C-\RL L.\URIX
SUISSE
T A Sécession suisse a eu à Bàle sa première exposi- ^^ tion. Elle a fait si peu de bruit qu'on n'a guère appris son existence qu'après qu'elle eût clos ses portes. Je ne puis vous en dire quelques mots que par ouï-dire.
Fondée par un groupe d'artistes, qui volontairement ou involontairement, échappent aux tendances modernes de l'art, il est arrivé que la Sécession a servi d'asile à quelques jeunes artistes très modernes de tendances et de procédés <iui n'ont pas encore affronté les foudres, pas bien terribles ])Ourtant, des juges officiels.
Parmi ces jeunes, la critique relève avec éloge les noms de MM. Frank Behrens (Paysages jurassiens), Ernesf Hodel (La Cousine) et F. Elmiger. un animalier <r avenir.
Parmi les vétérans, le vieux maître Albert .\nker est représenté par trois souriantes aquarelles très dignes de son renom.
Le grand chef de la Sécession, M. J.-C. Kaufmaun (Lucerne) continue à peindre sans se lasser, mais non sans lasser un peu les autres, les troupes de montagne en manœuvre. Cette fois, ce sont les fantassins du Gothard qui font prime. Et M. Barzaghi-Cattaneo (du Tessin) expose un portrait d'homme très correct.
En un mot, comme en cent, l'exposition de la Kunsthalle de Bâle n'a pas démontré avec une force impérieuse la nécessité, ou simplement l'utilité de notre Sécession nationale.
Dans ces mois d'hiver, où le pays entier se recouvre d'un blanc linceul de neige, la vie artistique chôme presque complètement en Suisse. On parle de ski et de bobsleigh, de patins et de lugges plus que de tableaux et de statues.
Cependant certaines villes de la Suisse allemande connaissent l'institution des « expositions de Noël » où les artistes locaux cherchent, à l'occasion des étrennes. à contrebalancer le.; méfaits de l'habituelle mévente.
Celle des peintres zurichois, au Kùnstlerhaus, a présenté cette année-ci un assez vif intérêt artistique. On a beaucoup remarqué les envois, trois portraits et deux paysages, de M. Richard .\msler qui s'affirme ici comme coloriste bien doué et original. Les paysages de MM. F. Widmann, vigoureux et solides, et de M. H. Sturzenegger. délicats et émus sans mièvrerie, ont eu leur part de succès. Et l'idylle enfantine et campagnarde de M. E. Wurtenberger (Dans la chambre à manger) a eu la rare fortune de plaire au public par la grâce du sujet, etaux artistes par la subtilité nuancée de la facture. A Lucerne, l'exposition de Noël organisée par la Société des Beaux-.\rtsa mis en vedette quelques artistes nouveaux: MM. Hodel et Elmiger déjà nommés et M. Schobinger, un élève de Hodler qui commence à s'affranchir de l'influence de son maître et à marquer de son empreinte personnelle ses rudes et caractéristiques « types suisses ».
Parmi les peintres connus et classés, il faut citer surtout le pavsagiste H. Emmenagger et M. Max Buri, le peintre vigoureux et fidèle de la vie populaire bernoise.
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Le concours bisannuel pour le prix fondé par le peintre François Diday pour encourager les jeunes artistes a été jugé pour la quatorzième fois à Genève par le jury que désigne la Société des Arts.
Le jury a éliminé douze concurrents sur vingt et un. Il n'a pas décerné de premier prix, mais il s'est montré large en fait de récompenses secondaires. Deux seconds prix ont été décernés à Mlle Marguerite Gilliard et à M. Blanchet ; trois troisièmes prix, à MM. S. Pahnke et Ed.Vallet et à Mlle E. Masson ; quatre quatrièmes prix enfin à MM. P. Perrelet, Ribeaupierre, Hermès et Hainard.
Le sujet imposé était la Veillée et peu de concurrents ont su traiter avec simplicité ce thème intime et familier. Plusieurs, au lieu de se laisser inspirer par la lampe allumée et
les doux effets de clair-obscur qu'elle peut suggérer, ont cherché des motifs rares et e.xceptionnels : veillée à l'écurie, veillée au pressoir, veillée d'agonie à l'hôpital, etc., etc. Les deux artistes qui, à mon gré, se sont le mieux laissé pénétrer par le charme intime du sujet, sont M. S. Pahnke, qui montre des intellectuels au travail sous le cercle d'or de la lampe, et M. Paul Perrelet, qui a peint un groupe élégant et discret de musiciennes au piano.
La Veillée en Savoie, de Mlle Gilliard, justement distinguée par le jury, indique un tempérament primesautier et assez hardi qui, développé par l'étude et maître d'une technique plus serrée, nous réserve peut-être de très heureuses surprises.
