PAVILLON DU DOMAINE DE LA COURONNE
L'Art à l'Exposition Nationale Jubilaire
de Bucarest
s. M. CHARLES I'"'' ROI DE ROUMANIE
IL est partout, sauf là où l'on irait directement le chercher, soit au Pavillon des Beaux-Arts. Ce pavillon n'est pas encore aménagé à l'heure où j'écris ces lignes • peut-être sera-t-il à peine ouvert lorsqu'elles paraîtront. Mais nous connaissons assez le bilan de la jeune école roumaine, en l'absence même de tout catalogue, nous avons assez parcouru les salles peu encombrées mais où s'accrochaient difficultueusement des toiles vues à diverses époques à Bucarest, à Munich et à Paris, pour qu'il nous soit permis d'affirmer que, pour nous autres étrangers amateurs d'art, le véritable intérêt de ces grandes solennités jubilaires est ailleurs que dans cet ambitieux palais, mal disposé en vue de son objet et, à vrai dire, une erreur en tant que destiné à autre chose qu'à des fêtes, et où, l'œuvre du seul Grigoresco exceptée, rien ne saurait nous attacher longuement. Un spécialiste des choses roumaines trouverait cependant dans ce fatras hétéroclite et si péniblement rassemblé, matière à pas mal de considérations historiques dont nous indiquerons tout à l'heure quelques-unes ; mais il faut aller au plus pressé, à la grande lieauté de
TIMBRE JUBILAIRE ROUJL^I.V
Dessinde A.CLAA'EL
cette parade nationale improvisée en une dizaine de mois avec toute l'audace et la fierté de la jeunesse et à laquelle il faut tout pardonner : imprévoyances, désordres dans Torganisation et retards presque fantastiques, en faveur de quelques ensembles particulièrement réussis et de quelques idées judicieuses. Les défauts qui sautent aux yeux si. fort qu'il serait même de mauvais goiit d'insister, en incombent exclusivement aux mœurs politiques roumaines, lesquelles ne permettent à aucune entreprise nationale d'être menée à bien en dehors de questions de parti et qui par conséquent forcent à compter avec l'abstention, sinon le mauvais vouloir, d'une notable partie des classes dirigeantes. En revanche, les qualités et les réussites en doivent être attribuées avant tout au D'' Istrati, savant illustre dont les découvertes chimiques connues du monde entier nous intéressent forcément moins ici que les travau.x archéologiques où il s'est démontré le meilleur connaisseur de l'architecture du temps d'Etienne le Grand. Puis, ce qui paraîtra paradoxal, c'est à la personne même du Souverain qu'il faut rendre grâce, à ce Charles P'' de Roumanie, dont cette exposition doit fêter, ainsi que le s\"mbolise l'affiche -icône de M.
Ghika, les 40 années de règne coïncidant avec le I 800'' anniversaire de l'occupation de la Dacie par Trajan. Car aussitôt l'exposition décidée et le Roi ayant voulu que sa maison y prît part, il s'est passé ceci de piquant qu'au jour de l'ouverture seuls le Pavillon Royal, un chef-d'œuvre, et le pavillon des domaines de la Couronne auquel a présidé le légendaire M. Calindero du livre de M. Belessort, se sont trouvés achevés. Dans cette exposition qu'on lui offrait, la participation bienveillante de celui qui sait si bien que l'exactitude est la poUtesse des souverains seule marquait complète :
Charles I^r était à ces
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A. CLAVEL — ARCHITECTURE DU BOIS P.WILLOX d'une société INDUSTRIELLE