POUR LE PORTRAIT DE LA D"" DE DEVONSHIRE
tels de grands oiseaux planant, on voit des toques de polonaises, des Danton pleins d'audace, à bords évasés, des capes provocantes, de petites capotes fausses modestes qui ratatinent leurs richesses ; mais si tout est permis, si tout se voit, la grande cape, le large chapeau mousquetaire empanaché, le Gainsborough enrubanné dominent de tout leur volume, de toute leur élégance, de toute km envergure, la foule trottinante et bariolée des cha peaux féminins.
Car les grands, nobles, majestueux chapeaux, qu'accompagnent les larges, vastes, riches voilettes, vont en voiture, les autres préfèrent aller à
pied; l'automobile pra- ... . , tique et moins coquet,
car sa vitesse échappe à la vue des critiques, conserve la casquette, la commode casquette du yacht ou de la montagne, celle des sports.
Cependant, si loin que puisse aller la fantaisie des modistes, leur besoin d'inventer pour satisfaire le goût
caméléonesque des clientes blasées, et l'appétit talonnant des frais généraux, aux magasins - palaces , si folle soit l'invention des créatrices, si inattendu puisse être le dernier chef-d'œuvre de Lentheric. de Jeanne Lanvin ou de Reboux, il est peu probable qu'il arrivera jamais à la carnavalesque incompréhension du chapeau de Smith.
Ah ! la joie des titis en voyant passer un pareil gahtrin, que nous reproduisons ici, la moquerie des fau-