LE SALON D'AUTOMNE
J'ai visité le Salon d'Automne bien pénétre du principe de la liberté de l'art dont M. Marcel Sembat se fait si éloquemment l'apôtre dans la préface du catalogue. Mais on a tôt fait de ci mstater
que si la libelle v prend toutes ses aises. l'art ne s'y rencontre pas toujours, fiertés, le mot de \\ Clemenceau, cité dans cette préface, est profond : « La liberté, c'est le droit de chacun de se discipliner soi-même». Mais si un artiste ne sait pas. ne peut pas se discipliner soi-même, que de\ lent cette liberté ?
Quoiqu'on ait dit contre l'institution du Salon d'Automne, nous ne ferons pas chorus avec ses détracteurs. Le Salon d'Automne est utile, nécessaire, indispensable. (Test le seul Salon OÙ l'on peut exposer des rébus de couleurs, des chai bariolées et un tas de choses hideuses et grotesques dont l'incompréhension nu la la.: porte
instinctivement vers la lumière et la beauté. Cette éducation, par comparaison, n'est pas sans importance. Et puis, à côté de ces t. nies décevantes, il est des toiles d'artistes qui cherchent, qui s'aventurent, grâce aux libertés que l'on peut prendre élans ce Salon d'avant-garde. Cela aussi est à considérer, car il est des chances que de ces artistes et de la sincérité de leurs recherches naisse. > tard, la lumière.
« La lumière s'est laite •-. répète-t-on de toutes parts. •■ Grâce au Salon d [utomne, la peintui demain a trou\é sa voie: la décoration ! elle est déjà décorative.' « Vraiment? Mais toute belle œuvre d'art n'est-elle pas essentiellement décorative ? C'est là une vérité qui n'a rien de nouveau. I le tOUS temps, peintures et sculptures n'ont-elles pas été exécutées pour décorer des temples, des
palais, des églises, des jardins? L'œuvre, toutefois, n'était pas laite en vue de la seule décoration. La
beauté décorative ressortait d'un ensemble de beautés intrinsèques particulières à l'œuvre, étrangères à la décoration : cette beauté n'était, par conséquent, que la résultante d'une harmonie esthétique rendue complète, en peint l'accord parfait du sujet avec le dessin et la couleur, en sculpture, par celui, parfait également, de la conception avec les lignes et le m
( )r. les tendances co rchent à
renverser les choses. ( In ne demande plus que la beauté décorative naisse de la beauté intrinsèque d'une œuvre, on demande à cette œuvre d'être avant loul décorative. I. 'erreur est grande, très grande il nous semble La suivre, c'est limiter le champ de l'art.
Il ne tant pas, toutefois, de malentendu à cet égard. Loin de répudier la peinture décorative, nous l'acceptons volontiers, bile représente une des formes multiples de l'art et son genre marche de pair avec les autres genres de peinture. Il est au Salon d'Automne tels panneaux décoratifs, peints spécialement en v ne de la J' mt dé-
pures merveilles. .Mais de là à ériger en principe que toute peinture doit être décorative, à vouloir imposer la technique décorative à tous les autres genres, c'est faire, à notre avis, fausse route, l'n beau portrait sera, forcément, décoratif : une belle figure décorative ne sera jamais un beau portrait. Or, adopter une formule pareille, n'est-ce proclamer que la peinture n'est faite que pour les veux!' Dans ce cas que deviennent la pensée, la e, l'idéal ? Juxtaposer îles couleurs est-ce le but de la peinture? Regardez toutes ces • soi-disant décoratives. Partout des poses convennelles, des gestes apprêtes, des corps sans mouvement. On supplée à l'émotion, qui n'est guère décorative, avec de la couleur. On compose avec de la couleur. I In dessine avec de la couleur. I ouleur sullil à tout, puisqu'elle se sullil à ellemême, puisqu'elle sullil. pense-t-on. pour créer des chefs-d'œuvre.
\on. ('.eut fois non! la couleur lait partie du métier; elle est un moyen d'expression matériel. Or, le métier n'a jamais donné dcsailes. Il apprend à les diriger. Si donc mi peintre a créé un chefd'œu\ re c'est qu'il a ajouté à sa couleur une pc i de l'émotion, et. surtout, celle vie qui lait que toute belle peinture est forcément une œuvre décorative.
