‹ L'art et les artistes hollandais (volume 3)Chapitre 6 sur 57 · Jan Pieter Waelpot était libraire à Delft · texte numérisé non relu

Jan Pieter Waelpot était libraire à Delft

WILLEM-JACOBSZ DELFF.

Fol. 137. Willem Segerman, marchand d’objets d’art, à Haarlem, dans la

corte bagynestraet 10 fl. 0 s.

Fol. 139. Willem Flondius; il est à présent

en Pologne 79 — 0 —

Suivant le Registre B.

Doit le libraire de Thiel 3 — 17 —

Andries Stock, à la Haye * 9 — o —

Machtelt Jacobs dr, marchande d’objets d’art à Amsterdam, à la Bourse à l’enseigne de l’Armoire aux Estampes (inde printekas) . . 10 — 9 —

Le fils de Crijspijn de Pas, à Utrecht 11 — 0 —

Amelis Jansz, à Utrecht 2 — 10 —

Huygens à la Haye 4 — 10 —

Suivant le Registre C.

Doit Floris Balthasar; mort depuis bien des

années1 42 — 14 —

Brasser, le marchand de miroirs, à Naeldwyck(?) 6 — o —

1. Ce Floris Balthasar, dont il est question dans un grand nombre d’octrois des États-Généraux, et qui le plus souvent était qualifié sur les registres de l’état civil, goutsmit, c’est-à-dire orfèvre, était un graveur des plus renommés. C’est à lui qu’on doit une partie de ces belles cartes, si précieuses comme renseignements, qui furent exécutées à la fin du xvxc siècle et dans les premières années du xva°. Les cartes de la Betuwe, du Siège d’Ostende, de la Ville de l’Écluse, etc., lui valurent des récompenses de leurs Hautes Puissances.

En i6o3, Floris Balthasar perdit sa femme Annitgen Thomas, dont il avait eu quatre enfants nommés Balthasar, Grietgen, Maritgen et Frans; chacun de ces enfants toucha pour sa part d’héritage 25 florins.

En 1616, leur père étant mort insolvable, les maîtres des orphelins firent saisir le peu de linge et de meubles que laissait le pauvre graveur, on vendit tout, et les tuteurs s’attribuèrent tout d’abord 5o fl. pour la part d’héritage des deux enfants encore mineurs, plus 216 fl. pour leur entretien jusqu’à leur majorité. Frans, le plus jeune, fut mis en apprentissage chez son frère aîné Balthasar, qui était, lui aussi, graveur, et tous deux se distinguèrent dans la profession qu’avait illustrée leur père.

L’ART HOLLANDAIS

Autres Créances

De l’héritage de feu Fytgen Jochums il reste à recevoir ioo florins.

Ici se place une double mention qui nous apprend que l’inventaire est incomplet. « Jacob Delft, l’un des orphelins, est-il dit dans le premier paragraphe, a trouvé bon qu’on lui attribuât en partage, tant en effets de corps qu’en livres, estampes et autres objets mobiliers provenant de cette succession, suivant la liste dressée, une somme de 578 fl. 10 sols.

« D’autre part, Christina Delft, le second enfant, a pareillement, suivant liste dressée, retenu pour 909 fl. 4 sols d’objets divers.

« En conséquence, suivant balance, Christina Delft se trouve de ce chef débitrice vis-à-vis de son frère de 33 1 florins. »

Cette annotation a une importance particulière, en ce qu’elle nous révèle que le mobilier, les effets de corps, les bijoux, l’orfèvrerie, etc., etc., ont été triés et qu’un certain nombre de pièces ont été conservées par les héritiers. Il faut donc tenir compte de cette réserve dans les appréciations qui vont suivre, et quoique l’inventaire nous révèle un intérieur luxueux, nous devons conclure qu'avant les reprises faites par les héritiers, il l’était bien davantage; car il est plus que probable que ce furent les objets mobiliers les plus beaux et les plus artistiques que conservèrent, pour les jeunes héritiers, le vieux Mierevelt et le notaire Jan van Beest, l’un et l’autre gens experts en ces matières.

WILLEM-J A COBSZ DELFF

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