‹ L'Art et les artistes (volume 5)Chapitre 173 sur 186 · GARDE-ROBE (XVIIF SIÈCLE · texte numérisé non relu

GARDE-ROBE (XVIIF SIÈCLE

PL.'iNXHE POUR IMPRESSION' DE TISSUS ET FICHU .^RLÉSIEX

(1738-1811), qui fut le Martin Drolling de la Provence de Louis XVL Le Museon Arlaten expose une reproduction de l'Atelier de couturières que conserve, à Arles, le Musée Reattu, et il le rapproche, pour la comparaison, d'im Intérieur artésien de 1830, d'après Bouchot.

On peut aller plus loin, grâce à une suite de dessins de Bonaventure Laurent, de Carpentras et de Jules Salles, de Nîmes (vers 1850). Des photographies d'Arlésiennes d'aujourd'hui, des estampes en couleurs du dessinateur Léopold Lelée, un portrait de Théo Mayan, etc., terminent cet exposé de l'évolution du costume provençal. L'Arlésienne d'Antoine Raspal, encadrant son visage d'une coiffe, vêtue du casaquin à longues basques flottantes • — le droulet dont les vitrines du Museon Arlaten conservent une belle collection — était aussi chatoyante que l'Arlésienne moderne est de tonalité discrète, depuis les modes de la Restauration qui firent naître la cravate ou le ruban, le fichu de mousseline blanche, la robe à taille et ses accessoires, éteignant les feux du décor pour ne laisser triompher que la noblesse du type arlésien. A côté des planches gravées qui servirent jadis à l'impression des tissus provençaux, le Museon Arlaten montre les moulages de bijoux, œu\Tes des Paulmyer, des Prual, des Portier, des Daumas, des Fauchier et des Duc qui, à Arles, insculptèrent leurs poinçons dans une table de plomb conservée au musée. C'est la série des croix : maltaises d'Arles ou de Saint-Rémy en émail avec des fleurs de lys

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