Avant à entretenir nos lecteurs, a cette | la peinture et vie la sculpl « d'Automne.
nous nous abstiendrons de leur parler de certaines une palette ensorcelante, surtout dans la peinture
manifestations qui n'ont absolument rien à voir des (leurs. — Remarquables les envois de M. Henri
avec l'art. Lebasque. C'est le triomphe du luminisme que ces
Passons. ravissantes jeunes filles éclairées par le soleil dans
Je ne crois pas que M. Maurice Denis nous ait des jardins fleuris. Le jour où l'artiste voudra
encore présenté une œuvre d'un sentiment aussi consacrer quelques heures de plus à l'exécution
exquis que son Annonciation. C'est là une peinture de ses toiles et pensera un peu moins, en les
remarquable et l'une des plus remarquables de ce peignant, à les taire décoratives, il nous donnera
Salon. Mais pourquoi faut-il que cette toile — mieux que des œuvres intéressantes. — Je n'aime
ainsi, d'ailleurs, que les autres toiles du peintre — guère la Sal/e à Manger de Campagne de M. Bon-
nous laisse cette impression de nous trouver en nard : le mépris du dessin et du contour en lait
présence d'une œuvre inachevée ? une composition assez embrouillée bien que d'un
J'ai dit. dans L'Art cl les Artistes, toute mon riche coloris. Mais ce n'est pas encore l'œuvre
admiration pour l'œuvre de M. Georges Desval- prédite et attendue. Oh non! - M. Ferdinand
lières, exposée, il y a quelques mois, à la Galerie Olivier nous présente trois nouveaux aspects de
E. Druet. Or. l'artiste, aujourd'hui, nous apporte son village natal Les Martigues : le sentiment un
quelque désillusion. Pourquoi ce Christ tout petit peu triste qui les inspire, les tonalités un peu
devant le larron presque colossal de son Kyrie sourdes de leur exécution ne nous semblent pas
Eleison. Pourquoi la première place à un autre tout à tait en accord avec le ciel joyeux de la
qu'au Crucifié dans le drame du Golgotha ? Pour- Provence. — Malgré la vigueur sèche du dessin et
quoi changer une ordonnance consacrée par la la froide pureté de la forme, Homme et Femme de
tradition et uxèe par l'art ? Pourquoi ces roses vils M. Félix Vallotton ne parvient pas à nous séduire :
et ces blancs incertains tranchant sur un ciel noir c'est que la tradition nous a, en vérité, transmis
de jais? Pourquoi priver absolument d'air et de d'Adam et d'Eve au Paradis terrestre une idée
lumière cette scène ? Peindre ainsi, n'est-ce pas très différente. — - D'inspiration élevée les deux
aller à l'encontre des lois de la Nature? Aussi les fresques mystiques La Crucifixion aux Masques
yeux préfèrent-ils s'arrêter sur une autre toile, et La Mise au Tombeau de M. Marcel Lenoir :
La Visitation, où le même peintre a su grouper elles marquent un pas de plus dans l'évolution du
au tond une apparition d'anges du plus ravissant tenace artiste; mais vraiment il simplifie trop, il
effet. simplifie d'une façon décevante. Attendons. — La
Les qualités habituelles de force et de simplicité personnalité de M. Henri Manguin s'affirme de
se retrouvent dans la grande toile Fantaisie sur le plus en plus : une de ses Baigneuses, surtout,
Prélude de Nijinski de M. Jules Flandrin. — Les pleine de vie, se distingue par une technique
Syracusaines et Les Jeux de M. Pierre Dusouchet curieuse. On regrette toutefois que le décor qui
sont de belle composition et d'harmonieux coloris. l'entoure — plantes et rochers — soit aussi peu
On pourrait, peut-être, reprocher au panneau déco- vivant qu'un décorde théâtre. — M. Pierre < iirieud
ratii d'être trop chargé de personnages et de continue à changer ses anciens défauts de «fauve»
s'encadrer dans une bordure un peu maigre; mais en de solides qualités : sa Toilette de Vénus
ces légers défauts n'enlèvent rien à la beauté des témoigne de son souci de belle ordonnance et de
figures solidement et sobrement construites et beau style. L'évolution de cet artiste est des plus
n'infirment pas le puissant effet de l'ensemble. — intéressantes.
