HUMORISTES
Galerie Devambez, q3, boulevard Malesherbes. — Du 3 au 23 lévrier : Exposition de la Société Moderne. — Du
26 février au 12 mars : Exposition Pierre Bertrand.— Du 14 au 29 mars : Exposition André Devambez. — Du 16 au 3o avril : Exposition de la Société l'« Acanthe». — Du 2 au 16 mai : Exposition Paul Franz Nami r.
Galerie Bernheim Jeune et C", i5, rue Richepanse. — Du 16 au 28 février : 5"" Exposition du Groupe Libre. — Du !" au 7 mars : Exposition Juliette J. Roche ; Exposition Janine Aghion ; Exposition Madeleine Bunoust. — Du 9 au 14 mars : Exposition Georgette Agutte.
Galerie Marcel Bernheim, 2 bis, rue Caumartin. — Du 16 au 28 février : Exposition de M. et M"' Tony-
I II l'MANT.
Galerie E. Druet, 20, rue Royale. — Du 9 au 21 février : Exposition du 2' Groupe, composé de MM. Paul Baignières, George Desvallières, Maxime Delthomas, Georges Dufrenoy, Jules Flandrin, Charles Guérin, Albert Marque, M"' Marval, MM. Georges Rouault et René Piot. — Du 23 février au 7 mars : Exposition Charles Camoin. — Du 9 au 21 mars : Exposition Francis Jourdain. — Du 23 mars au 4 avril : Exposition Pierre Laprade.
Galerie C. Brunner, ii, rue Royale. — En février: Exposition de la Miniature et des Arts précieux.
Galerie J. Allard, «Les Maîtres modernes», 20, rue des Capucines. — En mars : Exposition Ch. Cottet ; Exposition Georges Berges. — En avril : Exposition Lucien Jonas.
Galerie J. Chaise et SlMONSON, 19, rue Caumartin. — Du 8 au 28 février : Exposition de la Société Internationale de la Peinture a l'Eau. — Du 2 au i3 mars : Exposition de la Société « La Phalange » (peinturei. — Du 16 au 28 mars : Exposition du Groupe : Barillot, E. Petitjean, Victor Gilbert.
Galerie P. Le Chevalier, 17, boulevard de la Madeleine. — En février: 2' Exposition de I' « Aquarelle Moderne ».
Galerie Moleux, 68, boulevard de la Madeleine. — Du i5 au 28 février : Les Artistes du Nord.
Galerie J. Grandhomme, 40, rue des Saints-Pères. — Du 12 février au 10 mars : 2' groupe de Graveurs sur Bois (P. -E. Colin, P. Guzman, Latour, Lespinasse, A.Wetter, Zuricher).
Galerie Guérault, 3, rue Roquépine. — Du 5 au 21 mars : Première Exposition de la Bretagne Artistique.
Cercle Artistique et Littéraire, 7, rue Volnev. — Du 24 février au 10 mars : Exposition d'AQUARELLES Dessins et Gravures.
Quai d'Orsay. — Du 1" mars au 3i mai : 29' Exposition de la Société des Artistes indépendants.
DÉPARTEMENTS
Reims. — Galerie Mars Antony. — En mars : 2"" Salon, annuel des Beaux-Arts. — En avril : Exposition André Wiuder; Exposition Bloomfield; Exposition Bonfils.
Lyon. — En février : Salon anm ei .
Hières. — Du i5 janvier au i5 mars : 3"' Exposition des Beaux-Arts.
Le IUvpe. — Du 10 juin au s juillet : Exposition de Peinture et d'Aquarelles de la Société des Amis des Arts du Havre, dans les salles de l'Hôtel de la Société, rue de Mexico.
ÉTRANGER
Londres. — Fin octobre 1913 à fin mars 1914 : Exposition des Anciens Maîtres Espagnols à The Grafton Galleries.
Gènes. — En mars : Exposition coloniale.
Venise. — Du i5 avril au 3i octobre: 1 1"' Exposition Intrnati onale des Beaux-Arts.
