‹ L'Art et les artistesChapitre 29 sur 150 · A. ^L\ILLOL FEMME, STATUE PLATRE · texte numérisé non relu

A. ^L\ILLOL FEMME, STATUE PLATRE

René Lalique; des gravures de Gaston de Lateney ; des bijoux, des pendentifs, deux épingles à chapeau d'Emile Mangeant.

Deux grès spirituels de IMoreau-Vauthier ; une série de livres anglais illustrés par Lucien Pissarro : différentes gypsographies de Pierre Roche; le Musée Carnavalet par M'"t' J. Rosenberg; des eauxfortes de J.- François Smion ; des dessins de il'">-'\'an

Bever de la Ouintinie; des eaux- fortes en couleurs de Jacques Villon; des vues de Hollande par André Wilder, etc

L'indiscutable intérêt du Salon d'Automne provient surtout de la diversité des éléments qui le constituent et aussi, il faut bien le dire, de l'éclat de sa partie rétrospective, une haute expression éclectique qui nous fait espérer qu'à l'avenir les portes du

Sulbac

Dianem

GAIRAUD

Palais seront plus généreusement ouvertes à tous les artistes de talent.

Mais l'orientation de cette manifestation dont l'apparence orageuse n'a rien qui nous effraye ne saurait cependant être confiée plus longtemps au douanier Rousseau, qui s'étale avec une si naïve outrecuidance sur le panneau d'honneur.

r^es bonnes plaisanteries ne doivent pas se prolonger.

On annonce déjà pour l'an prochain une double exposition de Corot et de Courbet. C'est fort bien. Espérons qu'autour de ces deux giands peintres, aux visions si dissemblables, le comité saura giouper cette fois, avec une clairvoyante équité, tous les artistes de talent et de sincérité, fussent- ils devenus d'ex-indépendants assagis par le travail et le succès.

C'est à cette condition seule que ce Salon d'Automne peut vivre, se développer et prospérer, et, comme on l'a fort bien dit, il ne peut se borner, sous peine de décadence rapide, à être uniquement la succursale agitée, l'annexe tumultueuse de l'exhibition printanière des Serres de la V'ille de Paris.

Il n'y a place durable pour le Salon d'Automne entre la Société Nationale et celui des Indépendants, que si le comité d'artistes de talent qui préside à ses destinées est assez maître de lui, assez clairvoyant et assez juste pour ne pas sacrifier désormais les artistes de réelle valeur à de joyeux fumistes pour ne pas escompter d'avance comme un succès de bon aloi, la rumeur publique qui naîtra autour de la bouffonne singularité de certaines choses innommables, — s'il en était autrement le Salon d'Automne n'aurait plus sa raison d'être. Ce ne serait qu'une succursale, sans indépendance, du Salon des Indépendants... avec le soleil en moins.

Maurice Guillemot.

Litile Ticlie

FraLTîo

Page 1