LE CONCERT
brutal, — mctlDns : il s'amuse d'elle, de nous et de lui-même. Autant, dans les peintures des autres intimistes, elle est une ménagère attentive et inie bonne petite commère, autant chez Van der Meer, c'est une jolie créature, dès(euvrée, froide peut-être, eiiigmaticiue certainement, moqueuse sans doute, etque la galanterie préoccupe plus que le ménage. F^lle fait de la dentelle : Ah bien oui' l^lle met Son collier de perles? Qui vous dit qu'elle ne l'oie pas? Elle reçoit ou lit une lettre? Je parierais que la réponse est écrite depuis longtemp?;.... Bref, si vous voulez connaître la Joconde hollandaise, ne la cherchez ni dans les ménages de Ter Boreh et de Pieter de Hoogh. ni dans les rêves tragiques de Rem-
bi'andt; découvrez-la dans les boudoirs de Van der Meer, tirée à divers admirables mais cependant trop rares exemplaires.
Tout est encore à faire en matière d'étude de cette oeuvre, sur les bases si solides c^u'a édifiées Thoré.
Il avait identifié au moins une douzaine de tableaux, et disait, en 1800, qu'il v en avait environ deux douzaines à identifier encore. Aujourd'hui, on pense en connaître une cincjuantaine, mais il reste bien des découvertes à faire, bien des beaux commentaires à écrire. Heureux c]ui v consacrera ses eflbrts! .le ne sais s'il rencontrera la gloire, en un temps où la foule se désintéresse de la finesse et s'éblouit de la