GasP.IKD V.ILLETTK.
Échos des Arts
- - Dcjardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'Etat aux I" • Beaux-.\rts, a été très heureusement inspiré en achetant ces jours derniers, à Rodin.une suite de ses plus beaux bustes, entre autres ceux de : Dalou. Rochefort, Gustave Geffroy. Falouière. Berthelot, E. Guillaume, Mme F... (marbre). l'Homme au nez cassé (bronze). M. le sous-secrétaire d'Etat a complété ses acquisitions dans l'atelier du maître en prenant possession au nom de l'Etat du superbe bronze de Bellone, et du tragique Ugolin dont la fonte en bronze a été commandée.
Voici déjà les beaux éléments d'une future salle Rodin au musée du Louvre.
Ajoutons que l'admirable Victor Hugo en marbre que nous reproduisons dans ce numéro, sera très prochainement placé au Luxembourg.
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C'est au printemps prochain qu'aura lieu l'inauguration du monument de Constantin Guys, grâce à l'initiative du Syndicat de la presse artistique. L'exécution de la figure a été confiée au sculpteur Godebski, qui fut l'ami du grand artiste, du « peintre de la vie moderne », ainsi que l'appela Baudelaire.
Une conférence d'art. — Le maître Albert Besnard a traité récem.nent du portrait en une conférence faite dans la série organ;-ée par la Revue politique et littéraire et la Revue scientifique ; on sait la haute intellectualité du premier peintre de ce temps, nul mieux que lui ne pouvait parler « d'un Rembrandt dramatique comme l'humanité, d'un Rubens somptueux comme la nature, d'un Vélasquez simple comme la vie, d'un Michel- Ange enfin, mystérieux et fort comme un élément. » Il faudrait tout citer de ces pages .savantes : « ... Il est incontestable que ce que l'homme aime le mieux dans la nature, c'est encore lui-même. Voilà pourquoi le portrait est l'œuvre dont l'intérêt résiste le plus au temps et aux esthétiques dévastatrices. Ajoutez à cela qu'il est presque toujours le plus intéressant morceau de peinture d'un musée. C'est que, le tableau, même génial, n'est qu'une suggestion de faits distribués et interprétés suivant une formule, tandis que le portrait est l'individu représenté pour lui-même avec la plus grande somme de réalité possible, de telle sorte que nous nous y reconnaissons toujours, et sans nous lasser jamais d'y constater la prolongation de la vie au delà de la mort... »
spécial ; publiée sous la direction de M. Adolphe Hocquet, conservateur des Archives et de la bibliothèque de Tournai, la Revue Tournnisienne traite des questions d'art, d'archéologie, d'histoire ; à signaler, dans son numéro de décembre dernier, l'article d'Adolphe Hocquet sur « A. J. Wauters et les Primitifs tournaisiens. »
Plusieurs expositions sont annoncées à l'Ecole des Beaux- Arts: d'abord une exposition du sculpteur Crauk, l'auteur du monument de l'amiral Coligny, qui est une des belles choses décoratives de notre ville ; ensuite, en mai, l'oeuvre de Carrière, apothéose officielle du grand artiste à qui la Société Nationale et le Salon d'Automne ont déjà rendu hommage; enfin, en décembre, une seconde exposition des acquisitions faites par l'Etat.
Un post-scriptum à l'article que notre collaborateur Charles Plumet consacra à l'exposition de l'Automobile, c'est le résultat du concours de décoration des stands ; le jury était composé de MM. Daumet, président, Zwiller, Nénot, Jambon, Commerre, Pascal, Moncel, Marqueste, Gervex, Moyaux, Cormon, Gueldry, Guadet, Dubufe, Chartran, G. Berger, Détaille, Georges Picard. Dans la note qui a été communiquée aux journaux, on a omis de donner les noms des artistes qui avaient imaginé, dessiné ces modèles variés d'enseignes et de portiques pour les stands ; tout comme au pavillon de Marsan, les créateurs demeurent anonymes, les marchands sont cités ; il faudrait cependant que les récompenses allassent à ceux qui les ont méritées, Serrurier, Francis Jourdain, etc. Une médaille de vermeil a été décernée au stand Gallia et Regina, nous sommes heureux de pouvoir'dire qu'il était l'œuvre de M. Fougerousse dont les vues"de Paris et de Sienne avaient été si remarquées en novembre dernier, chez Georges Petit, à l'Exposition internationale des aquarellistes; nos félicitations au jeune artiste.