En sa qualité d'organisateur, très habile, d'ailleurs. Le Portrait de M. René Sevssaud par lui-même
de l'Exposition, M. Charles Guérin s'est effacé ; est un des meilleurs envois faits au Salon, force
son Nu, toutefois, charme les regards et sa Nature et sobriété caractérisent cette œuvre qui place
Morte n'est pas sans magnificence. — Devant les son auteur parmi les bons peintres de figures.
Paysages de M. Le Petit on admire, comme à Excellents aussi le Portrait de femme de M. Paul
l'ordinaire, la sincérité de sa vision et l'exacte Baignières, celui de l'Homme à la cravate rouge
notation de ses valeurs. — La Paresse de M. Othon de .M.Tristan klingsor. si vigoureux, si vivant.
Friesz nous fait constater, non sans regret, l'in- le Portrait de M™ B... de M. Jacques Blot et
fluence néfaste du goût du jour sur un artiste celui d'Aïda Boni de M. Premio-Real. — L'Etude
ayant donné des preuves d'un beau talent. d'homme de M. Georges Lorin qui représente.
Malgré son dessin flou et ses plans indécis, m'assure-t-on, le cuisinier du tzar, se recommande
.M. Pierre Laprade captive le regard : il possède tout particulièrement par un bel accent de vie.
.1 Mi »IS ARTIS1 H il I
lu maintenant, regardez les éclatantes rieurs qu'offre à nos yeux .M1" Georgette Agutte avec Bouquet de Genêts et Bouquet d'Ancolies: regarde / les bellesF/e«rs Rougesdc M.Aimiard < (hertuffer; les géraniums qui de leurs corymbes vélo brique, rouges et blancs i ment La Fenêtre ensoleillée de M"c Magdeleine Dayol : les mystérieux Œillets Roses de M " Lisbeth-Delvolvc- Carrière, et vous constaterez une fois de plus qu'on n'a qu'à taire de la belle peinture pour faire de la peinture décorative.
Que d'oeuvres encore à signaler : La Côte Bretonne de M. Maxime Maufra, une des unies maîtresses de l'Exposition ; le pastel Mascarades, de sentiment exquis et de couleur prestigieuse, de M. Jules Chéret ; les remarquables envois de M. André Chapuy, toujours ému devant la nature et humoriste devant l'humanité; les jolies intimités féminines de M. Paul Renaudot; le \ ieux Daré et le Père Carton de M. Louis Chariot qui commence trop tût à se repeter, il nous semble ; le Hochettrès bien composé de M. Georges Lepape; les robustes et saines Marines de M. Lemordant; les Paysages pleins de rêve et de mystèn M . de l.a Villéon ; les deux puissantes Notre-Dame de M. André Wilder; les Pommiers Fleuris, tout remplis de rayons de .M. Eugène Chigot ; un charmant portrait de jeune tille en plein air. L'Été, de M. Félix Borchardt; les Barques Vénitiennes de M. J.-Raymond Kcenig; Niniche et Les Petits Modèles, enlevés de verve de M. Georges d'Espagnat : le très beau Triptyque de .M. Jean Pegot- Ogier ; les aquarelles originales de M Jeanne Barde) : les claires Marines de M- Charles Camoin, et le grand panneau Les Jeux cl les Sun/nuls, d'une si belle harmonie, de M. lande ( iaudissart.
Je tiens en terminant avec les peintres français à mentionner, d'une façon toute particulière. M 11. de .Ion- et M. Pierre Rougeot. Les quatre envois de .M' P.. de Jong ; Femme Je Plomarch. Dans le Jardin, l.a Danseuse et Port Je Douarnene;. sont une véritable révélation. Peur auteur est. assurément, un des meilleurs exposants de ce Salon. Superbes aussi les trois /'anneaux de M. Pierre Rougeot, où composition, dessin, couleurs se tondent en un tout très harmonieux. \ de la belle peinture décorative exécutée S| lement en vue de la décoration, Quel dommage qu'un de ces panneaux so;t encadre par des horreurs telle- qu'elles ne peuvent même pas lui ■de repoussoir.