BIBLIOGRAPHIE
LIVRES D'ART
Le livre de la Jungle, p n l'i m ird Kipi ing. Nlusti
de M. I' i i i . . sms, traduction de MM, Louis Fabulei ci Roberi d'HuMiÈRES. (Librairie Ch. Delagrave, i5, rue Souffloi
Les lecteurs de L'Art et les Artistes ont déjà pu apprécier le talent d'écrivain de M Rogei Reboussin, dans ses belles études sur les peintures de Barye et sur Eugène Délai animaliei . On o mnail aussi la puissance de péi son .ui comme peintre des animaux - mais on l'ignorail ii illustrateur. En ce genre il se révêle avec un rare bonheur, dans la vi\ inte interprétation, à la plume et au lavis, du chef-d'œuvre de Kipling.
r Reboussin a nus dans son travail un reflet de sa spontanéité d'impression que m, us voyons dans ses œuvres peintes. Il n'avait point la ressource Je la couleur à sa libre disposition, le format du livre était celui d'une édition populaire, il lui fallait se résoudre .1 ne point penser à élaborer les in 1 ique ligne se pi ési
di ■■ astes surfaces. ' ei tes 1 1 >mme il nous l'a dit lui-même : « Le livre n'est pas illustrable <* et le parti qu'il prit lut celui que lui dicta le plus grand lin anglais. De grandes planches lui eussenl paru aussi prétentieuses qu'insuffisantes, il se contenta de noter, en Usant le texte, les esquisses, les gestes capables de nous Suggérer un tableau possible, une œuvre qui ne nous fixe pas un programme et i/m pas plus que la pruse ne contraignit notre imagination.
M e n> li le but et le problème devant lesquels ce peintre
capable de grandioses compositions
et de notations insoupçonnées des gestes et de la vie de la
«Jungle >; il nous conduit i imaginer parallèlement .1 la
lecture le mouvement des lormes que niche,
il jaillir sous les pages une (aune que no
: 1 1 ive< laquelle il vit en pensée . oiseaux, repl ili 1 même
passion et la même conscience.
Il (allait, en eflet, que le peintre de l'œuvre de Kipling ne d'une spéciale mobilité et d'un pouvoir d'adaptation a la vie étrange et mystérieuse de ses ma
1 .'est que voilà, Roger Reboussin n'a qu'un modèle: la vie. Il ignore l'uniformité; il vit comme Protée. Il l'ait vec son œuvre au moment de l'élaborer. Il enveloppe ses animaux dans l'ambiance mimétique d'un paysngi autant d'amour mystique et panthéiste de la nature qu'il fixe devant m ius 1 évélant
ce qu'il 1 | l'entrainement de la 1
Edmond 'le Pury, pie et critique, pai
im HiiitH: illustrations par Ihi >. Boissonnas.
Un livre d'une sincérité presque mais
d'inébranlable conviction et qui, « sans amil n'eut même pas été entn . issi un livre
ambitieux : il établit la nette décadence d'un artiste qui était parti po -h1 dérouter par la
recherche du succès facile: il |uel point ce
fur et à mesure que le peintre cédait au joli anecdotique et sentimental; et il
affirme d'autre part, avec une assurance où le critique trouve le bénéfice de sa sincérité, que ce gentilhomme l'ut 111 ni plus qu'un amateur et que, dans son œuvre, une dizaine de véritables chefs-d'œuvre méritent de sauver son nom de l'oubli des collections particulières et des musées provinciaux, et de taire 1 I md de Pury à
une place encore enviable dans la production contempo
Né a Neuchàtel, en Suisse 1 1 s |5), d'une famille patricienne qui fournit des officiel LU! uniees de Charles VIII, I oins XII, François I", qui fut anoblie depuis la bataille d'Arqués, en 1589, et rc\ut en 1785 le titre de baron de Frédéric II de Prusse, Edmond de Pury participe à des hérédités italiennes plus directes par sa mère, descendante d'une autre vieille famille, les Murait, seigneurs de Loi émigrés en Suisse a l'époque de la Réformation. Grâce a l'entremise du bon peintre neuchàtelois Albert de Meuron, le jeune homme peut suivre sa vocation : il arrive à 1 a 18 ans et entre à l'atelier de (jleyre. A partir de cemoment, comme artiste, il cesse d'appartenir à sa ville n italé. 1 1 est .1 I l' irence en s cinq
im 1 , suivantes, avei un > ■ ■ > ;e en Algérie.
