LATHEXA DU MUSEE DES ANTIQUES DE TURIN
nomme la Pallas Lenormant, parce que ce savant l'a étudiée le premier, reproduit l'attitude du colosse du Parthénon. Une autre statuette découverte en 1881, sur la place Variakein, à Athènes, et conservée au même musée, reproduit également la Parthénos, et avec plus de précision dans les détails.
Ce sont là deux reproductions faites par de
médiocres praticiens, à l'intention des dévots de l'époque romaine.
L'ne gemme du musée de \'ienne offre une belle imitation de la tête grave et pensive créée par Phidias.
La llinerve au collier et la Pallas de Velletri, toutes deu.x au Louvre, le torse Médicis, à notre école des Beaux-Arts, la Minerve Farnèse, dont le
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PALLAS ATHÉNA M u ^.c an^^ohgique.
casque est orné de griffons et de sphinx, au musée de Naples, sont des œuvres inspirées de la statue chryséléphantine de Phidias. Une statuette de bronze, trouvée en Toscane, de petites dimensions et grande de hgnes, encore archaïque avec son casque à trois aigrettes et les formes un peu grêles et sèches du buste, se rapporte aussi à ce type, qu'elle interprète très librement.
On voyait sur l'acropole d'Athènes une troi sième Athéna de Phidias, qu'on nommait la Lemnienne, parce qu'elle était un don des Lemniens et que Pausanias considère comme le plus admirable des ou\Tages du maître. C'était une Athéna sans armes.
Dès lors les divers aspects de la déesse étaient à jamais fixés par la main du plus grand des
sculpteurs. Les élèves de Phidias et tous les artistes grecs, leurs contemporains, traitèrent, avec d'innombrables variantes, mais sans les altérer, les types de la Promachos, de la Parthénos et de l'Ergané.
Parmi les Athéna de la belle époque qui nous ont été conservées, rappelons avec admiration, avec piété, le bas-relief du musée de l'Acropole, l'Athéna au décret, qui est, en effet, la vignette
de marbre d'un texte de loi qui n'a pas été retrouvé. La déesse, jeune et mince dans sa double tunique aux plis droits, appuyée sur sa lance, la main droite sur la hanche, la tête penchée en avant, nous émeut par sa beauté pensive.
Pour traiter convenablement de Pallas Athéna, je n'ai fait que mettre bout à bout des textes anciens, me rappelant le proverbe grec qui dit qu'il ne faut pas apporter des chouettes à Athènes.
et. Giraudoii,
Anatole France.
PROFIL DE LAfHEN.A d'EGINE