France, il ust aussi habile en peignant nos grandes montagnes, et sus vingt-six tableaux, partagés entre eus deux sujets, reçoivent lus mêmes éloges du public. Il y a trois grands prix offerts par M. Carnegie et adjugés par le jury aux plus forts parmi lus autres exposants. Le premier, une médaille d'or avec supt mille cinq cents francs, vient d'être accordé .1 Edward Redfield, lu second, qui porte cinq mille francs, à Jack Lonion (un Anglais), et la troisième médaille, avec deux mille cinq cents francs, à George Bellovs s. Jusqu'à présent, tous lestibleaux venant d'Europe étaient retournés à la fermeture de l'exposition. Mais cette année The American Fédération of Arts a obtenu la permission de choisir une cinquantaine de tableaux parmi les meilleures
toiles exposées, pour lus transporter de ville en ville c me
exposition ambulante. C'est-à-dire que cette association a fait un arrangement avec lus villes qui n'ont pas leurs Salons particuliers pour leur envoyer, de temps en temps, dus petites expositions toutes préparées. Cela a si bien réussi qu'il n'est pas possible ,1 présent pour la Fédération de satisfaire à tomes les demandes. Il va, actuellement, vingtdeux de ces expositions en route. Files sont très recherchées dans l'Ouest, surtout à Denver, San- Francisco et Seattle. Il faut que ces villes possèdent une véritable soif du Beau, autrement elles ne voudraient pas dépenser autant d'argent. Défrayer toutes les dépenses de ces longs voyages coûte très cher !
Iivsi bien difficile pour un Français de comprendre qu'il y a dus villes chu/ nous du deux ou trois cent mille habitants qui ne possèdent pas un musée d'art. .Mais, comme notre gouvernement ne s'occupe pas de ces choses, il faut que les citoyens donnent tout l'argent pour les établir. Généralement, on commence par organiser une société des Beaux-Arts où il y a des conférences pour éveiller le sens du beau chez le peuple. Après quelques mois, des branch societies se forment; des « Business Men's Clubs», des < Women's Clubs », même dus clubs d'écoliers, rous ces clubs récoltent l'argent. Voilà à quels procèdes b du nos musées d'art doivent leur existence. Prenez, comme exemple, le musée de Toledo (Ohio). Cette ville n'est pas tri 5
grande, mais ses citoyens possèdenl énormément d'énergie Il v a douze ans qu'une centaine de personnes su décidèrent à donner chacun dix dollars par an pour commencer un musée. Ils louèrent une maison particulière au milieu
de la ville; là, avec peu de chose mais beaucoup d'enthousiasme, ils commencèrent leur musée! 'fous les jours il y avait des conférences pour expliquer les œuvres d'art aux enfants des écoles, parce qu'on comprenait qu'il faut gagner l'intérêt de la jeunesse pour assurer l'avenir du musée. Dans les grandes fabriques, à midi, l'heure du repos, on y fusait également des conférences populaires sur l'art pour les ouvriers. Les employés de tous les magasins étaient invites à venir le soir au musée, OÙ ils pouvaient avoir des réceptions musicales ou faire des conférences eux-mêmes. Bientôt, les artistes de Toledo s'empressèrent à venir donnei gratis des leçons aux jeunes gens. Ensuite, il y eut des concerts magnifiques, aussi gratis. .Mais, chose plus significative, les entants de toutes les écoles organisèrent là des expositions, avec un succès éclatant, de leurtravail manuel. Peu à peu, ce musée ust devenu' la maison centrale de la ville, à laquelle les riches et les pauvres, les vieux comme les jeunes se sont passionnément intéressés, parce que c'était leur musée. De temps à autre, on a b.ïti de nouvelles salles. Malgré cela, il n'y a pas eu assez de place. Finalement, le président de l'association, M. I.ibbcy, a offert de contribuer pour duu.x cent cinquante mille francs à l'effet de taire construire un édifice digne du l'art, à la condition que les citoyens voudraient v contribuer pour la même somme. Le comité a lait appel a tous. Les entants v contribuèrent avec dus sous, on lit la quutu dans les églises, lus magasins, lus fabriques, partout. Ft voila ! Quinze jours ne s'étaient pas écoulés qu'on avait reçu lus autres deux cent cinquante mille francs ! M. Libbey, commerçant très riche, touché de la générosité des ouvriers, des putits employés, doubla son cadeau et donna cinq cent mille francs, ainsi qu'un beau terrain sur lequel fut érigé le magnifique édifice The Toledo Art Muséum, 'l'ont ça en moins de dix ans!
Mais ce ne sont pas seulement les musées qui augmentent chu/ nous. Partout s'accroissent les manifestations artistiques et lus sociétés d'art se multiplient. A New-York The Municipal \rl Society a tout récemment entrepris lus décorations d'une nouvelle école publique; à Washington The limite Making Club a meublé un appartement pour The Associated Charities — un endroit où les pauvres viennent recevoir, non seulement dus aumônes, mais aussi des conseils ut tout eu dont ils peuvent avoir besoin, l.a, pendant que les mères de famille attendent leur tour, elles peuvent étudier eut ameublement bien choisi, de très bon goût ut a la portée dus bourses lus plus modestes. Il y a toujours quelqu'un pour répondre a leurs questions et donner lotis lus renseignements nécessaires sur les prix, etc. Beaucoup de ces pauvres femmes en oui profité pourarranger leurs appartements d'après eus modèles.
Chaque petite ville, aux États-1 n is, possède son Women's Club. Il V a dus milliers de ces clubs avec des millions de
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