De cette époque datent ses meilleures œuvres. 1 >n en peut aisément juger par les excellents cliché phiques de M. Frédérit i' l'éditeur artiste Je
cette belle étude. C'est une série vie pêch Capri, une
«série bleue d'un effort soutenu », — gamins dans les barques et jeunes filles de beauté brutale ou de grâce exquise, qui ne manquent ni d'un caractère imprévu, ni
d'un certain style, — poui Î80 au chef-d'œuvre
d'Edmond de Pury : le grand tableau des Pécheui
également bleu, qui obtint une seconde médaille au qui, aujourd'hui encore, par son décor simple, | uleur et de facture,
marque un triomphe du réalisme sinci Tout
l'acqui sionnisme n'v saurait rien ajouter. Il
aurait dû figurer aux grandes exposition es Je
s'en dégage la poésie d'une idylle maritime épique. Il existe du même temps un portrait de la .S. eue de l'Artiste, d'une intimité recueillie et d'une noble sobriété ; le Maître ,1' I fines (au Musée de Neuchàteli d'une Superbe et mâle assurance; puis une Femme d t d'un dessin à la Ingres, dans ses voiles transparents de mauve délicat. En 188 '• l'ury l'ait un des
meilleurs portraits que l'on ait de Richard Wagner. I il se fixe a Venise, mais c'est pour se détourner de la ville et regarder du côté de la lagune, de Rurano ses tableaux s'intitulent : Dolce farniente, la Me, les Eiifileuses ,le Perl figureront a
isition Univei quatre
œuvres doivent rester : le Pécheur ,le Passerini, une
et le Printemps, deux ligures d'un hiératisme à peine nient d'un coloris exquis :
'cation du jeune homme de la lagune, énergique et lier ; Irène, petlti
Mais Je plus en plus le peintre Jev le, il cède au I" le Berceau, la Sfarchan
de Venise, ce qui le tente.
c'est 1,1 lutte impossible avec la couleur, la lumière, le chatoiement ; les contours deviennent diffus, la touche tloconneuse ; et son biographe est amené à nous dire les véritables crocs-en-jambe que le virtuose, d'une part, et le mondain trop heureux, d'autre part, ont donnés au grand artiste, dont Pury avait certainement l'étoile. Néanmoins l'ère d'ellluves tendres de Venise se synthétise à son tour en quelques-unes de ces compositions spontanément équilibrées qui font du peintre un poète aussi : le Soir, groupe de tilles en tonda blanches, entassées silencieuses dans une barque de passeur, tandis que rame seul un petit pécheur debout ; et surtout la Cantilène, entrecroisement de lignes et de mouvements, d'un rythme constant, qui rend pour ainsi dire sensible le chœur des six batelières. La Traita, cercle de garçons à demi-nus dans l'eau pour retirer un grand filet, représente un dernier effort : préparé par de nombreuses études, dont certaines encore très réussies, le tableau manque de vigueur dans les attitudes comme dans le coloris.
Edmond de Pury laisse, en outre, une belle galerie de portraits, tous estimables, quelques-uns de premier ordre : ceux du prince Bojidar Karageorgevitch, celui du colonel de Perrot, quelques têtes suisses de patriciens et d'enfants, et tout d'abord celui de sa seconde femme, M"' Mathilde-Edm. de Pury, au moment de leur mariage (1887), qui est comme un épithalame, une symphonie de l'amour heureux.
Ces effigies exactes, d'une suffisante psychologie, peuvent, avec les grandes œuvres de choix, constituer les titres de l'artiste à une gloire sereine devant la postérité. C'est le mérite de M. William Rater d'avoir su la revendiquer pour son ami, au moment même où la Suisse, toute à Ilodler, se fait iniuste à l'égard de ceux qui n'adoptent pas aveuglément les procédés de l'esthétique nouvelle.
Le maître de Flèmalle {Nabur Martins ou le maître deFlêmalle), par M. L. Maeterlinck. (G. van Oest et C", éditeurs à Bruxelles et Paris, 1913.)
Parmi les questions les plus troublantes que nous olfre l'histoire des grands primitifs du Nord, on doit citer en première ligne le problème du Maître de Flèmalle ou de Mérode. Ce grand peintre qui se place chronologiquement immédiatement après Hubert van Eyck, fut-il Wallon ? Ou bien fut-il Flamand?"
Jusqu'ici on l'avait cru Tournaisien. On l'identifia, sans preuves suffisantes, avec Jacques Daret, le condisciple de Roger de la Pasture, puis avec leur maître commun, Robert Campin.
Une étude nouvelle, abondamment illustrée, vient de jeter une vive lueur sur ce côté ignoré de notre esthétiqueprimitive ; elle remet aussi en valeur l'ancienne école gantoise, si profondément méconnue jusqu'ici.