L'œuvre complète d'.\nders Zorn vient d'entrer au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale. M. Alfred Beurdeley, président de l'exposition Zorn, dont nous avons rendu compte, a donné 99 pièces et M. Zorn a ajouté à ce don 40 autres pièces qui complètent son œuvre.
De même que les musées d'art populaire que commence à nous faire connaître notre collaborateur ,\ndré Girodie, les Revues locales de province présentent un intérêt tout
Il est intéressant de noter un succès remporté par la jeune Ecole des Beaux-.\rts de Nantes : le i" prix avec
prime de 2 ooo francs, du concours d'affiches organisé par la maison Peugeot, a été remporté par le projet signé de MM. Pierre Baudrier, Siméon Foucault, Marcel Chaney, Ce gi'and concours avait réuni plus de 400 projets, 347 avaient été retenus et exposés au Figaro, depuis le le' décembre.
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Du 15 fé\Tier au 10 mars, le Cercle artistique de Nice, afin de rehausser l'éclat des fêtes Fragonard à Grasse, réunira un certain nombre d'œuvres du maître en une exposition qui sera, pour ainsi dire, le prélude de la grande exposition Fragonard-Chardin, organisée à Paris.
Notre collaborateur Camille Mauclair fera une conférence sur Frafronard. Nous ne pouvons qu'applaudir à cet hommage de la Provence à l'un de ses plus illustres artistes en attendant l'hommage national que Paris, avec de plus puissants moyens, prépare à la fois à Fragonard, à Chardin, et au génie du xtiii^ siècle.| S
Le Cercle international des Atts \-ient d'ouvrir ses portes (Paris, 97, boulevard Raspail). Les locaux sont entièrement neufs et ont été construits dans un double but :
i" Créer une Académie de peinture, sculpture et autres arts plastiques exclusivement féminine ;
2° Ou\Tir une vaste salle d'exposition éclairée d'une manière idéale.
L'enseignement est confié à des maîtres tels que Waltner pour la gravure, Dampt pour la sculpture, Ernest Laurent pour la peinture. Le sculpteur Edouard Navellier fait un cours de croquis et de modelage d'après les animaux vivants. Tous les samedis seront consacrés à des conférences sur l'histoire de l'Art et de la musique.
Les jeunes filles et les femmes du monde seront chez elles, l'atelier étant entouré de salons, de salles de lectures, et même de tea rooms.
L'ceu\Te est placée sous le haut patronage de la duchesse d'Uzès, douairière ; de S. A. R. le prince' Eugène de Suède ; Mme Huillard, présidente de l'Union des femmes peintres; MM. Albert Besnard. Armand Dayot, Roger Marx, Gustave Geffroy, Lhermitte, Tony Robert-Fleury, Auguste Rodin, RoU, Henri Marcel, Jean-Paul Laurens, Pierre Lafitte, Paul Adam, Paul Maurou, Panneinaker, Cormon,Bouisset, Frantz Jourdain.
L'inauguration aura lieu prochainement, par une exposition des oeuvres de Waltner, Dampt, Ernest Laurent, NavelUer, Huiliard, Charpentier, et des curieuses peintures à l'encaustique d'Henri Cros et Pierre Bracquemond,
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Nous signalons à nos lecteurs une des plus importan. tes études sur .\uguste Rodin, parue dernièrement dans la Nouvelle Revue. L'auteur de ce remarquable écrit, Mme Valentine de Saint-Point, présente dans une large synthèse rceu\Te et l'âme du maître, sous le titre : La double personnalité d'Auguste Rodin.
Mme \'alentine de Saint-Point observe l'œuvre de Rodin, sculpteur et dessinateur. Dans l'introduction, sur les précurseurs de Rodin, elle nous présente, avec des aperçus des plus originaux, l'influence de Rude et de Carpeaux sur notre grand maître contemporain. Elle remarque qu'on semble oublier que les devanciers ne sont pas nécessairement les maîtres ; ils ne sont souvent que l'expression embryonnaire d'une tendance destinée parfois à se généraliser, jusqu'à apparaître à travers l'œuvre d'un génie synthétique, comme une sorte d'instinct nouveau révélé dans la création d'une nouvelle forme d' expression. L'auteur signale ensuite d'une manière tout à fait personnelle ses idées sur l'esthé-
tique et sur la technique de Rodin sculpteur, sur l'esthétique et la technique de Rodin dessinateur, pour conclure enfin cette remarquable étude, qui révèle un penseur et un esthéticien des plus originaux, sur la pensée et les méthodes de pensée rodiniennes.
a Ni en sculpture m en dessin, dit Mme de Saint-Point, Rodin ne peut avoir de disciple. Il indique un chemin ensoleillé. On le suivra mais une main et un cerveau puissants seront nécessairespour ne point tomber dans le factice, ni copier seulement un procédé. Quant à la conception sensuelle de la vie, elle déborde des limites de l'art, elle semble embrasser les tendances secrètes de l'artiste et de son temps. »
Cette œu\Te critique de grand intérêt, due à la plume d'^n poète et d'un penseur, paraîtra bientôt en Ubrairie, ornée de reproductions inédites du maître.
