‹ L'Art et les artistesChapitre 28 sur 150 · TORSE DE FEMME · texte numérisé non relu

TORSE DE FEMME

est une prière, une prière d'amour ; Hœtger a dressé une icône antique ; Bourdelle recommence sa brillante exposition de la rue Royale ; Halou n'a pas complété son torse ; de M""*^ Besnard, un buste de femme curieusement teinté ; de Fix-Masseau, des bronzes patines, des statuettes, un art nerveux et souple, d'une force contenue, d'une perfection patiente, des joyaux ; du jeune iîls de Carrière, des têtes de femmes d'une belle souplesse d'exécution, riches promesses ; de Gairaud, des statuettes drolatiques comme en fit jadis Bourbier, ce spirituel portraitiste des Coquelin, de Daubray, d'Hyacinthe, de l'André Gill à l'ébauchoir ; de Sortoni, un groupement de foule, de l'anecdote non sans grandeur; de Bugatti, les animaux fondus chez Hébrard ; puis les effigies de Verlaine, de Maxime Gorki : un délicat et impressionnant bronze d'Alexandre- Charpentier ; et enfin Derré, dont on sait le joli haut-relief, rue Poussin, à Auteuil, «le Bonheur est dans l'Amour du Foyer», et les figures accueillantes de l'hôtel Dehaynin, dont on a remarqué l'an dernier la Grotte d'Amour; il a fait avec la silhouette ingrate de Louise Michel une statue de simplicité et de

conviction, une icône pour le peuple ; de lui aussi une ornementation symbolique de maison, la Vie exprimée par les différentes étapes, et une tête de femme renversée, fleur de volupté.

Dans la section des objets d'art, beaucoup de vitrines, toutes sortes de choses, même des assiettes ; on peut noter les grès de Bigot, les céramiques de Moreau-Nélaton, la frise en mosaïque de Mouvan, le fer forgé de Morlet, les ampoules éle:triques de Fourain de Reims, l'encrier et les couverts de Paul Brindeau. la pyrogravure de Raymond Bigot, etc.

D'Albert André, des environs d'Aix; de M'"<^ Annie Avog, de curieux panneaux décoratifs en grès flammés qui marquent de plus en plus les recherches de cette artiste, de Paul-Emile Colin, des bois, en couleurs ; des meubles de Dufrène ; de M""-' Hilda Flodin, des eaux-fortes originales de Bretagne; de Henry Gsell, un soir d'été; des peignes de Hamm comme d'ordinaire; deux peintures de Léonce de Jorcières; de M"" de Krouglicoff, des canards, eau-forte originale; cinq eaux-fortes de Jean-Emile Laboureur; une collection de bijoux en matières ]n-écieuses, comme à l'habitude par

FIX-MASSEAU — réflexion

(.Mii^que hionze)

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