Avez-vous remarqué l'erreur commise par un homme de talent peintre, musicien, poète. toutes Ils lois qu'il cherche à ériger en principes des idées personnelles ? Esclave de sa théorie, il n'entend plus régler son œuvre que sur elle. Soit amour-propre, soit conviction, il s'enferre dans sa doctrine avec une ténacité d'autant plus grande que l'art ne lui p,u ait plus possible qu'à travers la forme qu'il a édictée en loi. Pour un artiste, il n'existe pas de pire carcan.
C'est le cas de M. Ferdinand Hodler et de son parallélisme. Une notice sur son œuvre nous apprend l'impression profonde ressentie par le peintre à la vue d'une forêt de sapins, d'une avenue fleurie de lauriers de même couleur, d'un chemin bordé rien que de lilas. d'une plaine parsemée de blocs de rochers, des innombrables sommets de montagnes couronnant la région des Aires.
Un même objet, plusieurs lois répète, produit sur lui un charme lasematcur. une attraction magnétique. Jusqu'ici rien que de très simple, la vi T I lodler étant parfai-
tement conforme à la Nature. Toutes ces un.
. il les a fixées dans cinq toiles. Le Jardin, Dr unie du Soir. L'Eté. Les Rochers, La Montagne qui, d'après les photographies que j'ai sous les veux, paraissent cinq chefs-d'œuvre. .Mais là où les choses commencent à se gâter, c'est lorsque l'artiste prétend appliquer à des êtres vivants ce parallélisme observé sur des choses inertes. Tant qu'il s'était tenu à un nombre restreint de personnages, comme dans YElu et dans Promenade. on ne pouvait pas se rendre un compte exact de la fausseté de sa doctrine. Aujourd'hui, les choses se gâtent complètement. Exagérant sa
ère. le peintre a pensé prêter une même inté, une seule âme à plus de cinquante personnages différents, et pour cxtérii idée il n'a trouvé rien de mieux que de faire lever en l'air parallèlement cinquante mains à la lois à cinquante fantoches, plus ou moins habillés d'identique façon. Je dis cinquante. Il y en a davantage. Tous ont le même ueste. la même pose, un costume à peu près semblable, et cela
elle l'nanimité. Eh bien, non! Cet art n'est pas vraisemblable. I n'est même pas conven-
iel : il est taux, archi-taux, absolument ' Observez donc les foules mues par un même sentiment : pas un geste pareil. I.e geste trahit l'âme et chacun des êtres composant une foule a
onté. Aile/
donc jusqu'à l'Odéon demander à Antoine si, pô.ur et bien en chair, de M. Libero Andreotti, qui
la prestation d'un serment, il permettra jamais à expose également une Statuette de Femme. où s'allie
ses figurants de lever, tous, la main avec un un modernisme du meilleur aloi aux pures tradi-
ensemble aussi partait! lu puis, quelle couleur lions de l'art ; La Vie et la Mort (bronze), d'une
dure, quelle touche brutale! Sous l'une et l'autre, grande élévation de pensée, de M. E.Wittig; les
le dessin même disparait. Je souhaite sincèrement envois de M. Kafka qui. stylisant son art, se dégage
pour le renom de l'artiste que ses autres œuvres de plus en plus des formules inquiétantes d'antan ;
ne soient peintes ni avec cette dureté ni avec cette les deux superbes Lévriers, de M. llunt Diederich
brutalité. Les beaux portraits que je vois de lui d'une stylisation si vivante; une Panthère bronze),
de La Femme en Lieu et de M. Mathias de .M. Fritz Behn ; Mineur et Faneuse (statuettes
Morhardt ne dissipent pas mes doutes et j'ai bronze à cire perdue), de .M. I lenry Bouchard, et
besoin de relire la forte page que M. Daniel les sculptures de MM. Dejean, Bugatti, .Marque
Baud-Bovy lui consacrait, dernièrement, dans et Miestchaninoff.
