‹ L'Art et les artistesChapitre 5 sur 150 · LAVERA · texte numérisé non relu

LAVERA

des insistances signihcatives. De \\'histler, il a le dédain des outrances chromatiques, l'amour des beaux tons sourds, l'instinct d'inscrire l'individualité aux moiteurs d'une pénombre égale et saturée de silence. Mais une discrétion un peu

froide l'éloigné également de la fougue réaliste du maitre français et du magique amour du mvstère qui hanta le maitre américain. La personnalité de John Lavery se définit par un souci foncier de vérité et de mesure.

Xi verve, ni sortilège : des choses xues, synthétisées, et rendues avec utie i m partialité que restreint seul le soin du style.

On n'aperçoit que peu à peu la grande tendresse, le profond sens de féminité de ses ( euvres. .Xu premier abord, elles donnent le sentiment de la quiétude critique. Tout est établi avec une science, un ordre, tme tenue qui n'admettent point de défaut. Le regard contourne tous les plans d'un portrait de Laveiv sans être arrêté, tioublé par un doute. Sur de soigneuses préparations s'édihe par des glacis une fois posés, des touches sans retour, l'armature des méplats, des lumières, des cernures franches par quoi nait et s'impose l'image, et se résout doucement le problème de la vie afileurante, appelée du fond des ombres. Tout a sa consistance et sa raison d'être. Regardons la Dame en vert. Son beau dessin n'a rien de linéaire : c'est par tme impeccable \éracilé des valeurs qu'elle surgit et vit. assise. La

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