On savait bien, par des pièces d'archives indiscutables, qu'il avait existé de bonne heure à Gand un centre d'art brillant, où des peintres de valeur, en avance sur les frères van Eyck, peignaient dé|à à l'huile dés les premières années du quatorzième siècle. On admettait'de plusqu'Hubert peignit à Gand le fameux retable de l'Adoration de l'Agneau et qu'il y tonda au commencement du quinzième siècle une école, dont on connaissait ies derniers représentants : Hugo van der Goes et Juste de Gand.
Mais on ignorait le chaînon qui de\ait nécessairement relier ces grands peintres de l'école gantoise primitive à leur maitre incontesté, le génial auteur du retable de Gand. Cet artiste inconnu, cet élève direct d'Hubert. M. L. Maeterlinck, le conservateur de la galerie gantoise! semble l'avoir trouvé. Il le prouve en reproduisant pour la
première fois, au moyen de la photographie, une Nativité de l'ancienne Boucherie de Gand, où l'on voit à l'avant plan les portraits — grandeur naturelle — de Philippele-Bon et d'Isabelle de Portugal à genoux, et accompagnés de leur famille et révélés grâce à leurs armoiries.
Cette précieuse peinture murale à l'huile, qui présente des analogies si frappantes avec un des chefs-d'œuvre du .Maure de Flèmalle, une Nativité, qui se trouve conservée à Dijon, semble prouver à l'évidence que le peintre de la Boucherie de Gand, Nabur Martins, et le Maitre dit de Flèmalle ou de Mérode, font une seule et même personne.
Vu son importance, le tiré à part (hors commerce) que nous avons sous les yeux, sera prochainement réédité et complété feomme texte et illustrations! par la maison G. van Oest et C" à Bruxelles, dont l'éloge n'est plus à faire. On peut souscrire dés ce jour chez les Editeurs
A signaler : la publication du premier numéro du Bulletin de l'Institut français aux États-Unis qui comprend des articles de MM. Joskph Bédier, François Benoit, Raymond Kœchlin, Louis Hourticq, Marcel Poète, etc.
Les communications relatives à l'Institut peuvent être adressées à Paris à M. Jules Coulet, i 10, rue de Grenelle, ou à M. Marcel Poète, 29, rue de Sévigné.
Daumier, par Raymond Escholier. 1 vol. in-12 orné de 3h! gravures et portraits. Fr. 2.5o. |Louis Michaud, éditeur, 168, boulevard Saint-Germain.)
Il n'était guère facile, après tout ce qui a été écrit sur Daumier, d'entreprendre une étude sur le célèbre caricaturiste sans risquer de répéter ce qui avait, déjà, été dit. M. Raymond Escholier est sorti triomphant de l'épreuve. Son livre, un des meilleurs sur la vie anecdotique et pittoresque du grand artiste, abonde en faits nouveaux. L'attrait de cette lecture diffusera l'œuvre du maitre autant que le format commode de cette édition vulgarisatrice.
M Divers.
Madame Necker, sa famille et ses amis, par Mark Gambier-Parry, illustré. (William Blackwood and Sons, Edinburgh and London, éditeurs.)
Essai de Critique dramatique ji" série), par Edouard Franchetti. (Eugène Figuiére et C", éditeurs, 7, rue Corneille, (6'.)
Le Chemin des Ecoliers, roman, par Lucie Paul- Margueritte. (Albin-Michel, éditeur, 22, rue Huychens.)
Bouquet d'Orties, par Louis Landron. (Figuiére et C", éditeurs, 3, rue Corneille.)
Le Cœur au Bols dormant, par Léonie Bernapoini- Sjoestedt. (Edition spéciale de «Paris-Revue», 14, rue Meslay.)
L'Entrave par Colette (Colette Willy), (suite de La Vagabonde). (Librairie des Lettres, 12, rue Séguier.)
Effendijim, par Emile Edwards. (Plon-Nourrit et C",
S, rue Garancière.i
Les Amours ennemies, par Lucien Rolmer. (Roman moderne. Edition de Pan. E. Figuiére et C'",7, rue Corneille.)
L'Eternel Ephémère, (poésies) par Eugène Cruck. (E. F'iguiére et C", 7, rue Corneille.)
La folie du comte Lucius, par Armand Dayot, avec un bois original de Lepére, d'après Guillonnet, édition de L'Art et les Artistes, 23, quai Voltaire. Prix : 3 fr. 5o.