L'Art et les Artistes, pour me dire qu'Unani- \\ me reste fort peu de p]ace pour parier dcs
mité lait, sans doute, exception dans son œuvre rétrospectives organisées à ce Salon. Je ne puis,
et que c'est là l'unique grande erreur d'un grand toutefois, taire mon admiration pour l'œuvre de
peintre. François Bonhomme (1809-1882), mort pauvre,
Lt je pense, en quittant cette salle, à un chef- méprisé par ses contemporains et presque complè-
d'œuvre du xvne siècle qui tire sa gloire, son titre tement ignoré encore de nos jours. Ce fut là
même, d'un parallélisme autrement compris et pourtant le premier peintre des hauts fourneaux
qui s'appelle Les Lances. et ses Ouvriers métallurgistes, ses Mineurs
Les artistes étrangers sont nombreux à ce Salon remontant au jour, ses Vues du Creusot, ses
d'Automne. Je ne puis les nommer tous. Je citerai Fonderies, ses Intérieurs de Forges sont des
notamment L'Amazone, de .W.John Laverv. d'une pages maîtresses qui impressionnent autant par
sifrancheallurectd'unesibelleexécution;Caw?wes la sincérité du détail que par le mouvement de
y Mendigos, de M. Zubiaurre ; Las Primas, de l'ensemble.
de .M. Viscai ; Rue des Chrétiens (Tanger), de Toutes mes sincères félicitations à M . Schnerb
M"c Grâce Ravlin ; le très curieux Ballet en qui eut la pieuse pensée d'organiser cette inté-
Répélilion, de M. Richard Ranft ; La Lolita. ressante exposition.
de M. Morerod, fraîche et jolie à souhait; Tsiganes. [a rétrospective de Rodo Niederhausen est
d'une douce mélancolie, de M. Lajos de Runllv; également d'un haut intérêt. Elle nous présente
Automne en Mer et Mer et X nages, deux très erl soixante-douze numéros l'œuvre complet du
beaux panneaux de M. K. Diriks ; le Parc Mont- sculpteur suisse, mort, il y a quelques mois, à
souris et La! champêtre a Saint-Mandé, pleins de Munich, à peine âgé de cinquante ans. On constate
vie. de .M. Bloos : le Boulevard de Clichy, avec dans toutes ses sculptures la recherche de la vie.
un saisissant effet de neige, de M. G. Barwolf; Si l'ordonnance de ses ensembles ne donne pas
Nu et La Femme a l'Hermine, d'une ferme toujours pleine satisfaction, il faut s'en prendre à
facture, de M. Alcorta : ['Yvette Guilbert, une éducation artistique incomplète. Rodo lut
de M. Kamir-Kauffmann ; les Paysages, de avant tout [e g^ de ses œuvres. Né sculpteur.
M. Oberteuffer; Propos galants et la Vendeuse \\ demanda à la Nature les secrets de son Art.
d'Eventails (Espagne), de M. Cardona : La Aussi la vie anime-t-elle toutes les figures,
Sardana (danse populaire espagnole) et Le Tango circule- 1- elle dans tous les corps, modelés par
Espagne), de M. R. Pichot, et les envois intéres- ['artiste avec une incomparable maîtrise. Tels de
sants à des titres divers de MM. Fornerod, Maks, scs bustes sont des œUvres du tout premier ordre.
Tarkhoff, Gropeano, Cucuel, Zak, Nordfeldt, ainsi ceux de Verlaine, de Carpeaux, de Hodler.
Altmann, Francillon, Bloomlield. et de M'»- Alice Quant a son Jérémie, voici ce qu'en pense notre
Dannemberg, Maud Squire, Charlotte Schaller et grand Maître Auguste Rodin : « Je suis heureux.
I lelene Stem. écrit-il, de dire combien Rodo était un véritable
Quant à la sculpture, il faut citer la grande Sculpteur, et la lin de son étude, amoureuse d'art. Danseuse en terre cuite de .M. Halou, d'un très a été ce chef-d'œuvre de Jérémie. Ceci est totalebeau mouvement : le Groupe en Marbre rose ment beau et restera un bel exemple pour nous (femme portant un entant sur le dos), très nature tous.»
I Vil ILS \IM iSIIol I