TITRE VI
Vêtements d’homme.
Ce titre ne renferme que quatorze articles. Je crois inutile d’en donner le détail. Il importe peu, en effet, de savoir que Willem Delff laissait deux vieilles paires de gants et huit bonnets de nuit. Dans ce maigre attirail, nous ne noterons que les armes :
i° Une rapière argentée;
2° Une rapière bleue ;
3° Un mousquet;
4° Un poignard.
L’une des rapières, la seconde sans doute, fut adjugée avec une hallebarde pour 2 fl. i5 sols; le mousquet fut vendu i fl. 18 sols. Je n’ai pas trouvé trace à la vente du poignard et de lapremière rapière. Peut-être furent-ils conservés par Jacob Delff, dans un second lot qu’il retint lors de la vente.
titre vu.
Vêtements de femme.
La garde-robe de Gertruijt Mierevelt était infiniment mieux montée que celle de son mari. Il est vrai que celui-ci était mort depuis dix-huit mois, lorsque l’inventaire eut lieu, et qu’une partie de ses effets avait pu être donnée ou distribuée à des malheureux. L’inventaire des habits féminins comporte quarante et un articles, et nous relevons dans le nombre des vêtements de satin et des étoffes de soie, ce qui était alors un très grand luxe
L’ART HOLLANDAIS
dans la bourgeoisie hollandaise. Son linge de corps était aussi très abondant et des plus soignés. Certaines de ses chemises furent vendues jusqu’à 7 fl. 17 sols la paire. Plusieurs de ses collerettes atteignirent le prix de 7 et 8 florins la pièce. Une d’elles fut même vendue 8 fl. 6 sols, et une autre fut poussée jusqu’à 9 fl. 6 sols. Enfin, deux détails de toilette nous sont révélés par cette longue nomenclature. Gertruijt portait la cape espagnole et se coiffait avec des fers; c’est ainsi qu’on appelle, en Hollande, les plaques de métal dont les femmes se servent pour tenir leurs cheveux. On voit que la mode n’en date point d’hier1.