DANS LA NEIGE
des peintres de Venise, voici un aspect de la cité italienne auprès duquel pâliraient les Ziem les plus truculents, et qui se défendrait non sans succès auprès de Canaletto.
M. Hébert, vénérable doyen de l'école, a confié au Petit Palais une austère interprétation des Sibylles et Prof^hctes de la Sixtine, d'après Michel-Ange; il se pourrait que le dessin datât d'une quarantaine d'années ; et, dussionsnous être taxés d'irrespect, assurons que ce dessin est de la meilleure époque du peintre de la Malaria.
M. Jean-Paul Laurens et son disciple Henri Martin sont ici représentés par une douzaine de dessins : ceux de 'SI. Laurens d'une analyse fouillée et d'un accent résolu ; je note une Main féminine d'un modelé gras, où perce une sensibilité émue, que laisse rarement voir l'évocateur sombre des tueries médéviales; et le croquis de Mineur est très beau, méditatif et douloureu.x.
Les dessins de M. Henri Martin — esquisses de ses décorations toulousaines, — sont parfaitement d'accord, quant à la tech nique, avec le coloris de ce remarquable peintre