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Dans la promotion dernière, ont été nommés : officier de la Légion d'honneur, Gustave Colin, auquel le Salon d'Automne rendait récemment un hommage mérité ; chevaliers : Adler, dont nous avons loué dans notre numéro précédent le talent âpre et sincère ; Marec, portraitiste d'André Fallières ; Jean Veber, notre Breughel ; Fix-Masseau, le délicat et précieux statuaire ; Landowski. dont on se rappelle le succès au Salon de 1906 ; Nocq. le subtil médailleur.
Notre collaborateur, M. Charles Plumet, a bien voulu se charger de la partie architecturale du monument de Flaubert par L. Bernstamm, qui doit être inauguré àRouen le printemps prochain ; nous avons donné les noms des membres du comité dont le président est M. Dujardin- Beaumetz et le secrétaire, Maurice Guillemot ; on peut souscrire au siège du Comité, 44, rue Laugier, à Paris.
Au Palais des Beaux-Arts de Monte-Carlo a eu lieu le mois dernier l'inauguration de l'Exposition de peinture et de sculpture, sous la présidence de .il. Roger, gouverneur général de la Principauté, qui a été reçu à l'entrée du hall par M. Camille Blanc, président du Conseil d'administration de la Société des bains de mer, assisté de M. Denys Puech, membre de l'Institut, représentant M. Léon Bonnat, président du Comité de direction de l'Exposition du Palais des Baux-Arts.
L'Académie royale des Beaux-Arts de Belgique vient d'élire, comme membre associé, le peintre Besnard.
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A signaler encore parmi les décorations du i" Janvier ceUe de M. Lenthéric, un véritable artiste aussi puisque c'est grâce à la subtilité savante de son goiit, que la femme est plus belle, et qu'elle a plus de freîcheur et de parfums; cet art en vaut bien un autre.
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Il est intéressant de noter les manifestations d'art qui se sont produites récemment à « The .\rt Institute of Clùcago » ; du 6 au 26 décembre, onzième exposition annuelle de la Société des artistes de l'Ouest (161 .œu\Tes) ; puis, peintures de Hermann Dudley Jlurphy, de Boston, professeur à la Harvard University ; exposition de miniatures de Miss .\nna Lynch ; du i^r au 20 janvier dessins originaux de Frederick Richardson, Ernest C. Peixotto, Orson Lowell, WiUiam D. Stevens ; peintures de \Vm. Penhallow Henderson ; aquarelles de George F. Schultzo ; peintures de Frédéric Clay Bartlett, élève de Whistler et de Blanche, membre de r.\cadémie royale de Munich ; peintures de
Birge Harrison. de Philadelphie, élève de Carolus Duran et de Cabanel.
Après des études sérieuses à Paris, les jeunes Américains forment là-bas des expositions dont il serait précieux de pouvoir publier les comptes rendus.
L'ouverture de la salle i\Ioreau-Nélaton au Louvre, aura lieu probablement le i''"' février.
La donation Etienne Iloreau-Nclaton se compose de onze tableaux d'Eugène Delacroi.x. Le plus important de ceux que possédaient son grand-père et son père La Barque de Don Juan a pris rang dès 1883. de par un" legs' de M. Adolphe Moreau, parmi les chefs-d'œuvre du Louvre.
Le Prisonnier de Chillon, signé et. chose plus rare, daté (1834), acheté par le Duc d'Orléans avant l'ouverture du Salon de 1835. a passé dans la vente faite en 1853. M. Moreau père achetait ensuite la réduction de V Entrée des Croisés à Jérusalem. On remarque encore dans la collection le Turc à la selle ou au harnais, les Musiciens juifs'à M ogador.V Odalisque, puis le Cheval attaqué par une Lionne ( i S64).
La collection Moreau-Nélaton nous offre encore plusieurs œuvres de Corot, le Château Saintange et le Pont de Marni exposé au Salon de 1827 ; Entrée du port du Havre, V Eglise de Marissel, puis des œuvres de Decamps ; enfin, Sortie de l'Ecole turque, d'Edouard Manet. ainsi que Hommage à Delacroix, par Fantin-Latour. et Vétheuil, par Claude Monet.
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EXPOSITIONS ANNONCÉES OU EN FORMATION