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LA TOUR — PORTR.\IT DE L.-\DY, COMTESSE DE COVENTRY

tions typiqurs, les .4 /;;(/);/>; endormis, page inattendue presque dans l'œuvre de Watteau, où le virtuose a déployé à la fois toutes ses qualités de décorateur et de peintre. Toile dorée et chaude, éblouissante et tentante auprès du Lorgneiir tant lorgné à son tour. Voici à peu près toutes les toiles de genre, le reste est composé de portraits, Xattier. Xatoire, le premier avec un portrait présumé de M™*^ Tocqué, daté de 1740, pièce capitale du maître portraitiste. Lawrence, Raynolds, Romncy, Gainsborough, les grands rôles de l'école anglaise, charme et splendeur, avec de séduisantes figures de femmes, et Perronneau dans les pastels, Perronneau, si couru depuis peu, auprès de La Tour qu'il approchera peut-être, mais n'atteindra jamais, même ici où pourtant il est admirablement représenté.

En première ligne de l'école moderne, citons: les deux Corot, le Pâtre et Etaples, le premier surtout qui est la toile ])ar excellence de la série des matins bleus qui émigrent outre-mer acquis au ])oids de l'or, même des billets, bleus aussi.

L'n des plus beaux Daumier, les Amateurs, œuvre importante et complète. L^n des Delacroix de la série d'Hercule, où le vigoureux peintre voulut glorifier la force généreuse. Sept Diaz, de la série des paysages, presque pas animés, deu.x Dupré. un Troyon, un Rousseau, on attendait Jacque, Boudin, ils n'y sont pas ; par contre Harpignies est bien représenté par quatre importantes aquarelles.

Et c'est tout. C'est assez !

Nous passerons rapidement en revue les meubles, en citant une commode de Rubestuck, d'une com-

position et d'une exécution exqui.ses, avec une ceinture de rosaces et d'entrelacs qui lui vaudra de belles enchères.

Une autre du maître-ébéniste Chevallier avec des bronzes qui me semblent de Pillement, dans le goût chinois, des consoles, des encoignures, un bureau plat de la Régence, un secrétaire de fine marquettcric, un régulateur de Le Roy, des sièges, fauteuils et canapés d'une somptuosité et d'une grâce adorables, jjarmi lesquels un canapé de la Régence recouvert de tapisseries de Beauvais ; nous ne pouvons résister au plaisir de le reproduire.

J'ai dit au début qu'une lutte s'engagera autour des tapisseries. Les trois panneaux de V Histoire de Psyché, d'après Boucher, exécutés à Beauvais ; la Noble Pastorale et l'Eté, du même peintre et de la même manufacture, les quatre pièces de l'histoire de Don Quichotte, des Gobelins, d'après Coypcl, des Gobelins aussi la Comédie itahenne, deux pages d'a])rès \\'attcau et Gillet, l'Automne de la même manufacture, d'après Boucher: voici peut-être les plus admirables spécimens de cet art si goûté de nos jours, qu'on ait vus depuis longtemps apparaître au feu des enchères.

Qu'on nous pardonne l'aridité de cette rapide énumération ; munis de leur carte d'abonnement, nos lecteurs seront admis aux Galeries Georges Petit, exposition particulière du samedi 2 décembre, ils jouiront à leur aise de ce petit, mais somptueux et bien passager musée, qu'est une collection semblable à la veille de la vente.

Thibault.

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CANAPÉ DU TEMPS DE LA RÉGENCE COUVERT EN ANCIENNE T.APISSERIE DE LA >L-\NUFACTUKE ROYALE DE BEAUVAIS

L'Art dans la Mode

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