‹ L'Art et les artistes (volume 5)Chapitre 80 sur 186 · DAUMIER · texte numérisé non relu

DAUMIER

LES CH.WTEURS .\MBULANTS (gouache)

sévères d'antan refusèrent à Claude Monet, et qui triomphe splendidement à la cimaise du musée ; c'est aussi le sévère et noble portiait de Madame Mottez, par ce Mottez, que d'incompétents Aristarques confondirent dédaigneusement avec les disciples abâtardis de Jean-Dominique Ingres, et qui est, je le crois fermement, très près de son maître. Il suffit d'ailleurs pour restituer à Mottez le rang qui lui est dû, de se rappeler la noble fresque du Luxembourg, qui pour maint connaisseur aura été une révélation lorsqu'elle fut montrée en igoo, à la Centennale.

plus fougueux modernistes : à M. Hébert, à M. Lefebvre, à M. Détaille, à M. Harpignies, à M. Jean- Paul Laurens, aux virtuoses de la Société nouvelle, les Cottet, les Ménard, les Jacques Blanche et les Lucien Simon, à Henri Martin, à Georges Desvallières, à Rouault, à René Piot, à Sigismond Jeanès, voici ce qu'on a dit : « Vous avez fait, au cours de votre carrière, une œuvre qui vous tient à cœur, que vous chérissez d'une particulière dilection ; vous la gardez précieusement au mur de votre atelier ; c'est celle-là que nous vous demandons ». Et les artistes l'ont donnée. C'est pourquoi il serait fort

nique de ne point aujourd'hui féliciter et remercier aussi les donateurs.

Avec des dessins purs et suaves de Prudhon et la série de dessins d'Eugène Delacroix et des petitsmaîtres de 1S30, nous remontons au début de ce siècle.

M. Alexis Rouart s'est libéralement dessaisi

de la curieuse ]'illa Italienne du Louvre, est représenté par un de ses plus heureux croquetons ; et près de lui, Achille Devena, frère aîné d'Eugène, et de qui les effigies, exécutées au crayons gras, des poètes de la pléiade romantique, ont une si précieuse valeur iconographique.

La générosité de^L Jacques Blanche nous vaut

Page 1